‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 1082 sur 1082 · OVIDE · texte numérisé non relu

OVIDE

OZELLI

titre de « lt Vieille, on les derniers amours d'Ovide », est la traduction du poème latin de Richard de Fournirai : « De Vetala », mis sons le nom d'Ovide. L'éditeur s'est livré à d'intéressantes recherches sur l'histoire de cette composition.

On avance qne, trouvé dans le sépulcre d'Ovide a Discarion, capitale de la Golchide, le manuscrit fut envoyé à Goustantinople et publié par Léon, protonotaire du sacré palais et secrétaire de l'empereur Vatace. La « Vieille » qni donna son nom an poème est la nourrice d'une jeune beauté dont Ovide est épris ; elle promet an poète de lui procurer nn rendex-voos et elle lui joue nn tour affreux ; c'est le sujet du second des trois livres qui forment cette ouvre. Le premier livre est consacré à lt description des plaisirs qne procurent la chasse, la pèche, les jeux mathématiques ; le troisième est nne série de méditations philosophiques, astrologiques et religieuses. La forme est aussi médiocre qne le fond; les anachronisme* surabondent, et Bayle a eu raison dédire : « Ovide n'a jamais fait un poème aussi barbare qne celui-là » ; mais il a eu tort d'ajouter : « C'est la production d'un chrétien du Bas-Empire ». M. Cocheris a découvert dans un ouvrage manuscrit d'Arnooid Geilhoven, savant hollandais, mort en 4443, que Richard de Fournirai était l'auteur du poème de « Vetnla ». (Voir an sujet de cet écrivain, né à Amiens vers 1200, « l'Histoire littéraire de la France »), t. XXm, et la c Nouvelle Biographie générale », t. XVm, col. 385).

Jean Lefebvre, mentionné avec peu d'exactitude par Falconnet, par Lebenf et par Daunou, était né dans les premières années du xiv* siècle; son poème est une imitation tout autant qu'une traduction du texte latin ; il s'inspire volontiers dn modèles qu'il a sous les yeux pour s'étendre démesurément stfr les objets qui flattent son goot; ces digressions fournissent parfois des détails intéressants. M. Cocheris a publié le poème français d'après deux manuscrits de la Bibliothèque impériale ; son introduction offre d'ailleurs à cet égard tous les détails qu'on peut désirer.

Observons qu'indépendamment de la « Vetnla », le moyen âge mit également sur le compte d'Ovide, auteur fort goûté à celte époque, doue autres compositions. 4° « de Fortnna » (également écrite par Richard de Fourni val), 2° « Consolatioad Liviam », 3° « Carmen panegyricum ad Calpurnium Pisonem », 4© .de Pulia », 5° « Somnium », 6° i Epigrammala scolastica de Virgilii XH libris iSaeidos », 7» c De Cncnlo ».

8« * De Anrora », 9« « De Limace ». 10* « De Qaatnor Hnmoribns », 41° « De ludo Latruncalormn », 42° t De Philomela ».

Cette dernière production mérite qu'on en dise quelques mots, d'autant plus qu'elle a été traduite en français par l'intrépide abbé de llarotles, qu'ancnne difficulté n'épouvantait.

La version du bon abbé est riche en singulières onomatopées françaises que probablement on ne trouverait pas ailleurs (trissoter, palpiter, fringukter, plansonner, rongonner, roumer, chicotter, rnnir, gannir, etc.) ; elle était devenue très-rare, mais Charles Nodier l'a réimprimée à la suite de la traduction annotée de la « Philomèle » qni accompagne (p. 301-379) son < Dictionnaire des onomatopées françaises », 2* Mit. 4828, in-8. L'ingénieux éditeur ajoute : «Tout le monde sait qne c'est par une méprise qni n'a jamais mérité d'être discutée sérieusement, qu'on a imposé autrefois à Ovide la responsabilité de la c Philomèle ». Cette élégie, cadre habile des onomatopées latines qni expriment le cri des animaux, ne rappelle Ovide que par quelques-uns de ces pastiches de style si faciles pour les érudits du moyen âge ».

+ OXENSTIERNÀ [Gabriel Thurbsox, comte de Oxenstierna, mort en 1707].

Pensées, réflexions et maximes du comte de — sur divers sujets, avec ses réflexions , édit. revue et corrigée par M. D. L. (Bruzen de La Martinière). La Haye, 1742, 2 vol. in-12. M. G.

Get ouvrage a obtenu plusieurs éditions ; la dernière est de Paris, 4825, 2 vol. in-8.

OZÀNAM, apocryphe [Sébastien Le Clerc].

Nouvelle Pratique de la géométrie sur le papier et sur le terrain, avec un nouvel ordre et une méthode particulière, en français et en allemand. Berne, A. Haguenel^ 1799, in-12.

OZELLI (W.), [Eugène Woillbz, Tun des neveux de M"* Woillez et auteur d« quelques petits ouvrages de morale.]

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