‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 271 sur 1082 · REPONSE (DE JOUY · texte numérisé non relu

REPONSE (DE JOUY

c Mon très-aimable confrère, < Je n'ai reçu qu'au bout de trois mois la lettre que vous avez bien voulu m'écrire, et dans laquelle vous attaquez avec beaucoup d'avantage l'auteur d'un c Nouveau Mérite des femmes », où l'on parait méconnaître celles de votre pays. Je n'ai point lu ce livret couleur de ro»e (2) qui vous donne tant d'humeur, et j'ignore conséquemment jusqu'à quel point vos plaintes sont fondées; ce n'est donc qu'en thèse générale que je m'élève contre cette légèreté impertinente avec laquelle certains écrivains prononcent sur tout un peuple, dont ils portent le plus souvent, sur la foi d'autrui, des

(1) « J'ajoute toujours mon épithète pour distinguer le * Nouveau Mérite des femmes » , de celui que Legouvé nous a décrit en si jolis Ycrs. » (Note de l'Ermite de Russie », dans le « Mercure de France •, du 20 avril 1817, t. II, p. 175).

(2) Et Jouy disait vrai, car toutes mes rechercher sur le c Nouveau Mérite des femmes » n'ont pu nufaire découvrir la moindre trace de son existence. Je crains bien que ce petit ouvrage n'ait existé que dans l'imagination de « l'Ermite de Russie ». J.-M. Q

HERMITE DE RUSSIE

jugement* aussi injustes que ridicules. Quelle nation a f q pins que la nôtre à se plaindre de ces burlesques arrêts ! Quelle autre a vu payer de plus de calomnies, de plus d'injures, l'hospitalité qu'elle exerce avant tant de grâce envers les étrangers? N'a-t-on pas vu le dramaturge Kotzboë (i) déclarer, i la face de l'Europe, que Paris < où il a passé quinze jours dans une mauvaise auberge) est la ville du monde où les femmes des hautes classes de la société (qu'il n'a pu voir que chez une aclrice) sont les plus futile* et les plus galantes (j'adoucis ses expressions un peu trop tudesques) ?»

• Ne ponnais-je pas vous citer vingt antres écri va illeurs ambulants, d'outre-Rhin et d'outre-mer, qui, dans leur m Voyage en France », dans leur « Séjour à Paris ■ , dans leurs « Lettres écrites des bords de la Seine, de la Loire, de la Durance », se sont plu à tracer avec le même esprit, avec la même équité, des portraits de femmes et de mœurs françaises, dont il est aisé de voir où ils onf pris les modèles ? Ces observations de cabaret me font souvenir qu'il y a quekfues mois je présentai chez une des femmes les plus aimables de Paris un docteur allemand, que la maîtresse de la maison invita à dîner pour le lendemain et plaça près d'elle à table; le dîner fini, cette dame me prit à part et me signifia que mon docteur était un impertinent, et qu'A compter de ce jour, sa porte lui serait fermée. J'insistai pour connaître la cause d'une pareille résolution. « Croiriez- vous, me dit-elle, moitié en riant, moitié en colère, que ce ridicule personnage s'est avisé, pendant le repas, de me presser le pied, en jetant sur moi, à la dérobée, les regards le plus comiquement langoureux que j'aie rencontrés de ma vie : cet homme est ■n fou ou un fat imbécile ; ne me le ramenez plus . » — En sortant avec mon homme, je m'acquittai, le plus honnêtement qu'il me fut possible, de la commission que j'avais reçue pour lui. — t Que voulez- vous, me répondit- il, j'ai lu dans tous les écrits de nos voyageurs, qu'à moins de vouloir passer pour un sot, on ne peut rester un quart-d'heure auprès d'une jolie femme française sans lui faire une déclaration. » J'ai beaucoup ri de la bonhomie de mon docteur allemand ; riez aussi, mon confrère hyperbdreen.de nos faiseurs d'almanachs, et, sans vous fâcher, coutentez-vous de ne pas prendre des leurs.

• Je n'ai point voyagé en Russie; je n'ai connu tos compatriotes que dans la capitale de la France (ce qui n'était point une recommandation à mes yeux, je tous l'avoue bien franchement), je n'en suis pas moins prêt à convenir que leur présence a réformé en grande partie mes idées sur la nation russe, et que, s'il est permis en pareil cas de raisonner par analogie, on doit croire que les fils puînés de la civilisation européenne n'ont désonnais rien a envier a leurs aînés. J'ai rencontré plusieurs de vos compatriotes dans les cercles de Paris, où se trouvaient rassemblés les hommes les plus marquants de l'Europe, et je ne les ai vus inférieurs à personne ; il en est même quelques-uns, parmi lesquels je pourrais nommer les comtes W. . . (2) , Oz.. . (3) , le prince G... (4), MM. Th..., Star... (5) qui m'ont paru réunir au degré le plus éminent les qualités de l'esprit, la grâce des manières, la noblesse du caractère et l'élévation des sentiments.

