‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 1078 sur 1082 · OTRANTE · texte numérisé non relu

OTRANTE

forme primitive, liais telle que dous la possédons, il est certain qu'elle se rattache à une tradition antérieure à la fable héroïque des Écossais. D'abord l'Ecosse n'a pas été le théâtre véritable des événements que célèbre ï'Ossian écossais. Les Scots on guerriers irlandais, lorsqu'ils conquirent (peut-être avec les secours des anciens Calédoniens, gaéliques d'origine, c'est-à-dire de la même souche qu'eux) cette partie de l'Ecosse que les Pietés possédaient, transportèrent dans leur nouveau domaine leurs divinités et leurs héros sous forme de souvenirs poétiqnes ou d'autres traditions. On sent que les souvenirs originaux et vivaces de la mère patrie ont dû se trouver un peu effacés, que la poésie de ces mythes anciens a dû prendre une teinte plus pâle dans cette patrie nouvelle. »

« Cette poésie «colique on fénienne, c'est-à-dire héroïque, que nous appelons assez mal & propos poésie ossianique, est certainement tout aussi ancienne dans son type original que le sont les Fins eux-mêmes, c'està-dire le gouvernement du clan militaire, qui usurpa l'empire en Irlande et déposséda les pontifes et les agriculteurs d'une date plus ancienne. Quand s'accomplit l'usurpation du Clan militaire ? nous l'ignorons. Mais il est probable qu'elle n'est pas de beaucoup antérieure à l'ère chrétienne, du moins si l'on en juge par l'analogie de ce qui se passa dans les Gaules, et par la fréquente mention des pirates belges, assujettis par les Tuatha-Danan (anciens pontifes), qui perdirent leur pouvoir, le cédèrent aux Belges, et ne le reconquirent sur ces derniers que pour succomber aux armes des Scots on Féniens. L'ère héroïque des Irlandais commence à cette époque, et se termine à l'invasion des Normands, pendant le neuvième siècle. Dans celte ère héroïque se confondent et s'enlacent les souvenirs d'un druidisme primitif, de ce druidisme réformé, et ceux des conquêtes religieuses accomplies par les moines et missionnaires chrétiens. La vivacité de ces traditions ne s'est point effacée dans la poésie irlandaise. La poésie écossaise en conserve à peine quelques traces, et offre par conséquent beaucoup moins d'intérêt. »

c Dans la poésie écossaise, plus moderne, les combats des Fins ne se renferment plus dans les bornes de l'Irlande, et s'étendent bien plus loin que les rivages d'Ecosse. Le théâtre s'agrandit ; nous voyons les guerriers de Lochlin et les Scandinaves y jouer un rôle. Dans les fragmenta recueillis par Kealing, ces anciens Fins n'ont aucune connexion avec les guerriers de Lochlin, qui ne font leur apparition que beaucoup plus tard et se montrent absolument indépendants de la poésie des Fins. Si les bardes du moyen âge ont, dans la suite, confondu l'ère des anciens Fins avec l'ère de l'invasion Scandinave, le fond de la vieille tradition poétique n'a point été altéré par cette confusion ; nous retrouvons encore ces souvenirs d'une époque antérieure, sinon sous leur forme originale, du moins avec assez d'indépendance pour que* le souvenir de l'irruption danoise ne l'ait pas totalement effacée. »

a Je m'attacherai à étudier successivement et d'une manière individuelle chacun des anciens héros féniens qui jouent un rôle dans la tradition poétique , et je comparerai constamment la poésie ossianique écossaise avec la poésie irlandaise, que l'on nomme communément ossianique. Le premier exemple, celui de Curhullin, prouvera combien la poésie écossaise a tout altéré ; en effet, elle place en Ecosse le règne de Fingal et fait entrer Cuchullin dans le cercle héroïque qui s'était formé dans l'Ulster à la môme époque. D'abord Fingal n'appartient pas à l'Ecosse, mais à l'Irlande : puis il est beaucoup plus moderne qne Cuchullin. Ce dernier appartient à

une série de mythes qui portent une empreinte druidique plus marquée. Autour de Connor, souvenia de l'Ulster, se groupent ces héros dont Cuchullio tait partis, et que la poésie écossaise a tout à fait déplacés. »

-f- Les nombreuses éditions d'Ossian sont énanérées dans le * Bibliographer's llanual t de Lomdei (2e édit. p. 4736). On peut aussi recourir à cet ouvrage pour l'indication de divers écrits relatifs à l'authentirilé de ces poèmes. Nous citerons les » Recherches > (Esquiry) de W. Shaw, Londres, 1781 , anquellet J.CUrke répondit, ce qui provoqua une controverse assez vire ; le i Rapport > fait par H. Uackensie {Kdinburg, 1807) au nom de la Société des Hautes terres d'Eres»; la dissertation de sir John Sinclair, 1806; les Observations de J. Grant, 1813; « l'Essai » de Donald Campbell, 1822 ; » l'Examen des droits d'Ossian i.ptr Edward Davies, 1 825 ; Halcolm Laing ayant, dans soi « Histoire d'Ecosse » (pubiéeen 1800), émis des dattes, fut réfuté par P. Graham. (Edinburg, 1807.)

-f- Consulter l'article détaillé, signé L.-J. (Léo Joabert), que la » Nouvelle Biographie générale », t. XXXI, a consacré à Macpherson.

OSTALIS (lecbev. d') auteur supposé [de Boileau].

Voyages et Réflexions du —, ou ses Lettres au marquis de Simiane. Pari*, Prévoit et Royer, Mequignon, 1787, 2 vol. in-il

OSTROGOTHUS (André), pseudonyme [Des Rotours].

Quelques réflexions sur les motifs auxquels on attribue la rareté du numéraire. 1797, in-8.

+ OTANAEL [Faugère-Dubocbg, de Saint-MandéJ.

Les Sonnets de la Mariée. Paris, librairie générale des auteurs, 1867, in-18.

OT DE B... (d') J" Albert d'O-

treppe de Bouvette, conseiller honoraire à la cour de Liège et président d'honneur de l'Institut archéologique liégeois].

Fragments de voyages en Allemagne, 1840. Recueillis pour la famille et dédiés à l'amitié, par — . Sans nom de vilh, iWi, 2 broch. m-8.

Tiré à part de la « Revue Universelle t.

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