‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 1077 sur 1082 · VII. La Politique russe. Bruxelles · texte numérisé non relu

VII. La Politique russe. Bruxelles

M. Flor a publié dans différents journaux neiges une série de romans traduits de l'allemand, du suédois ou de l'anglais. Quelques-unes de ses traductions ont été renies soit par Noël Parfait, soit par A. Tavernier, tous deux proscrits français.

OSSIAN, barde du me siècle, auteur supposé [James Macpherson, littérateur anglais du xviue siècle].

Ossian's Works, translated from the gallic language. (A new édition). Paris, Barrois, 1783, 4 vol. in-12.

The Poems of Ossian, translated by James Macpherson, esq. A new édition, carefully revised and corrected. Paris, Amable Costes, 1830, 2 vol. in-18.

Ces deux volumes forment la première livraison d'une « Bibliothèque choisie des classiques anglais et italiens », entreprise par 901. Glashin et Biagioli.

— Carthon, poè'me, traduit de l'anglois,

Sar M™* *** (la duchesse d'Aiguillon, mère u ministre, et Marin) . Londres, 1 762, in-1 2.

— Témora, poème épique d'Ossian, traduit d'après l'édition angloise de Macpherson, par le marq. de Saint-Simon. 1774,

in-8.

— Ossian, fils de Fingal, poésies galliques, traduites de l'anglois de M. Macpherson, par Le Tourneur. Paris, Musier fils, 1777, 2 vol. in-8.

— Le môme, sous ce titre: Ossian, fils de Fingal, barde du m4 siècle. Poésies galliques, traduites, sur l'anglais de Macpherson, par Le Tourneur. Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée, ornée de gravures. Paris, Dentu, an Vin (1799),

— Le même, de la même traduction, augmentée des poèmes d'Ossian et de quelques autres bardes, traduits de l'an-

glais de M. Smith, pour servir de suite à l'Ossian de Le Tourneur, et précédée d'une Notice sur l'état actuel de la question relative à l'authenticité des poèmes d'Ossian, rr M. de Ginguené.Pom, le même, 1810, vol. in-8.

L'édition de 1810 est la meilleure de cette traduction : quelques incorrections en ont disparu, et l'on a mis plus de clarté, dans les notes du Discours préliminaire de Le Tourneur.

— Poèmes d'Ossian et de auelques autres bardes, pour faire suite a FOssiaa de Le Tourneur, traduits de l'angl. de Smith, par Hill [masque de David de Saint-Georges et A.-G. Griffet-Labaume], Ports, 1795, 3 vol. in-18.

Traduction estimée. David de> Seint-Geote* Parait revue avec le plus grand soin pour usa nouvelle édition.

Cette traduction a été insérée dans la précèdesfte édition de 1810.

— Les mêmes, traduits par Le Tourneur, David de Saint-Georges (etGriffet Labaume). Paris, an VI (1798), 7 vol. in-18.

C'est la réunion des deux traductions précédentes.

— Les chants de Selma, poème imité d'Ossian, par P.-A.-M. Miger. Paris, 1798, in-18.

— Ossian, barde du ni* siècle. Poésies galliques, en vers français ; par Baour- Lormian. Paris, Didot rainé, an IX (1801), in-18 de 264 pages. — IVe édition. Paris. L. Janet, 1818, in-18. fig. — Autre édition (5CJ, suivie des Veillées poétiques* Paris, Ga^et, 1827, in-8.

Ces imitations furent faites sur l'invitation Aa naparte, qui aimait beaucoup les poésies qui portes! le nom d'Ossian (1).

— Traductions et imitations de quel* ques poésies d'Ossian, ancien poète celle, par Cnarles d'Arbaud de Jouqùes. Paris, Pougens, an IX (1801), broch. in-8.

L'auteur promettait une traduction complète est «en des poésies que nous avons sous le nom d'Ossian. nais il ne l'a jamais publiée.

— Ca thékiïna, ou les Amis rivaux, poème imité d'Ossian, et mis en vers français, d'après la traduction en prose de Letourneur, par le général D*** (Deàpinoy). Paris, Deniuf an IX (1801), in-8 de 31 pages.

(1) Voir sur le travail de Baour-LormJan ■ l'Histoire de la poésie à l'époque impériale i, par B. .Jollien, t. I, p. 151, et Boissonade, c Critique littéraire sous l'Empire t, t. II, p. 39. Le savant helléniste a insisté sur les maladresses qui, à chaque pas, déacacent le faussaire, tandis que M. VUlemain, en traitant avec éclat cette question ( « Cours de littérature française », leçon 31), a surtout insisté sur ForigiBalitt poétique d'une inspiration qui s'efforçait de remonter le cours des a^çes.

OSSIAN

OSSIAN

— Traduction libre, en vers, des chants deSelma, d'Ossian ; suivie des Dangers des règles dans les arts, poème, et de quelques autres poésies; par J.-J. Taillasson. Paris, Barrau, 1802, m-8 de 38 pages.

La Guerre de Thura, poème imité d'Ossian, par Alexis Saint-Michel. Paris, de l'hnp. de Valade, 1813, in-18de 16 pages.

— Fingal, poème d'Ossian, et autres poésies galliques en vers français, par A. Saint-Michel. Paris, Rosa, 1819, in-18 de 6 feuilles.

— Ossian, chants galliques, traduits en vers français par E.-P. de Saint-Ferréol. Paris, Caussette, 1825, in-18.

— Ossian, barde du me siècle; poèmes galliques, recueillis par James Macpherson, traduction revue sur la dernière édition anglaise, et précédée de Recherches critioues sur Ossian et les Calédoniens : par P. Christian [Christian Pi tois]. Paris, Lavigne, 1842, format anglais; 1857, in-12.

