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CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Après avoir exposé tout ce qui concerne la production des sulfocyanates dans l'organisme vivant et les viscères, nous avons consacré un chapitre spécial à l’étude de la toxicité des sulfocyanales : nous avons conclu à une très faible toxicité de tous les composés de la série, à l'exception du sel mercurique.

Nous avons ensuite exposé quelques généralités sur les dérivés sulfocyanés : formules chimiques développées de l'acide sulfocyanique, principales propriétés physiques et chimiques de l'acide sulfocyanique et de ses sels, quelques réactions microchimiques aboutissant à l'identification du cobalt et de la strychnine.

Puis nous nous sommes occupés des conditions de formaion du sulfocyanale ferrique et nous en avons déduit qu'il fallait éviter, en loxicologie, tout dosage colorimétrique des sulfocyanates, La coloration rouge du sulfocyanate ferrique se trouvant altérée par un certain nombre de composés chimiques, le dosage des sulfocyanates doit se faire par simple application de la méthode de CneLLe, à l’état de cyanures, et application des équivalents pour la détermination des résultats. En conséquence, nous avons exposé une méthode très précise d'identification et de dosage des dérivés sulfocyanés dans Le sang.

Nous avons étudié ensuite l’action des sulfocyanates sur les alcaloïdes, et exposé les principales propriétés du sulfocvanate de strychnine el du sulfocyanate de quinine, les deux seuls sulfocyanates d’alcaloïdes que nous avons pu obtenir.

Puis nous nous sommes occupés de la recherche des dérivés sulfocyanés dans les viscères. Nous avons exposé deux méthodes personnelles, très précises et très sensibles, permettant de retrouver les sulfocyanates au cours de la marche habituelle du tableau général établi par M. le Professeur Douris, lors même de la recherche des poisons organiques (Alcaloïdes- Glucosides-Hypnotiques)

Enfin, nous avons voulu vérifier si les hypnotiques dérivés de la malonylurée étaient susceplibles d’engendrer, post morlem, dans l'organisme, des sulfocyanales pouvant faire SUP poser, dans certains cas, une intoxication cyanhydrique.

Da.

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a) Nous avons reconnu l’impossibilité d'obtenir, in vitro, de l'acide cyanhydrique aux dépens des barbituriques, même en employant l'oxydation nitrique.

Il faut avoir recours à la fusion avec des métaux alcalins, processus que l’on ne peul rencontrer dans l'organisme.

b) En soumettant des viscères ou du sang additionnés de barbituriques à la putréfaction, nous n'avons jamais pu conslater la formation de sulfocyanates : ces résultats négatifs confirmaient en {fous points ceux obtenus sur le même sujet par Mile PLessis, après trois mois d'expériences.

c) En faisant subir la même technique opératoire à du sang et de lPurine prélevés sur des intoxiqués barbituriques, en période comateuse, la recherche des sulfocyanates s’est avérée également négative.

Les barbituriques n’engendrent pas, post morlem, sous l’action de la putréfaction, des dérivés sulfocyanés : c’est là un résultat indéniable, ef si nous reconnaissons en certains la possibilité de la présence simultanée, en quantités anormales, des barbituriques et des dérivés sulfocyanés, nous ne voyons en elle qu’une relation indirecte dont nous n'avons malheureusement pu élaborer les origines que d’une façon très hypothétique. Nous espérons que de prochains travaux viendront éclaircir ce point encore trop obscur de la toxicologie. D’ores et déjà, l'on doit redonner à la méthode de CHezze toute la spécificité dont elle se parait jusqu’en 1930.

d) L'étude clinique qui à suivi notre exposé chimique nous a montré la symptomalologie très différente des intoxications barbiturique et cyanhydrique et, pratiquement, l'erreur judiciaire n’est pas à redouter. Toute intoxication barbiturique étant le fait d’une ingestion massive, le toxicologue disposera toujours d'échantillons à concentration initialement élevée. Les dérivés de la malonylurée résisitsr{ bien à l’action désintégrante de la putréfaction, il sera {cujours très facile de les mettre en évidence dans un cas de barbiturisme.

Quant à la présence des sulfocyanates, la méthode de CHELLE, par son dosage précis et sa sensibilité, permettra, avec l'appui ‘es commémoratifs, d'en donner leur origine sans objection possible :

Produils normaux de l’organisme, intoxicalion cyanhydrique, intoxicalion par les sulfocyanales eux-mêmes, MAIS JAMAIS INTOXICATION BARBITURIQUE.

Les véronalides n’engendrent par directement de sulfocvanates dans l'organisme, sous l'action désintégrante de la putréfaction.

CHAUMONT - 1MP, ANDRIOT FRÈMES

0 = Vu et bon à imprimer :

Nancy, le 28 Avril 1936.

Le Doyen, PASTUREAU.

‘ Dee 3 & Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 30 Avril 1930.

Le Recteur de VAcadémie. | Président du Conseil de l'Université, Tr

BRUNTZ.

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