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ETUDE EXPERIMENTALE

La chimiothérapie des infections dues aux bacilles

dysentériques a donné lieu à peu de recherches expérimentales.

LEvaprri et VAISMANN, les premiers, ont mis en évidence la possibilité d’une chimiothérapie antiendotoxique pour les endotoxines des bacilles dysentériques de SHIGA et de FLEXNER.

Ceïte action leur paraît cependant moindre que celle qu’ils avaient mis en évidence pour les endotoxines du gonocoque et du méningocoque en particulier.

D'autre part, J. Kozmer et A. RULE n’ont obtenu que des résultats négatifs en donnant le sulfamide par Voie sous-cutanée, intraveineuse et per os chez les lapins auxquels ils avaient inoculé, par voie intraveineuse, des bacilles de SxisA à la dose de 300 millions par kilogramme.

Mais, comme l’ont montré Nirri et BoveT, l’effica-

cité de la chimiothérapie antibactérienne ne peut géné-

ralement être mise en lumière que si le nombre des

germes d’épreuve est faible.

Il importe également d’éviter les effets toxiques dus

à l’inoculation d’une forte dose de bacilles vivants

ou morts.

C’est ainsi que N. Rist et P. THIBAULT ont provoqué chez la souris une infection expérimentale à bacilles dysentériques provenant de certaines souches

de bacilles de FLEXNER dont la virulence était forte-

ment exaltée par adjonction de mucine.

L’inoculation intrapéritonéale de 10° à 10° ce. de culture en bouillon âgée de 24 heures provoquait une

péritonite et une septicémie mortelle en 18 à 48 b.

Ils ont alors montré que l’administration de paraaminophényl-sulfamide (1162 F) par voie digestive exerce dans cette infection expérimentale une nette

influence.

Dans cette première expérience ils provoquèrent une infection avec une petite dose de bacilles de FLEXNER F 125 correspondant au type W de la classification d’ANDREWES. 10 cc. de culture — 350.000 germes environ, les 5 souris témoins qui reçurent chacune 10° cc. de culture moururent dès le premier jour.

Par contre, 3 doses de 0 gr. 1 de 1162 F par Kg

de poids d'animal administrées la première au moment

minima En de bacilles de en F-125 ;

3 doses de 0 gr. 25 par Kg protégèrent o souris sur 5.

Dans une deuxième expérience, festin est provoquée par une forte dose de bacilles de FLEXNER

F 125. 10-! cc. de culture — 30 millions de germes.

Traitement per os par 2 doses de 0 gr. 50 de 1162 F par Kg administrées au moment de l'injection, puis

6 heures plus tard.

6 souris sur 6 sont protégées contre 100 doses

minima mortelles, mais le médicament ne fait que seulement retarder de 24 heures la mort des souris qui avaïent recu 10.000 doses minima mortelles, et cela

malgré les doses considérables de 1162 F administrées.

L'action du médicament diminue donc nettement lorsqu'on inocule un grand nombre de bacilles, elle diminue également avec le retard apporté à sa mise en œuvre, comme ils l’ont montré dans une troisième expérience au cours de laquelle ils ont traité les souris toutes les deux heures, de 2 à 8 heures après l’infection. Ils ont alors constaté que le sulfamide peut encore manifester son action lorsqu'il est administré à très fortes doses (1 gr. par Kg) dans les heures qui cuivent l'infection d’épreuve, mais cette action dimi-

mm EC HE

nue rapidement à mesure que la bactériémie s’aggrave.

retarde considérablement la multiplication des bacilles de SxicA et de FLEXNER. Des résultats analogues sont rapportés par E. Jones et D. W. ABsE utilisant le milieu de Mac CONKEY'Ss.

Ce sont très probablement ces deux auteurs qui employèrent les premiers la sulfaminothérapie dans la dysenterie bacillaire humaine. Ils rapportent 21 cas de dysenterie à bacilles de FLEXNER apparus pendant le mois de décembre 1938 et les mois suivants. Tous ces malades présentaient une température élevée, des douleurs abdominales, de la diarrhée muco sanglante et dans chaque eas la présence de bacilles de LERRER fut confirmée bactériologiquement.

Chaque malade reçut 3 gr. de sulfamide par jour pendant 2 jours, puis 1 gr. 50 pendant 2 jours. En 24 à 48 heures, la température tomba et, peu après,

les matières redevinrent normales.

Ces auteurs ont également constaté qu ’en Bouillon | | Martin le 1162 F à la concentration de 1 pour 1. 000

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