— Ossian. Œuvres complètes, traduction nouvelle, précédée d'une Notice sur l'authenticité des poèmes d'Ossian; par Aug. Lacaussade (de l'île Bourbon). Paris, Delïoye, Garnier frères, 1842, in-12, format anglais.

-4- Poèmes et fragments d'Ossian, traduits par M. le comte Maximilien Lamarque. Paris, 1859, in-8.

11. de Saint-Génies avait aussi annoncé, en 1835, une * Traduction nouvelle et complète d'Ossian » (en prose), qui eût formé un vol. in -fol. de 400 pages avec deux estampes, mais cette traduction est encore inédite jusqu'à ce jour.

La question de l'authenticité des poésies d'Ossian a été soulevée et résolue aifirmatiTement par M. Patrice* Graham (voy. le Mag. encycl., xin* ann., 1808, t. H, pag. 156); par Gingnené, en tète de la traduction des poèmes d'Ossian. par Le Tourneur, édition de 1810, et par M. Lacaussade, à la tête de sa traduction des mêmes poèmes ; mais sur quoi est appuyée cette assertion? sur nne conjecture. Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en reproduisant ici l'opinion d'un savant qui nous parait avoir plus approfondi cette question que les écrivains que nous venons de citer, opinion à laquelle nous nous rangeons.

« Cet Ossian de Macpherson, dont le vrai nom est Oisian, n'est qu'une amplification de rhéteur, pâle et dernier reflet d'un cycle de mythes héroïques appartenant aux Fins ou Scots : ce sont les guerriers de l'Irlande et de l'Ecosse ; ils font aussi partie de la nation des Gaêls de race celtique. Ce que Macpherson a pu recueillir de fragments originairement ossianiques, il l'a noyé dans un déluge de mots emphatiques, orné d'une pompe ridicule . et des portions entières des poèmes qu'il a publiés peuvent bien être sorties de son cerveau. Mais si, pour mettre cette poésie barbare en harmonie avec le goût sentimental de son temps, il s'est permis de beaucoup altérer, de beaucoup amplifier, il n'a rien inventé, quant aux faïU. Quoique sa naissance et son origine fussent gaéliques, il comprenait sans doute très-imparfaitement ee langage qu'il avait désappris dès sa jeu-

nesse : c'est ce que prouvent les nombreuses erreurs dont fourmille la prétendue traduction de l'Ossian primitif, hérissée de difficultés, et dont le sens a fréquemment échappé a son imitateur. »

• Si jamais poète se nomma Ossian, nous ne pouvons rien posséder de lui. L'Ossian de la fable irlandaise est un personnage mythologique étrangement défiguré. Barde et héros de race fénienne ou sco tique, cet Ossian semble nous cacher une antique divinité des Tuatha Danan ou pontifes d'Irlande, dont l'histoire est bien loin d'être éclaircie, et que l'on entrevoit d'une manière vague sous ce voile héroïque et poétique. On ne possède pas encore sur le continent une connaissance assez approfondie des antiquités irlandaises pour se livrer i l'examen que demanderait cette question. *

t La poésie héroïque des peuples de l'antiquité est empreinte d'un caractère double. D'une part, elle représente des mœurs réelles, celles par exemple des divers clans militaires de la tribu des Fins ou Scots, des guerriers irlandais originels : c'est tantôt le Glanna Miliadh, tantôt le Clanna Baosgaine ».

* D'autre part, changeant le caractère des divinités de l'ancienne religion naturelle, cette poésie leur donne une couleur historique.

« Depuis l'époque ou les tribus guerrières eurent soumis cette contrée à leurs armes, une foule de Mythes irlandais, appartenant à la tribu des Tuatha Danan, beaucoup de divinités secondaires qui se rattachaient à une époque de civilisation pontificale ou patriarcale, revêtirent la forme de guerriers, de rois, de héros. C'est une transmutation évidente, à laquelle sont habitués tons ceux qui ont approfondi les traditions mythologiques des peuples divers. De même, en étudiant les poèmes héroïques, persans, indiens, helléniques, germaniques, si l'on compare les héros qui y prirent un rôle avec les fables qui se rapportent aux dieux de la nature, on ne tarde pas à reconnaître qu'un grand nombre de ces êtres qui prennent part à l'action ne sont que des puissances naturelles, métamorphosées en hommes. »

« [1 s'est établi toutefois une sorte de compromis entre ces deux espèces de personnages qui se sont fréquemment confondus. Quelquefois, mais non généralement, les races héroïques, pour ajouter a l'illustration de leurs chefs, ont fait de ces héros des incarnations de divinités appartenant à d'anciens mythes. Plus souvent cependant le héros d'une tribu militaire n'est qu'une divinité ancienne adoptée par celte tribu, revêtue par elle d'un caractère nouveau, et changée en guerrier, en personnage héroïque. Sous cette forme nouvelle, le dieu devenu homme préside à toutes les entreprises de la tribu, qui croit rehausser par là sa gloire et ajouter à si splendeur. »

c Maefarlan a publié l'Ossian écossais dans la langue originale (1), accompagnée d'une traduction latine. H est impossible d'y voir autre chose qu'un reflet pile et affaibli, une contre-épreuve altérée» de l'Ossian irlandais, type primitif de ce nouvel Ossian. »

« Nous ne connaissons l'Ossian irlandais que par des fragments très-incomplets. Mais le grand ouvrage de Keating renferme des documents précieux qui nous permettent provisoirement d'entrevoir, dans cet Ossian défiguré, l'empreinte d'un autre Ossian moins effacé que l'Ossian écossais. Plus tard, la publication des originaux nous permettra peut-êtra d'asseoir un jugerne* t plus solide ».

» La fable héroïque irlandaise n'existe plus sous s*

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(4) Londres, 1807, 3 vof,

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