‹ Les Suites Medicales de la CholechystectomieChapitre 82 sur 137 · CRISES DOULOUREUSES POST-OPERATOIRES · texte numérisé non relu

CRISES DOULOUREUSES POST-OPERATOIRES

Les crises douloureuses post-opératoires méritent d’être isolées en raison de leur pathogénie assez particulière.

Elles se présentent avec une intensité variable, allant de l’élancement douloureux à la véritable crise de colique hépatique. Parfois même elles peuvent se résumer à une simple gêne douloureuse. Parfois il peut être le tableau classique de l’angiocholite avec fièvre oscillante subictère, crises douloureuses.

Pour CHirAy ces crises traduiraient une adaptation pénible de l'arbre biliaire privé de vésieule à son nouveau fonctionnement. Ce serait une manifestation de l'insuffisance cholecystique qu’il décrivit avec PAvEL en 1925. Il est évident qu’un tel mécanisme ne peut-être invoqué que lorsque la vésicule était encore perméable. « Il arrive qu’aussitôt après l’opération, la bile se- « crétée entre les repas, se heurte au barrage sphinctérien et « s’accumule dans les canaux biliaires en les distendant. De cette « distention naît la douleur des premiers jours qui, d’après « nous, est d'autant plus aiguë que le tonus sphincter d’Oddi « est plus puissant ». La preuve physiologique de cette hyvothèse a été fourni à CHiRAy et LEBON par le succès du tubage duodénal dans ces cas. Le tube d’EINHORM ramenait une certaine quantité de bile sombre et soulageait ainsi le malade en supprimant le spasme du Sphincter d’Oddi.

Des réinterventions ou des autopsies ont montré chez ces malades une dilatation de la voie biliaire principale et quelquefois une néo-vésicule (KEHR, FLORKEN, SPECHT, CITRON, PAVEL, DIMITRESCO, BEYE).

Enfin dans de nombreux cas il est possible que l’on se trouve devant la reprise des troubles antérieurs à l'intervention : poussée d’hépatite ou d’angiocholite, manifestation d’un calcul oublié dans le cholédoque. Le choc opératoire favoriserait ainsi la reviviscence de phénomènes restés latents. GOSSET incrimine une petite infection provenant de la ligature du cystique.

Schématiquement on pourrait distinguer :

1°) des crises douloureuses sans signes infectieux et qui re-

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