‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 270 sur 1082 · II. Une femme qui a une jambe de bois. Paru, 1849, in · texte numérisé non relu

II. Une femme qui a une jambe de bois. Paru, 1849, in

Cette dernière pièce avec M. Lubize. Indications fournies par M. de Manne.

-f-HERMANN (Peters) [Damase Jouaust] .

Des articles dans le journal « le Théâtre ».

HERMANNUS, pseud. {Joannes GropperusI.

Encniridion Christianae institutionis in concilio provincial! Colonienei editum ;

auctore Hermanno archiepiscopo Coloniensi (seu potiùs Joanne Groppero, archidiacono Coloniensi, posteà cardinali)]. Parisiis, 1558, in-8.

Voyez J. Boileau, « Hist. conf. auricularis », admon.ad lect., p. 2.

+ HERMAS [Constantin Simonides].

Le faussaire Constantin Simonides, dont nous auron» l'occasion de reparler à l'article Sanchoniaton, présentait aux érudits de l'Allemagne des manuscrits antiques de sa composition ; il leur promettait des comédies de Ménandre. D passa en Angleterre où il n'eut aucun succès.

-f- HERMÈS TRISMEGISTE, aut. supp.

Une traduction complète de ses écrits a été publiée par L. Ménard. Paru, Didier, 1868, in-12.

Le « Pymander », « l'Asclepius », et autres écrite ont été imprimés pour la première fois en grec es 1554, in-4, réimprimés en 1574 et en 1630; il en existe des traductions latines qui ont eu plusieurs éditions. Consulter le c Manuel du libraire », an mot Mercurius. G. Parthey a donné à Berlin en 4854 une édition nouvelle du « Pymander ».

Cet ouvrage parle de Dieu, de la création da monde, de la nature, en un langage platonique. Le dogme chrétien de la Trinité y est exposé clairement, mais d'une manière fort erronée, il y est question des épltres de saint Paul, et saint Jean est cité. C'est la production d'un chrétien assez peu instruit qui écrivait au second siècle de notre ère. « L'Asclepius » n'existe qu'en latin, et selon M. Ravaisson (« Métaphysique d'Aristote », t. II, p. 480), « ce livre important et pea étudié présente de singuliers rapports avec les doctrines de Philon et des cabbalisles » .

Un Franciscain, An ni bal Roselli, a attaché au 40 pages du < Pymander .» un énorme commentaire qui remplit 6 tom. in-fol., et qui, demeuré inachevé, n'explique d'une façon fort obscure que la moitié du texte original.

Voir Creuzer, « Symbolique » (trad, française), le livre III, et surtout les notes 6 et 1 1 ; Moehler, c Patrologie », t. II, p. 583 ; c le Dictionnaire de» sciences philosophiques », article Hermès, t. III, p. 77-83 (cet article est de M. Egger ; il a été reproduit dans les « Mélanges de littérature ancienne » de cet écrivain).

On trouvera l'indication des diverses éditions et traductions des livres du pseudo-Hermès dans Hoffmann, c Lexicon bibliographicom », Lipsiœ, 1833, L D, p. 347-352.

L'Académie des Inscriptions avait mis an concours pour 1864 la question suivante : Rechercher l'âge et les origines des ouvrages et des fragments qui nous sont parvenus sous le nom d'Hermès Trismégiste, donner une nouvelle traduction de ces textes en les éclairant par les documents grecs. Trois mémoires "ont été envoyés ; le prix a été partagé entre MM. Robiou et L. Mesnard. Voir les « Comptes rendus » des séances de l'Académie des Inscriptions, t. Mil, p. 308.

-+- HERMÈS [Camille Flammarion].

Des Forces naturelles inconnues. Paris, 1865, in-12.

+ HERMÈS (le docteur) [le docteur Joulin].

Des articles dans « le Figaro ».

HERMIL

HERMITE DE RUSSIE

+ HERMIL [Milhbr, auteur et artiste dramatique].

Quelques vaudevilles signés de cet anagramme.

HERMILLY (d'), nom abrév. [Vaqdesse d'Hermilly, traducteur].

