NOAILLES
NODIER
de M. de Noailles (rédigée par M. J.-B. Bossuet, portant condamnation de Y Exposition de la foi (par M. de Barcos), du 20 août 1696. in-16.
Voyez la préface des « Œuvres posthumes » de Bossoel, in-4, p. xxxv. A. À. B— r.
IL Réponse de Mgr l'archevêque de Paris aux quatre lettres de Mgr l'archevêque de Cambray (attribuée communément à Jean Racine, de l'Académie française), in-12.
Note de la main du président Bouhier. A. A. B— r.
-4- NOAILLES (M. le duc de). Histoire de madame de Maintenon,
On a reproché à l'auteur de cet ouvrage d'avoir reproduit, sans en indiquer la source, des passages entiers empruntés à d'autres écrivains, notamment à M. Théophile Lavallée, auquel on doit un fort bon travail sur un établissement célèbre : « Histoire de la maison royale de Saint-Cyr », Paru, 4853. M. Lavallée a réclamé; V. Ch. Louandre a signalé ses plaintes dans le « Journal de l'Instruction publique» (28 février et 7 mars 1857). Une circonstance vraiment piquante se présente ici :
En 1843, M. de Noailles avait fait imprimer a petit nombre et sans la mettre dans le commerce une brochure intitulée . t Saint-Cyr, Histoire de la maison royale de Saint-Louis • (Paris ,imp. Lacrampe).VL. Lavallée n'eut pas, à ce qu'il parait, connaissance de cet opuscule, et dix ans plus tard, il utilisait des documents que son devancier avait déjà donnés. II. Ch. Lenormand lui adressa à cet égard des reproches dans un article du « Correspondant » ; M. Lavallée répondit dans le même journal (voir les cahiers du 25 novembre 1853 et du 25 janvier 1854). En 1848, M. de Noailles publia les deux premiers volumes de son < Histoire de Madame de Maintenon • ; M Lavallée fit paraître, de 1854 à 1856, quatre volumes d'écrits de celte femme célèbre, en les accompagnant de préfaces et de notes; en 1857, M. de Noailles mettait au jour le troisième volume de son c Histoire » et il disait dans sa préface : M. Th. Lavallée a donné en 1853 une Histoire de la maison de Saint-Cyr, en un volume in-8, qui est le développement des faits consignés ici, avec quelques add liions dont je me suis permis de profiter ». On a relevé, pour certains passages écrits par M. lavallée, une reproduction exacte de la part de M. de Noailles; quelques-uns d'entre eux sont signalés inextenso dans « la Correspondance littéraire » dirigée par M. Ludovic Lalanne (5 avril 1857, loin. 1, p. 122).
En signalant ces singulières coïncidences, M. Louandre voulait n'y voir qu'un oubli de guillemets; M. Ch. Nisard, intervenant dans ce débat, inséra dans la c Patrie» (22 mars 1857) un article maladroit; il entreprit d'excuser ce qu'il appela c la plus innocente des méprises » et il le fit en ces termes : « Quiconque écrit un livre peut avoir à se la faire pardonner. Quel est donc l'auteur plein d'un sujet favori auquel il n'est pas arrivé de confondre ses extraits avec ses propres réflexions? »
La « Revue des Deux Mondes » inséra à son tour (15 mai 1857) un article signé V. de Mars, relatif à c l'Histoire de Madame de Maintenon »; il avançait qu'on avait lait à M. de Noailles une bien pauvre querelle. — « S'il y avait lieu à se plaindre d'emprunts, [ M. de Noailles aurait la priorité; mais quand deux ou-
vrages, en se touchant par une seule partie du sujet, diffèrent d'ailleurs à ce point, et pour l'étendue et pour la manière, de telles plaintes sont puériles ». La f Correspondance littéraire » répondit i la « Revue », (n°du 5 juin 1857, p. 179); elle accentua avec une vivacité nouvelle ses critiques contre M. de Noailles, et elle indiqua des passages empruntés à M. Sainte- Beuve, et reproduits avec une fidélité complète.
Il n'était pas possible de passer sous silence ce triste débat dans un ouvrage du genre de celui qui nous occupe.
Voy. aux Anonymes, c Anne-Paule-Dominique de Noailles... »
NOBEL (Jean), anagr. [Jean Le Bon].
Voy. MÉTROPOLITAIN (lj.
NOBODY (le cit.), ps. [Gripfet de la Baume].
