HUME
J'ai de cet ouvrage, dit M. Beuchot, trois éditions (1) ' ayant le même titre : c L'A, B, G, dialogue curieux, traduit de l'anglais de M. Haet », i Londres, chez Robert Freeman, nais sous trois millésimes différents : 1762, in-8, vij et 160 pages; 1768, in-8, rv et 135 pages; 4769. in-8, 120 pages. — L'édition portant la date de 1162 me parait être l'original, ajoute l'intelligent éditeur; mais cette date est supposée. * L'Homme au quarante écus », qui est cité dans le seizième entretien, ne parut qu'en février 1768. • L'A, B, C ■, ne vit le jonr que plusieurs mois après. La première lettre où Voltaire en parle est celle à Christin, du 13 novembre 1768. C'est cet ouvrage qu'il désigne dans sa lettre à Mmt Du Défiant, du même mois de novembre , quand it lui dit : « Vous avez demandé cela, je tous envoie cela. Si votre ami avait lu cela ». Plusieurs lettres de Voltaire, du mois de décembre, à diverses personnes, contiennent aussi mention de c L'A, B, G ». C'est an 12 décembre 1768 qu'en parlent les • Mémoires secrets ». — Les trois éditions de 4762, 1768, 1769. désignées pins haut, ne contenaient que seize entretiens, Celui qui est aujourd'hui le treizième (* des Lois fondamentales ») fut ajouté dans l'édition qui est à la suite de « la Raison par Alphabet », sixième édition, 1769, 2 volumes in-8. L'auteur y fit en même temps d'autres additions, et l'intitula : « L'A, B, C, dix-sept dialogues traduits de l'anglais de M. Huet. » Le titre actuel est dans l'édition in-4, tome Xm. daté de 1771.
HUGOT, maître savetier, pseud. [de Montrogeb, ingénieur à Troyes].
Lettre critique de M. —, a l'auteur des a Ephémérides troyennes ». Troyes, le 15 mars 1762, in-12, 72 pag.
Cette lettre, pleine de sel et de solidité, est revêtue, i la fin, delà signature « d'Hugot, chevalier de la Longne-Alène, commandeur de Tordre du Tire-Pié ». On la croit de M. de Montroger, ingénieur a Troyes. On lui attribue encore : * Observations sur la Critique des Ephémérides troyennes », par M. N. Troyes, 28 avril 1762, in-12, 7 pages. C'est une apologie de la lettre précitée. L'auteur avait fait précéder ces deux écrits de « la Ramponide, ou Critique des Ephémérides troyennes », 1762. in-12. A. A. B— r.
-f- Dans * la France littéraire », V, 391, Quérard attribue cette brochure à 4. -B. Ludot.
HULDIGER,/w.[Léger-Marie-Phil. Tranchant de Lavernb , ancien officier de dragons, rédacteur d'histoire au Dépôt général de la Guerre, mort à Paris en 1815, âgé d'environ 45 ans].
Théorie de la pure religjon morale, considérée dans ses rapports avec le pur Christianisme, par Ph.-M. Kant, ouvrage traduit de l'allem., et augmenté d'éclaircissements, de considérations générales sur la philosophie critique.
Imprimée dans le « Conservateur » , de François de Neufenaleau, tome II, pag. 226.
(1) L'A. B. C. se retrouve aussi dans le t 11, de « l'Évangile du jour » Voy. ce titre aux anonymes. H y occupe les pages 77 a 192, et il n'a que seise chapitres. 01. B— r.
-4- HULDRICH ELLOPOSCLERON REZ- ; NEM [Jean Fischart, dit Menzer].
Affenteurliche.... 1575, in-8,
I C'est sous ce pseudonyme que Fischart a fait paraître une imitation paraphrasée du Gargantua de Rabelais, laquelle a été réimprimée à diverses reprises (voir le c Manuel du libraire » , art. Rabelais).
HULLIN (le comte P.-Aug.), aut. supp.
[Dupin ainéj.
Explications offertes aux hommes impartiaux, par M.—, au sujet de la commission militaire instituée en Tan XII, pour juger le duc d'Enghien. (Rédig. par Dupin aîné). Paris, Baudouin frères, 1820, in-8, 20 p.