Pour la liste de ses ouvrages, voy. le tome IV de « la France littéraire », à Hermiixï].

HERMITE (Un), pseud. [René de Bonneval].

Lettre d'— à J.-J. Rousseau. 1753, in-8.

HERMITE (Un), pseud. [Louis-Sébastien Mercier].

Songes d' —, à Fhermitage de Saint- Amour. (Paris, Hardy), 1770, 2 vol. in-12.

-u HERMITE DE LA CHAUSSÉE-FAN- TIN [Y) [M. de Jouy].

Voy. ci-après, col. 273, f.

HERMITE DE LA CHAUSSÉE DU MAINE (l"), pseud. [Ant. Sérieys],

Epigrammes anecdoticraes inédites, concernant des hommes célèbres et des événements mémorables de nos jours, avec des commentaires et des pièces justificatives. Paris, M°* veuve Perronneau, Delaunay, 1814, in-12.

Réimprimées en 1849, sous le titre de < l'Ermite de la Chaussée du Maine, ou Anecdotes inédites...!. Paris, Roux, in-12.

-H HERMITEDE LADEULE (T) (Leleux père, de Lille], Des articles dans un journal de Lille. ,

HERMITE DE LA GUYANE (P), ps.

[Victor- Joseph Etienne, dit de Jouy].

Cest sons le pseudonyme de « l'Ermite de la Guyane » que Jony a publié son < Ermite en province », dont le premier article sur Bordeaux a paru dans le < Mercure de France * du 11 janvier 1817, t. I, p. 51. Voyez « Hennite en province ».

HERMITE DE LA SARTHE (1), ps.

[Thoet deMorcy].

L'Hermite de la Sarthe, ou Mes Boutades. Le Mans, Fleuriot, 1818, 2 n°- in-8. plus un supplément au 1er, ensemble 48 pag.

HERMITE DE RUSSIE [Y), pseud. [Pierre

Korsakof] (1).

L'Ermite ae Russie à celui de la Guyane (Jouy). — Lettre insérée dans le « Conservateur impartial » (journal français de Pétersbourg), en janvier 1817, in-4, et re-

(1) Cet article sur « l'Ermite de Russie » (Korsakof) est extrait d'un recueil manuscrit ayant pour titre : « Bibliothèque Russe-Française, ou la Russie et la France historiques et littéraires a; par S.-P., de Moscou.

produite dans le « Mercure de France ». Paris, du 26 avril 1817, in-8, t. H, p. 173-

Cette Lettre (de 3 pages in-8) est suivie de la réponse de Jouy. < Mercure », id., p. 176-178.

L'auteur de cette lettre est Pierre Korsakof, qu'il ne Tant pas confondre avec le général russe Korsakof, dont le nom se prononce autrement.

Pierre Korsakof, mort il y a quelques années à Pétersbourg, a rédigé en 1817 (avec M. Zagoskine, auteur dramatique et romancier), un recueil russe hebdomadaire, d'abord sous le litre de « I'Hermite russe » et ensuite sous celui c d'Observateur du Nord i.Da publié dans ce recueil la traduction russe de sa lettre, ainsi que de la réponse de Jouy.

La lettre de « l'Ermite de Russie » a pour objet de relever ce que l'auteur du « Nouveau Mérite des femmes » ,

I vol. in-18, dit, dans sa préface, d'inexact, d'absurde et de malveillant sur les femmes russes.

Il m'a été, jusqu'à présent, impossible de trouver une trace de ce petit volume, publié sous le titre de : * Hérite des femmes », ou bien sous celui de : « Nouveau Mérite des femmes », et mentionné par « l'Ermite de Russie ». Cet ouvrage, dont la publication, ainsi qu'on le voit, est antérieure à l'année 1817, n'est indiqué ni dans le « Dict. des ouvr. anonymes » de Barbier, ni dans la t Bibliographie de la France » de M. Beuchot (années 1811 à 1817 inclusivement). Peut-être aura-t-il été publié hors de France, en Belgique, par exemple. Mais dans ce cas même il aurait pu être mentionné par les bibliographes ; cependant il n'en est pas ainsi. M. Quérard, dans sa « France littéraire » (t. Vf 1833, p. 102, à l'article LBGOUvi), et dans ses « Supercheries littéraires dévoilées » (t. II, 1847, p. 125), a eu soin de mire connaître plusieurs imitations, continuations et parodies, qui ont été faites du * Mérite des femmes » de Legouvé.