La Messe de Gnide, ouvrage posthume du — . Genève, (Paris), 1794, în-2i. — Nouv. édition, augm. Genève, 1 797, in-2t,
Cette pièce, qui est licencieuse, a été réimprimée à la suite de la 2* édit. des c Fragments des Vêpres de Gnide, et des t Veillées de Vénus », ainsi que dans * les Fêtes et Courtisanes de la Grèce », de ChanssanJ, (Paris, 1801, 4 vol. in-8 et 4 vol. in-12).
Griflet, dans la préface de la première édition, donne quelques renseignements sur ce prétendu Nobodj, Ktine poète, né à Beauvais, en 1766, et qui se tnad'un coup de pistolet, le 11 juin 1787.
NOBODY [A. Poulet-Malassis].
Des articles au journal « Le Boulevard ».
Nobody en anglais signifie personne,
NODIER (Charles de), membre de l'Académie française, bibliothécaire à l'Arsenal, mort le 25 janvier 184i.
Ouvrages qui lui sont faussement attribués :
I. Dissertation sur l'usage des antennes dans les insectes, et sur l'organe de l'ouïe dans ces mômes animaux. Besancon, an VI (1798), in-4.
Tiré à 50 exemplaires.
Ch. Nodier avait quinte ans lorsque parut cette Dissertation : Est-ce un sujet à traiter par un jeune homme de cet âge, et n'est- il pas plus vraisemblable de considérer M. F.-M.-J. Lncaot, qu'on dit y avoir eu part, comme son véritable auteur, et Ch. Nodier, an plus, comme le blanchisseur? d'autant plus que quand jeune on s'est occupé d'histoire naturelle, cette science oflre tant de charmes qu'on s'en occupe encore dans un âge pins avancé, et Ch. Nodier n'a rien lait imprimer depuis sur cette matière.
II. Archéologue, ou Système universel et raisonné des langues. Prolégomènes.
Paris, de Vimpr. de Didot aine, 1810, in-8.
Tiré à 25 exemplaires.
C'est un Prospectus ou Préface d'un grand et important ouvrage qui n'a jamais été publié.
Ch. Nodier s'est bien gardé de faire connaître que ces Prolégomènes appartenaient à des recherches sur l'universalité des langues, par J.-Jos.-Ata. David de
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Saint-George» (ouvrage entrepris sur un plan encore pin* vaste que le grand dictionnaire proposé par de Brosses), et dont Cb. Nodier a eu longtemps le manuscrit en sa possession. David de Saint-Georges, mort en mars 1809, n'a pu réclamer contre cette semi-publication.
Ne pourrait-on inférer de cela que les quelques feuilles d'un c Dictionnaire de la langue écrite », Paris, 1813, in- 8, publié sous le nom de Nodier, sont aussi un fragment de l'ouvrage de David de Saint- Georges? On a dit que c'était un Spécimen savant et profond d'un travail immense sous le rapport de l'érudition des étymologies, mais qui ne va que jusqu'à la syllabe Ace. Or, Ch. Nodier, né le 29 avril 1783, avait trente ans lorsque fut publié ce Spécimen savant et profond d'un travail immense. Pouvait-il avoir assex de maturité d'âge et d'érudition pour entreprendre un travail qui n'est que dans les capacités d'un homme vieilli dans l'étude?
Qui pourrait affirmer que le manuscrit de David de Saint -Georges, que Ch. Nodier a eu longtemps en sa possession, ne lui a été très-précieux pour les publications de linguistique qu'il a faites dans ses dernières années ?
m. Jean Sbogar. Paris. Gide fils. 1818, 2 vol. in-12.
Souvent réimprimé, contrefait et traduit en lanpes étrangères.
Un véritable savant, qui a fait de la critique littéraire avec succès dans le t Journal de l'Empire », de 1802 à 1813, nous a affirme que * Jean Sbogar » n'était qu'une traduction libre ou une heureuse imitation du • Brigand de Venise » , de Lewis , l'auteur du ■ Moine • (1).
-r « En mai 1 818, il y eut dans le « Journal du Commerce b une petite guerre de plume au sujet d'un roman intitulé « Jean Sbogar » que l'on attribua à M. Ch. Nodier, lequel se défendit d'en être l'auteur, le tout avec de petits mots aigres-doux de part et d'autre. On y prétendit que le sujet du roman n'était pas original, qu'il était pillé de je ne sais quel autre, et personne ne s'avisa de remonter à la vraie source, qui n'est ni éloignée ni bien cachée: c'est « Abellino » ou le « Grand bandit », pièce allemande de Zschocke.dont la traduction a terminé le second volume du c Théâtre de Schiller », traduit par Lamartelière. Paris, 1791), 2 vol. in-8. (Renouard, c Cat. d'un amateur », t. III, p. 123).