GALILÉE, auteur supposé
La c Renie de Paris » a commencé, en 4869, la pablieation de Lettres inédUts de Louis XIV, madame de Maintenon, Galilée, Postal, le comte d'HamU- Um, Marie de Médicis, François de Sales. Toutes ces pièces sont extraites d'une prétendue cassette où Louis XIV aurait conservé les minutes de ses lettres, les lettres qu'il recevait, et celles dont il obtenait des copies. Ces documents sont présentés an public par M. M. Chasles, qui, dans un avant-propos de quelques pages, raconte l'origine et la destinée de ces autographes, en empruntant i la correspondance elle-même les données dont il ne met point en doute l'exactitude. Voici ce qu'il dit an sujet des lettres de Galilée : « L' intérêt gé- « néral qu'inspiraient en France les grandes découvertes « de Galilée et les persécutions jalouses qu'il éprouvait « dans son pays expliquent jusqu'à un certain point le « grand nombre de ses lettres que Louis XIV a pu « réunir, DEUX MILLE peut-être. Mais on peut se dec mander comment il n'existe pas de traces dans les « publications faites en Italie de toutes ces correspon- « dances, ni des lettres de Galilée, ni de celles qu'il « avait reçues. »
Les i raisons de ce fait en apparence assez singu- ■ lier » qu'allègue l'auteur ne sauraient être acceptées par une critique rigoureuse. La seule réponse à (aire est celle-ci : S'il n'y a nulle trace de toutes ces correspondances, c'est qu'elles n'ont jamais existé, comme le déclarait M. Goris, c'est qu'elles sont apocryphes. Et, en effet, il n'est pas besoin d'un examen approfondi pour reconnaître que toutes les lettres qu'on publie ici sont fabriquées, et que l'honorable savant qui les a recueillies a été dupe d'une fraude insigne. Comment Louis XIV aurait-il écrit à M"" de Maintenon : c Maf dame, je me sens souffrant, et dans la crainte que la c fin de ma vie soit proche, je veux vous confier une
* cassette contenant des papiers... ce sont mes rela-
• tions avec plusieurs savants dans les lettres et dans f les sciences. » — Comment anrail-il écrit à Cassini : « Monsieur, j'avais autrefois remis à M. Cassini, votre » illustre père, un bon nombre de documents de toutes
* sortes, et en particulier touchant quelques particulac rites de la vie du très-illustre Galilée, pour qu'il en « fiuse l'histoire?... > — Comment Marie de Médicis aurait-elle écrit i saint François de Sales : c Monsei- « gneur, un de mes bons amis d'enfance (!) est en ce « moment entre les mains du tribunal inquisitorial,
• pour avoir soutenu l'opinion de Copernic qui traite i du mouvement de la terre, etc.? » — Dans toutes ces lettres, la fraude saute au yeux : en vérité, il faut être sous l'empire d'étranges illusions pour attribuer quelque valeur à de semblables documents !
GAUNDUS (Sanctius), è Societate Jesu, ps. (Gaspard ScioppiusJ.
Anatomia Societatis Jesu, unà cum aliis opusculis, ad salutem ejusdem Societatis et ad excitandam regum ac principum ca-
tholicorum attentionem utilissimis. Luuduni, 1633, in-4.
-h GALITANI (Antonio) [Antonio Gagliardi de PadoueJ.
Rinaldo Pedranzano. In Accademia Veneta, M. D. LVIII, in-8.
Cette nouvelle a élé imprimée à Venise en 1834, après la mort de son véritable auteur. Joseph Pasquali, qui en a été l'éditeur, et qui l'a dédiée à Tolomeo Crusio (masque du savant Barthélémy Comba), a eu la fantaisie de donner à cet opuscule l'apparence d'une production des presses de V Accademia Veneta; il n'en a fait tirer que 54 exempl. (Manuel du Libraire, d'après Gamba).
GALLAND (Antoine), apocr. [P.-L. Goulliart, professeur de droit].
Nouvelle Suite des « Mille et une Nuits », contes arabes, traduits par Galland, trouvés dans les papiers de ce célèbre écrivain. (Composée par P.-L. Goulliart). Paris.
GALLES (J.), ps. [de Gosse], aut. d'articles sous ce nom dans le « Corsaire- Satan ».
GALLIA (J.-M.-Aristide d'). Voy. DE- GALLIA.
+ GALLIMAFRÉ [Guérin].
Né à Orléans, fut d'abord apprenti chez un menuisier du faubourg Saint-Antoine. On a publié quelques opuscules sous le nom de ce bateleur.
+ GALLISTINES (Aug.), anagramm.
[Aug. Saint-Gilles].
Poésies erotiques et philosophiques. Genève (Paris), 1806, in-18.
GALLOIS, ps. [J.-Ant. Gadvin], ancien tribun , correspondant de l'Institut, plus connu sous le premier de ces noms. Pour la liste de ses ouvrages, voy. le t. III de « la France littéraire », à Gallois.
GALLOPHILE, ps. [l'abbé Gabriel Bwzard].
Lettre à un ami sur l'Assemblée des Notables. 1787, in-8.
L'auteur a donné sous le même masque une seconde lettre. A. A. B— r.
-f- GALLUS (Caïus Cornélius), auteur supposé.
Ce contemporain d'Auguste, qui prit part aux grandes affaires de l'État, est mentionné avec les plus grands éloges par Virgile, Properce, Ovide et Quinlilien. Il avait composé des élégies qui sont perdues. Pompon in s Gaurius en publia six sous son nom i Venise en 1501 ; elles ont été souvent réimprimées et traduites en français (notamment par H. J. Genou i lie), dans la f Bibliothèque latine-française (Part*, Pancttouçke, 1837), et par M. L. Puget dans la * Collection des auteurs latins », publiée sous la direction de M. Nisard)^mais il est bien reconnu aujourd'hui qu'elles sent 5'uaeépoque bien plus récente; on les attribue à un poète 4»