INTRODUCTION
La toxicologie de l'acide cyanhydrique avait atteint son complet développement après les magnifiques travaux de CHELLE. (1)
Il était en effet acquis, jusqu'à ces derniers temps, dans le domaine pratique de la toxicologie, que dans un cas de recherche d'un poison cyané au cours d'une expertise, l'expert devait non seulement rechercher l'acide cyanhydrique libre, mais aussi et surtout « l'acide cyanhydrique dissimulé », c’est-à-dire l'acide sulfocyanique.
Très souvent la quantité d'acide cyanhydrique libre trouvé à la suite d’un empoisonnement par un composé cyanhydrique est hors de proportion avec la quantité ingérée : cela tient non seulement à la volatilisation facile du poison envisagé, puisque l'acide cyanhydrique bout à 25°6, mais aussi à de nombreuses autres causes de disparition (2) :
1° Par fixation sur les aldéhydes et notamment les glucoses (formation de nitrile-alcool) :