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cure (CN)*Hg, l'absorption d'une solution de foie de soufre, devant former dans l'organisme, par double décomposition, du sulfoeyanate de polassium et du sulfure de mercure.
(CN)"Hg + SK? — 2 CNSK + S Hg.
D'après les quantités de sulfocyanate de potassium et de mercure trouvées, l'expert (oxicologue pourra, en se reportant aux commémoratifs, émettre une conclusion certaine à l'abri de toute objection.
3° Soit, enfin, à la suite d’une intoxication cyanhydrique, le cyanure ayant élé complètement transformé par la putréfaction en sulfocyanate, la mise en lumière de ceux-ci constituant done la seule preuve de l'empoisonnement.
Méthodes de recherche des sulfocyanates dans les viscères utilisées jusqu'à ce jour. — Les techniques utilisées jusqu'à ce jour nous semblent donc trop peu sensibles pour pouvoir être utilisées avec succès, notamment dans un cas d'intoxication par l'acide cyanhydrique ou les cyanures, où le dosage des sulfocyanates nous conduit à des grandeurs de l’ordre du milligramme.
Méthode de Cuvier (1). — Cuvier préconise la méthode suivante: Les organes à analyser doivent êfre divisés, puis triturés dans un mortier avec une petite quantité d'eau, de façon à faire une bouillie. On place les organes ainsi divisés dans une capsule et on ajoute deux fois leur poids de la solution suivante :
HOUMUISTIÉeN CNET ET I TOR 100 g Acide chlorhydrique pur...... 5 gr.
B. M. bouillant 30 minutes : on laisse refroidir, on met les organes et le liquide dans un appareil à déplacement ; on fait écouler le liquide. On épuise de nouveau les organes par deux fois avec la même solution chlorhydrique, on agite les liquides réunis avec du noir animal, et on filtre. Dans le liquide filtré, faire un titrage colorimétrique avec la réaction au perchlorure de fer.
Dans un cas d’empoisonnement par le sulfocyanure de mercure (SON)*Hg, solubiliser au moyen du chlorure de sodium, et utiliser le dialyseur de Sigalas (2) ; la rapidité de losmose étant proportionnelle à la surface de la membrane du dialyseur, le papier parcheminé est façonné en forme de filtre à plis et placé dans un entonnoir entièrement immergé dans l’eau du vase extérieur, après avoir introduit dans le filtre à plis le liquide à dialyser. La dialyse a alors lieu. L'eau chargée des corps dialysés, plus dense, va au fond par la douille de léntonnoir et se trouve remplacée par de l’eau nouvelle arrivant au contact du parchemin, en passant par dessus les bords supérieurs de l’entonnoïir.
Méthode de Dragendorff (3) : D'après Dragendorff, la recherche des sulfocyanates dans les viscères se ferait certainement le mieux
(1) Cuvier : Thèse Doctorat Pharmacie Bordeaux 1901, p. 52. ;
(2) Traité de Physique pharmaceutique, 1900. (Voir références bibliographiques Th. CUVIER, p. 53). k
(3) DRAGENDORFF : Manuel de Toxicologie, 2° édition française. Flavy, éditeur, Paris, 1886, p. 90.
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en épuisant les matières suspectes avec de l'eau, exprimant le résidu, l’acidulant avec de l'acide chlorhydrique HCI, et ajoutant du chlorure ferrique : On obtient ainsi la coloration rouge sang du sulfocyanure de fer. La présence simultanée de mercure ferait songer à une intoxication par le sulfocyanure de mercure.
Toutes ces méthodes nous ont semblé bien primitives, car nous devons reconnaître aujourd'hui que la toxicologie est une science beaucoup plus complexe qu'on ne se l'était imaginé.
Nous avons montré combien était délicate la réaction d’'identification des sulfocyanates par le perchlorure de fer : un certain nombre de substances atténuent, à différents degrés, l'intensité de la coloration ou la masquent même totalement, interdisant tout dosage colorimétrique. D'aussi nombreuses causes d'erreur ôtent à cette réaction beaucoup de sa valeur pratique.
Nous savons aussi combien il est difficile d'extraire un toxique des viscères, ceux-ci dissimulant le produit à ses réactions habituelles et formant une gangue organique emprisonnant fortement le poison.
Toutes ces raisons nous ont poussé à établir une méthode basée sur une extraction beaucoup plus puissante que la dialyse, et permettant la recherche des sulfocyanates au cours de la marche habituelle du tableau général.
Méthodes personnelles : Les méthodes que nous avons instituées effectuent la recherche des sulfocyanates en même temps que celle des autres poisons organiques : Hypnotiques — Glucosides — Alcaloïdes.
Nous donnerons d’ailleurs, un peu plus loin, le tableau général de la recherche de tous ces toxiques avec les modifications apportées.
Première méthode : C’est celle relative au tableau général : elle utilise initialement la technique de Sras-OTrro modifiée par OG1Er (1).
Les opérations préliminaires étant effectuées (consulter le tableau général, page 38), l'expert toxicologue est en possession d'un résidu aqueux et acide que l’on soumet à l’action de différents solvants organiques : éther de pétrole, éther sulfurique en milieu acide et en milieu alcalin, chloroforme ou alcool amylique en milieu ammoniacal.