‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 143 sur 1082 · GALLUS · texte numérisé non relu

GALLUS

GÀMENVUJLE

vi« siècle. C'est également sans aucun motif sérieux qu'on a mis son nom à quatre épigrammes insérées dans « l'Anlhologia lalina » et qu'on a prétendu qu'il était l'auteur du petit poème < Giris », imprimé dans les œuvres de Virgile.

GALLUS (Joan.-Bapt.), J.-C., ps. [Joan.

de Machault, S. J.].

In Jac. Aug. Thuani historiarum libros notationes. Ingolstadii, 1614, in-4.

Cette critique a été condamnée à être lacérée et brûlée, par sentence du lieutenant civil de Paris. L'auteur est mort en 1649. Une faut pas le confondre avec un autre jésuite nommé Jean-Baptiste de Machault, mort en 1640. A. A.B— r.

GALLUS, in Monte acuto cogitans, ps.

[Renatus Fedé].

Meditationes metaphysicae de animae origine, naturâ, beatitudine, officio, defectione, restitutione, et conservatione. — Méditations métaphysiques de l'origine de l'âme, de sa nature, sa béatitude, son devoir, son désordre, son rétablissement et sa conservation, Coloniœ Agrippinœ, 1693, in-12, latin et français.

Suivant dom Liron (« Bibl. Chartraine p. 279 »), on prétend que ce livre, qu'il date de 1683, fût imprimé à Amsterdam, et il l'attribue, ainsi queBayle, à René Fedé de Chàteandun, médecin d'Angers ; mais il a l'air de croire que c'est seulement dans la réimpression de 1686 que ce petit ouvrage, publié, selon Bayle, i Paris dès 1673, a paru en latin et en français. Le savant religieux a pris, comme on voit, 1693 pour 1683; ce n'est pas la seule méprise qu'on lui reproche dans sa « Bibl. Chartraine » , que l'abbé de Saint-Léger n'a pas jugée digne de beaucoup de notes. Cette édit. de 1693 est, au surplus, joliment imprimée en caractères qui ne ressemblent point à ceux des imprimeries de Cologne. A. A. B— r.

GALLUS, jweudon.rHARMENSEN, Suédois, ancien premier chambellan du roi de Wurtemberg].

Lettre de — à la reine d'Angleterre après son acquittement prononcé par la chambre des pairs en novembre 1820. Paris, de l'imp. de Schmith, 1829, in-8, 104 pag.

Cette Lettre n'a pas été destinée au commerce.

. G.A.M***rG.A.MANol.

Alexandre le Grand d'après les auteurs orientaux. Extrait du cours de l'auteur, fait à Genève en 1828. Genève et Paris, 1828, in-8. vin et 138 pag.

+ GAMBŒR (Jules) [Edouard Simon, plus connu sous le pseudonyme d'Edouard Lockroy].

Des articles de journaux.

GAMINVILLE, ps. [Louis Guillemainde saint-Victor].

. Histoire critique des mystères de l'anti-

jpiité, avec des observations et des notes

'; sûr- la philosophie, la superstition et les

supercheries des mages, etc. Hispahan, 1788, pet. in-12, 234 pages.

Le libraire qui publia seulement vers 1797 cet ouvrage, resté sept années dans son magasin, nous apprend la raison de ce retard. Dans un avertissement assez mal écrit, il se plaint amèrement de l'auteur, Guillemin de Gaminville, et l'accuse d'avoir vendu son manuscrit à Meux personnes; « action infâme, dit-il, envers moi, qui, pendant plus d'un an, le comblait {tic) de bienfaits, soit en lui prêtant de l'argent, soit en lui avançant des impressions pour annoncer un vaisseau volant, qu'il a fait voir rue Dauphine, à l'ancien hôtel du Musée de Paris, au ci-devant Palais-Royal, etc., où il devait le faire enlever au moyen de l'air inflammable, et dont l'exécution n'a pas eu lieu, à cause de l'ignorance de l'auteur* .

f L'Histoire critique » est pleine de fautes de langage et de mauvais raisonnements. Les règles les plus connues de la critique y sont violées ; on voit sur la mené ligne, dans cette compilation, les auteurs anciens et les écrivains modernes, les fictions de l'abbé Terrasson à coté des récits d'Hérodote, de Diodore de Sicile, etc. Tel est le précis du compte qu'en a rendu le savant de Sainte-Croix dans le« Magasin encyclopédique », t. XII, p. 347.

Le libraire acquéreur de la première copie du manuscrit du sieur Guillemain de Gaminville publia l'ouvrage sous ce titre : « Origine de la maçonnerie adonfairamite, ou nouvelles Observations critiques et raisonnées sur la philosophie, les hiéroglyphes, les mystères, la superstition et les vices des mages; dédiée à monseigneur le doc de Gesvres, par l'auteur da • Recueil précieux de la maçonnerie adonhiramite ». Helyopoliê, 1787, pet. in-12, 172 p. L'épHre dédicatoire est signée Louis Guillemain de Saint- Victor, vrais noms de l'auteur : car on peut soupçonner que Gaminville est l'anagramme de Guillemain.

Feu Le Rouge, amateur do livres à Paris, possédait ces deux ouvrages. Son exemplaire de « l'Histoire critique » portait un titre conçu en ces termes : « Histoire critique des mystères de l'Antiquité , et particulièrement chez les Egyptiens, avec des observations sur ce qu'elle était, ce qu'elle devint, et ce qu'elle est ; et des notes sur la philosophie, la superstition et les supercheries des mages * . Paris, Moutardier, an VU de la république (1799).

Le nombre des pages est le même que dans les exemplaires datés de 1788, à Hispahan.

Cette édition contient de plus que « l'Origine de la maçonnerie adonhiramite » : 1° un tableau de la réception des initiés ; 2° une digression sur le nombre ternaire. Ces deux articles ne sont autre chose que la réimpression d'une brochure intitulée : « Essai sur l'ancienne initiation », par D. L. N.f sans indication de lieu, 1785, in-8, 28 p. L'auteur de ce dernier ouvrage ne dit pas que, pour tracer la réception d'an initié, il n'a fait que traduire ce que Xénophoa raconte d'Hercule ; 3° des recherches historiques sur les initiations des premiers peuples du monde. C'est la première moitié de la brochure publiée à Paris, en 1779, par M. l'abbé Robin, sous le titre de « Recherches sur les initiations anciennes et modernes ».

L'on voit que tout est, pour ainsi dire, supercherie dans la compilation du sieur Guillemain de Saint- Victor.

Son « Recueil précieux de la maçonnerie adonhiramite », publié en 1781, est composé de 4 vol. û>-18. A. A. B— r.

Voyes aussi : Chevalier de tous les ordres

MAÇONNIQUES (Un).

GÀNGANELLI

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