II a même indiqué un poème hollandais intitulé « les Femmes » de Spandaw, traduit en vers français par Auguste Clavareau, et imprimé à Maettricht en Hollande (1835, 1 vol. in-18). Quant au « Nouveau Mérite des femmes », dont la préface est l'objet de la juste critique de « l'Ermite de Russie », il a également échappé jusqu'à présent aux recherches de M. Quérard, comme à celles des autres bibliographes.

Voici la lettre de Korsakof publiée dans le < Mercure de France * du 26 avril 1817 (t. H, p. 173-176) :

< L'Ermite de Russie à celui de la Guyane », « Je ne m'attendais pas, cher et bon confrère, que les rêveries de nos ancêtres dussent se renouveler de nos jours. J'en parlais même avec un franc-farleur de mon pays, lorsqu'un tiers (grand frondeur d'opinions qui ne sont .pas les siennes) me présenta un joli petit livre renfermé dans un étui couleur de rose. Je l'ouvris an hasard et trouvai que le luxe typographique répondait parfaitement au brillant extérieur : beau papier, beaux caractères, belles gravures dans le genre de

celles qui ornent votre édition : restait à comparer le

contenu des deux ouvrages 1 — Le « Mérite des femmes », pour titre du livre, élevait déjà une prévention favorable à l'auteur. Lisons pourtant avant de juger, écoutons l'auteur avant de le condamner ou de l'absoudre.

c Après quelques lieux communs, tirés d'annales obscures, l'auteur du c Nouveau Mérite des femmes », s'écrie (1) : < Les Russes et les Anglais sont aujour-

(1) Page 9, ligne 4 et suivantes, à l'article Introduction, c Petit Panorama ». (Note de « l'Ermite de

HERMITE DE RUSSIE

HERM1TE DE RUSSIE

« d'hui les peuples d'Europe qui asservissent le plu* « les femmes. — Tout le monde connaît la douceur, la

* simplicité des Anglaises ; aux clôtures, aux gardiens

* près, elles jouissent d'une liberté aussi grande qu'en

* Turquie ; les femmes russes, presque aussi jolies,

* sont soumises, sédentaires et bonnes mères de fait mille. Il est malheureux qu'une querelle de ménage, t en Russie, finisse toujours par des coups ; les dames » se laissent battre avec une patience admirable! il t leur semble qu'il est dans l'ordre de la nature que t les choses se passent ainsi, et les maris, de leur « coté, trouvent peut-être aussi naturel de les laisser < dans les pleurs, couvertes de meurtrissures, de con- « tusions, pour aller tranquillement boire ou dormir ; « aussi l'on assure que les dames se vengent en Russie c comme les femmes des autres nations. Elles aiment, ■ dn reste, le jeu, le luxe, la parure, et sont Irèsc superstitieuses. »

« Voilà certes, continue « l'Ermite de Russie » , une description digne, à quelque chose près, de figurer dans le voyage d'un nouveau Gulliver!... Si le petit auteur duc Petit Panorama * disentait ainsi sur l'intérieur de l'Afrique, dont nous n'avons (par parenthèse) que des notions vagues, je lui pardonnerais volontiers sa crasse ignorance ; mais parler ainsi d'un pays plus que jamais en relation avec la patrie de l'écrivain, voilà ce qui ne se conçoit pas. *

« Il est assez singulier de voir nn c Ermite hvperboréen » devenu l'avocat des dames de son pays, et plaidant leur cause au tribunal de la raison et à celui de « l'Ermite de la Guyane ». Contre qui encore? Contre l'auteur du « Mérite des femmes » ! ! 1 ! — II en es; pourtant ainsi : tout en plaidant la cause de mes compatriotes persiflées par l'ignorance et la prévention, jo plaide la cause de la justice et celle de la vérité. »

