‹ Les Suites Medicales de la CholechystectomieChapitre 85 sur 137 · I. — DYSPEPSIES HYPOSTHENIQUES OÙ SYNDROME IMMEDIAT · texte numérisé non relu

I. — DYSPEPSIES HYPOSTHENIQUES OÙ SYNDROME IMMEDIAT

Il est inutile d’insister sur sa description clinique qui en a été donnée par MoyNIHAN, MAYO, LOEPER et FORESTIER, F. RAMOND et PARTURIER, P.-A. CARRIÉ.

Quelques instants après le repas le malade accuse une sensation de lourdeur épigastrique, de distension qui l’oblige à deserrer ses vêtements.

On observe des troubles vaso-moteurs : poussées congestives de la face, sensations de battements aortiques à l’épigastre, par-

Se

fois même un léger vertige ou une tendance lipothymique. La narcolepsie s'empare du malade qui ne se sent mieux qu’une fois allongé, les vêtements déboutonnés.

Souvent des éructations viennent mettre fin à la crise. Il n’est pas rare en effet d'observer de la sialorrhée.

F. RaMoNp et P.-A. CARRIÉ attribuent ces troubles à une poussée de sympathicotonie. Certes tous ces phénomènes ne rentrent pas dans le domaine des troubles de l’orthosympathique, mais il existe un argument thérapeutique primordial en faveur de cette pathogénie.

Chez de tels malades il faut chercher d’abord un facteur de gastrite : le tabac, et surtout l’alcool et le café. Ces produits sont peut-être à vrai dire plus nocifs par leur action sur le système nerveux que par l’irritation qu’ils déterminent sur la muqueuse gastrique. Il est en effet un grand nombre de malades que lon arrive à guérir de leur somnolence post-prandiale, en leur supprimant seulement le café. Ce résultat paradoxal sur lequel insiste volontiers P. A. CARRIÉ nous a paru quasi constant. Le caféisme est d’une fréquence insoupçonnable chez la femme. Le théisme semble plus rare dans nos pays et limité à certaines classes sociales

En même temps on obtient la sédation du système nerveux par la prescription de bromure de sodium à faible dose : 0 gr. 50 au début de chaque repas, combiné à l’ingestion de généséine.

On peut admettre que toutes les dyspepsies nerveuses guérissent par ce traitement.

Une telle conception de ces troubles explique le peu d’intérêt que présentent les tubages gastriques.

L’examen radiologique montre généralement un estomac atare.

Voici deux observations : l’une est dûe à l’abus du café, l’autre de l’alcool. À un examen rapide on aurait pu se contenter de poser le diagnostic de dyspepsie biliaire, Certes cette variété de dyspepsie est fréquente, mais il semble que souvent l’état biliaire ne représente qu’un terrain favorable à l’action irritante de divers aliments.

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