Réimprimées dans le même mois.
Voyez dans le n« 165 des c Annales da la littérature et des arts », une lettre au sujet de ces explications, par le baron de Harguerit, ancien officier de la maison militaire du roi (Louis XVI).
■+- HUM (le cit. d') [L.-Jos. P. d'Humières, delà Société centrale d'agriculture du département de la Seine].
Recueil de proverbes français, latins, espagnols, italiens, allemands, hollandais, juifs, arméniens, russes, etc., à l'usage dos écoles publiques et des maisons d'éducation. Paris, 1801, in-8, 72 pag.
Livre peu important et présenté comme un simple essai. L'auteur est mort vers 1829, archevêque d'Avignon.
HUMÀN (le docteur J.-G.), de Strasbourg, ps. [le docteur Jean-Louis Micuu].
Nosographie des maladies vénériennes, ou Etude comparée des divers agents thérapeutiques, qui ont été mis en usage pour combattre ce genre d'affection. Paris, Béchet jeune, 1838, in-8.
Ouvrage reproduit quelques mois plus tard sous un nouveau titre, et avec le nom de M. J. Giraudeau, de Saint-Gervais, comme auteur. V. ci-dessus, II, 181 d.
HUMBLE ÉVÊQUE D'ALETOPOLJS (1*), pseud. [Voltaire].
Instructions pastorale, à l'occasion de Jean-Georges (Le Franc de Pompignan), humble évoque du Puy (1763).
Imprimée dans les Œuvres de Voltaire, édition de M. Beuchot, t. XLI, p. 196.
HUME, ministre anglican, apocryphe [Voltaire].
Le Café, ou l'Écossaise, comédie en cinq actes et en prose. Londres (Genève), 1760, in-12, xij et 204 pag. — Amsterdam (Paris), 1760, in-12, xij et 108 pag.
Celte pièce fameuse est présentée comme traduite de l'anglais, de Hume (ministre anglican, frère de David Hume, l'historien), par Jérôme Carré.
Voltaire la composa pour se venger de Fréron, qui, depuis la fin de 1758tnese lassait de le harceler. Vol-
HUMORIST
taire mit en scène le personnage de Fréron, sous le nom de Wasp, qui. en anglais, signifie guêpe. Il y avait près de deux mois que « l'Ecossaise * était imprimée, lorsqu'on la représenta sur le Théâtre-Français, le 36 juillet. A la représentation, on substitua au nom de Frelon celui de Wasp. Le 25 juillet avait été distribuée la* Requête de Jérôme Carré aux Parisiens. » * L'Ecossaise » eut seize représentations, mais, pendant qu'on cessait de la jouer sur le Théâtre-Français, on se disposait à la faire paraître sur le théâtre des Italiens, où, le 20 septembre, on donna c l'Ecossaise mise en vers i par M. de Lagrange.
La substitution de Wasp à Frelon ne fut pas le seul changement que Voltaire fit â sa pièce pour la représentation. Les additions et corrections se retrouvent dans l'édition d'Amsterdam (Paris). M.Beuchot ne sait comment il se fait qu'un aussi grand nombre de ces corrections n'est pas dans les éditions suivantes, malgré l'importance et la justesse de la plupart. Mais il les a tontes introduites et rétablies dans son édition.
Les éditions de 1760, ainsi que leurs réimpressions, ou contrefaçons, n'ont d'autres' préliminaires que la préface. Dans la réimpression de * l'Ecossaise », qui fait partie du volume publié en 1761, sous le titre de « Seconde Suite des Mélanges de littérature, etc. », Voltaire a rétabli le nom de Frelon, et a mis en tête de cette comédie : 1° Une Epitre dédicatoire du traducteur (soi-disant) â M. le comte Louis-Léon-Félicité de Lauraguais, (né le 3 juillet 1733, depuis duc de Brancas, mort le 9 octobre 1824); 2° la Requête de Jérôme Carré a messieurs les Parisiens ; 3° un Avertissement; 4» la Préface de 1760.
Il a été lait de cette pièce une contrefaçon qui porte pour titre * l'Ecossaise ». Vienne {en Autriche), de l'impr. de J.~Th. Trattnern, 1768, in-8.