« C'est par le témoignage des Français résidant à Saint-Pétersbourg et en d'autres lieux de mon pays ; c'est par l'aveu des Parisiens même qui ont reçu l'hospitalité an sein de ma patrie, que je prétends confondre l'iniquité d'un auteur ignare ou malveillant. — • On peut déraisonner dans le fond de son cabinet ; mais imprimer des absurdités en les donnant pour des faits certains, mais les publier avec le ton de la vérité et sous le masque de la bienveillance, voilà de ces actions basses et d'autant plus honteuses pour l'humanité, qu'elles outragent toute une nation civilisée, éclairée et hospitalière. — Etranger à la langue dans laquelle je suis obligé de m'énoncer, je pourrai peut-être nie tromper d'expression ; mais j'ose croire que mon cher confrère m'entendra, parce qu'il voudra bien m'entendre, et me pardonnera les fautes du style en faveur de la vérité. Le petit auteur du « Petit Panorama » vante d'abord les vertus des femmes russes, et le momen! d'après il les tourne en ridicule ; il en fait alternativement de patientes odalisques et de galantes Européennes ; il les nomme d'abord de « bonnes mères de famille » pour nous dire ensuite qu'elles aiment, avant tout, le jeu, le luxe, la parure, et toutes ces contradictions dans l'espace d'une demi-page in-481 — Avouez, chrr Ermite, que ce n'est point la manière de raisonner tic vos deux prédécesseurs ni la vôtre! c'est peut-êlrr celle qu'emploient les grands « faiseurs de Petits Almanachs », si joliment décrits dans un de vos discours hebdomadaires. »

« Que dit-il et que ne dit-il pas, ce cher auteur du

Russie », dans te « Mercure de France » du 26 avril 1817, t. II, p. 174).

q t < Nouveau (1) Mérite des femmes », an sujet de nos ' maris russes ! Est-ce par ouï dire qu'il en parle? Estce par sa propre expérience?... Dans les deux cas, je voudrais bien lui faire une question : de quels maris s'agit-il dans sa diatribe? parle-t-il du rebut de lé populace? il est à peu près le même partout : ivrogne, brutal et mal élevé... Si l'auteur n'a connu que les maris boitant leur» femme» et s'enivrant dans les cabarets, je lui en fais mon compliment, sa société a dft être bien choisie ! Certainement il n'a pas voulu parler des classes supérieures de la nation russe ; je crois, sans vanité, que les officiers de nos troupes occupant une partie de la France, les seigneurs qui ont suivi notre auguste souverain lors de son entrée à Paris, ont dû vous donner une idée toute contraire. A quels autres titres qu'à ceux de notre urbanité, de notre galanterie même, nous avez-vous donné le surnom de Français du Nord?... S'il est ainsi, le libelle de l'auteur ne s'adresse-t-il pas à vous comme à nous?... Défendez donc vos compatriotes tout en défendant les miens. Vengez l'honneur de nos dames, en vengeant l'outrage à la vérité, et rendant hommage à qui il est dû, justifiez l'estime particulière que vous avez inspirée toujours à votre confrère et à votre admirateur.

c Saint-Pétersbourg, le 24 janvier 1817. »

Signé : c l'Ermite de Russie. »

J'ai transcrit en entier cette lettre si piquante de c l'Ermite de Russie ». Les collections du « Mercure de France » sont devenues très-rares, et il est bon que mes lecteurs sachent jusqu'où vont les absurdités et les calomnies de tout genre qu'on débite sur la Russie, lorsque ses détracteurs ne se laissent inspirer, en écrivant sur ce pays, que par leurs préventions et leur bile.

Je donne également la Réponse que c l'Ermite de la Guyane » a publiée dans le « Mercure de France » (du 26 avril 1817, t. H, p. 177-178) à la lettre de « l'Ermite de Russie ». Jouy a été alors (en 1817) un des principaux rédacteurs du c Mercure > ; sa Réponte ne se trouve point dans les 27 volumes de ses œuvre* dites complète», publiées en 1823-1828.

Page 1