‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 352 sur 1082 · III. Gaspard Hàuser, roman · texte numérisé non relu

III. Gaspard Hàuser, roman

Imprimé dans le tome VI du c Salmigondis », 1333, in-8.

M. Jules Janin vient d'être condamné par la 6« chambre de police correctionnelle à 25 fr. d'amende et à 500 fr. de dommages-intérêts envers « l'Echo Britannique ». Un article publié par ce journal, sous le titre de « Gaspard Hauser*», a été pris si complètement par l'accusé qu'il l'a reproduit avec les mêmes fautes d'impression , dans le « Journal des Enfants » . 11 s'était contenté d'y ajouter quelques lignes d'introduction. « Quand on fait de la littérature nn métier, on finit toujours par s'avilir. »

« Le Causeur », 25 mai 4834.

Nous avons dit précédemment que « Gaspard Hauser » a été aussi inséré dans le tome VI du « Salmigondis ».

IV. Le Prince Royal. Paris , Bourdin, (août) 1842, in-18, avec deux portraits.

Imprimé d'abord dans le * Journal des Enfants », mois d'août. Cet écrit fut annoncé dans le journal « le Droit * du 14 août, sous le titre de « Panégyrique du prince royal », puis dans le même journal du 17, sous le titre de « Vie du prince royal » .

Voici en quels termes le « Journal des Débats • du 12 août 1843 annonçait ce petit ouvrage de M. J. Janin.

c Le prince royal », par M. Jules Janin, tel est le titre d'une histoire complète de S. A. R. le duc d'Orléans. Dans ces pages écrites avec la grâce, la vivacité et l'éclat d'un nom populaire, nous retrouvons, en effet, raconté* tout entière celte biographie royale d'un prince mort si jeune, après s'être acquitté déjà de tant et de si grands devoirs. On ne saurait croire l'effet que produit sur l'âme du lecteur ce récit tout rempli de fêtes, de batailles, d'accidents heureux, et qui se terminent si brusquement par une affreuse mort. Ici, les douces joies

du collège, les premiers triomphes de la révolution de juillet, les premières armes sous les murs d'Anvers; l'instant d'après, le palais de Fontainebleau, tout rempli par les fiançailles du prince royal, le Musée de Versailles inauguré pour ces fêtes, l'Arc-de-Triomphe dans toute sa majesté ; jours de joie unanime, interrompus par les terribles accidents du Champ-de-Mars ; plus loin, des combats, des dangers, des victoires ; le col de lloozain et les Portes-de-Fer, et enfin la route de Sablonville, Neuilly, Notre-Dame de Paris, l'église de Dreux et les caveaux sombres dans lesquels la princesse Marie na'pns attendu son noble frère. . . Tel est le sujet de ce livre : il est écrit en toute admiration pour tant de qualités excellentes, en toute sympathie pour nn malheur irréparable. M. Charlet, à propos du livre de M. Jules Janin, a dessiné un charmant portrait de M. le doc d'Orléans ».

Le lendemain de cette annonce dans le * Journal des Débats », par conséquent le 13, paraissait dans le même journal la réclame suivante :

t Le libraire Ernest Bourdin vient de faire paraître, sous le nom de M. Jules Janin, une brochure intitulée « Le Prince royal » , dans laquelle se trouvent textuellement reproduites près de cinquante pages empruntées à la série d'articles que nous avons publiés en 1S37 sur le mariage, et récemment sur la mort et les obsèques de M. le duc d'Orléans. Nous devons tous ces articles i la collaboration de M. Cuvillier-Fleury, qai n'a autorisé personne à les débiter, et qui n'a pas été consulté sur ces emprunts, auxquels nous sommet d'ailleurs persuadés que M. Jules Janin. si riche de son propre fonds, est complètement étranger ».

Deux jours après, le 1 5, M. Ernest Bourdin réclamait a son tour, près du même journal, ainsi que le prouve la note suivante qui a paru dans le n* du 1 5 :

c M. Ernest Bourdin, éditeur du livre intitule « le Prince royal » , nous adresse une lettre pour nous donner, sur les emprunts dont nous avions cru devoir nous plaindre, des explications qu'il nous semble juste de faire connaître au public. Il résulte de ces explications que Ernest Bourdin n'a eu recours à ces emprunts. dan» le but de compléter sa publication, que parce qu'il a considéré nos articles, à tort, selon nous, mais à trèsbonne intention de sa part, comme des documents parement officiels, et qui étaient d'ailleurs précédés de cet avertissement » :

« Au reste, nous ne saurions mieux làire que de répéter dans ses moindres détails la relation d'un témoin oculaire, homme plein de cœur, qui a suivi, la douleur dans l'âme, ces imposantes funérailles ».

V. La Bretagne historique, politique et monumentale. Par M. Jules Janin (aidé d abord de M. Keranbrun et ensuite de M. Aurélien de Courson). Paris , Ernest Bourdin, 18 4i, grand in-8 avec planches.

Sonl-ce bien là tous les délits et toutes les peccadilles littéraires que l'on a à reprocher à M. Jules Janin? nous ne le pensons pas, mais c'est au moins ce qui a été signalé jusqu'à ce jour.

-4- JANOMA [J.-A. Mano, compositeur d'imprimerie à Paris, mort en 18 il].

Une industrie parisienne.

Imprimé dans la t Ruêhe populaire » , 5* année (18U), p. 72-76 et 135-140.

JANSÉNISTE JÉROSOLYMITAIN (Un), ps, [l'abbé Marc-Antoine RegnaudJ.

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