• J'ai eu moins d'occasion de rendre justice au

(i) Kotzebue.

(2) Les comtes Worontzof.

(3) Ozarofski.

(4) Le prince Gagarine.

(5) SUriokévitch.

mérite des femmes de votre pays ; mais dans le trèspetit nombre de celles que j'ai eu l'honneur de connaître, aucune ne m'a paru douée de cette admirable patience à se laisser battre par leurs époux, dont parle l'auteur du * Petit Panorama » ; quant à leur fidélité, j'aime mieux en croire leurs maris qui s'en louent, que les écrivains qui en doutent.

« Agréez, mon cher confrère des bords de la Néwa, l'assurance, etc. »

HERMITE DE SA1NT-ÉLOI DES VEN- TES (1'), pseudonyme.

Amours et malheurs des fiancés normands. Paris, Ebrard, 1839, in 8.

Sur le frontispice de ce volume, le nom de l'auteur est écrit Y Hermine..., et peut-être alors est-ce un véritable nom au lieu d'un pseudonyme.

HERMITE DE SEINE-ET-MARNE (1'), ps. [Michel Ctjbières de Pàlmezeàux].

I. Essai historique sur la vie et les écrits de François (de Neufchâteau) entremêlé de quelques conseils qu'on lui adresse sur son ministère. Paris, J.-B. Chemin, an VII

IL Essai sur l'art poétique en général, et en particulier sur la versification française, divisé en quatre épîtres aux Pisons modernes. Paris, Froullé, 1812, in-18, 180 pag.

HERMITE DU JURA (1'), ps. [J.-B. Crkstin, maire et depuis préfet à Saint- Claude].

Contes en vers...

+ HERMITE DU MONT SAINTE-CA- THERINE (Y) [Charles-Victor-Louis Richard!.

Des Lettres en vers dansa la Normandie » et dans a la Clochette ».

HERMITE EN PROVINCE (1), pseud.

[Victor-Joseph Etienne, dit de Jouy],

L'Hermite en province, ou Observations sur les mœurs et les usages français au commencement du dix-neuvième siècle.

Paris, Pillet aîné, 1818 et ann. suivantes, 14 vol. in-12 , ornés de gravures et vignettes.

C'est sous le pseudonyme de « l'Ermite en province » que parut le premier [article de ces « Observations », et dans le f Mercure de France », du 14 janvier 1817, t. Ier, pag 51. Jouy s'est servi à l'occasion de celte publication de six pseudonymes ; le titre de ce premier article porte : < l'Ermite en province » , et la signature « l'Ermite de la Guyane ».

Ce premier article de * l'Ermite en province » publié dans le « Mercure » , a encore un troisième titre ; « l'Ermite en voyage » .

On trouve dans le t Mercure » (du 11 janvier 1817, t. I, p. 51-52) un morceau préliminaire d'environ deux pages, servant d'introduction à t l'Ermite en province ». Ce morceau a été omis dans les quatre éditions de t l'Ermite en province » {Paris, 1818, t. I), ainsi que dans les Œuvres dites complètes de Jouy,

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t. vm ; il ne peut donc être trouvé que dans le « Mercure ».

Le second article de < l'Ermite en province » (on Dtner à Bordeaux) a para sons ce titre, et non pins sons celui « d'Ermite en voyage * dans le t Mercure de France » du 25 janvier 1847, t. I, p. 434*142.

Ce second article est suivi dans le « Mercure » (p. 142-143) d'un post-scriptum et d'une lettre signée: ■ le Bachelier de Salamanque ». Ce pseudonyme doit aussi être de Jouy.

Ce morceau de c l'Ermite en province » : « nn Dtner à Bordeaux », publié dans le « Mercure de France » du 25 janvier 1817 (t. I, p. 134-142), se trouve réimprimé dans les quatre éditions de « l'Ermite en province » (Paris, 1818, in-12, t. I, p. 9-22) et dans le tome VH1 (publié en 1825) des Œuvre* de Jouy, mais sans être suivi du post-scriptum de « l'Ermite », ni de l'article du « Bachelier de Salamanque ». Ces deux morceaux ne peuvent donc être trouvés que dans le c Mercure de France » .

Le c Mercure de France » ayant cessé de paraître en janvier 1818 (t. V), a été remplacé par la « Minerve française », en février 1818.

On trouve dans la c Minerve » (t. I à VII, 1818- 1819) la suite des articles de mœurs de Jouy, sous le titre c d'Ermite en province ». Ces articles ont cessé de paraître dans la * Minerve française », et dans les volumes Vffl (1819-1820) et IX (1820) de la « Minerve », il n'y a plus d'articles de « l'Ermite en province ».

« L'Ermite en province » se compose aujourd'hui de quatorze volumes, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Chacun de ces quatorze volumes renferme nne contrée différente, aussi a-t-on pu se les procurer séparément. Voici la distribution de cet ouvrage :

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