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5 dans une affection qui guérit, dans la grande majorité des cas, avec diverses thérapeutiques banales. Nous avons vu, en effet, que ce n’est pas seulement dans les formes légères que le 1162 F s’est montré nettement plus efficace que les autres traitements mis en œuvre chez des malades témoins mais surtout au
cours de formes sévères et traînantes.
Nous dirons même que son emploi ne doit pas être systématique mais être réservé aux cas d'emblée sévères et aux formes traînantes là où on peut craindre un processus ulcératif mortel : on peut admettre que le sulfamide, dont le pouvoir microbicide s'exerce avant tout sur les coccis, s’oppose au développement de l’infection intestinale secondaire qui, dans les formes sévères, remplace le bacille dysentérique. En effet, le germe spécifique disparaît rapidement et fait place à une exagération du microbisme intestinal et particulier des anaérobies, comme en témoignent les selles profuses et horriblement fétides qui, dans les cas graves, font suite aux déjections dysentériques typiques du début.
Par contre, le 1162 F n’a aucune action curative ni préventive sur les conjonctivites, arthralgies, urétrite et sur les épistaxis parfois très abondantes que
l’on rencontre assez fréquemment au décours de
l'affection.