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Ièveraient d’une adaptation mécanique des voies biliaires à leur nouveau régime;
2° des crises douloureuses avec manifestations infectieuses que l’on rattacherait à une hépatite, à une angiocholite ou à une lithiase cholédocienne.
En réalité cette distinction ne possède pas une grande valeur hépatique, car il est peu de lithiases aseptiques. La plupart des phénomènes mécaniques ou spasmodiques accompagnent, déclanchent ou résultent d’une poussée infectieuse. C’est pourquoi une crise douloureuse devra faire rechercher systématiquement toutes les causes susceptibles de la provoquer.
1°) Un calcul oublié c’est un diagnostic d’autant plus difficile que bien souvent ces concrétions restent transparentes aux rayons X. Seule la répétition presque subintrantes des crises durant pendant plusieurs jours pourraient autoriser une réintervention. Seul l'emploi systématique de la cholongiographie opératoire préviendra de tels accidents.
2) Une poussée d’hépatite ou d’angiocholite post-opératoire.
L’hépatite sera décelée par l’épreuve de la galactosurie provoquée.
L’angiocholite est rarement isolée. Dans ces cas elle survient souvent lorsque l’on ferme précocement la fistule. Les tubages l’améliorent rapidement.
3°) Quant aux troubles fonctionnels d'adaptation par insuffisance cholecystique, ils semblent constituer la cause la plus fréquente. Mais il est difficile d’affirmer cette étiologie.
Si les crises douloureuses restent violentes si l’on observe en même temps de la diarrhée qui n’existait pas avant l’intervention, le diagnostic est facile. Mais bien souvent ces troubles moteurs éveillent une infection latente.
On pratique si l’on n’a pas de raison sûre de penser à un calcul oublié, le tubage duodénal apportera une amélioration rapide en relachant le Sphincter d’Oddi, en facilitant l’évacuation d’une bile infectée.
Il n’est pas jusqu’au moignon vésiculaire qui n’ait semblé
BONNET (el
parfois à lui seul déterminer des crises douloureuses dont on s'explique mal la pathogénie.
Nous n’envisageons pas les cas où un nouveau calcul se forme dans la néo-vésicule comme dans l’observation que nous venons de rapporter. On a vu des néo-vésicules isolées déterminer des crises douloureuses avec fièvre F. L. HARTMANN, C. M. SMyTu et J. Kwoop en ont cité deux cas en 1922. Récemment BEYE, dans un important travail rapporte 14 interventions pour néo-vésicule. Trois malades avaient un ictère, les autres présentaient un tableau d’angiocholite. I1 semble bien que l’on doive adopter les conclusions de l’auteur : ce furent des découvertes opératoires et rien dans la symptomatologie ne permettait d’incriminer le moignon vésiculaire. Ce devaient être des poussées d’hépatite ou d’angiocholite sans rapport avec cette petite dilatation du cystique.