JULIEN DE SAINT-ÀCHEUL
membre de l'Institut, député, né à Lorient en 181 i].
Nous ne donnerons pas ici la liste des ouvrages de cet écrivain renommé. Renvoyons an c Dictionnaire des Contemporains » de M. Vaperean.
-h JUL1À DE CAZÈRES [Julia. né à Cazères (Haute-Garonne), médecin adjoint k l'hôpital militaire de Lyon].
Rapport sur l'ouvrage de MM. Monfalcon et de Polinière, intitulé : « Hygiène de la ville de Lyon, ou Opinions et Rapports du conseil de salubrité, fait à la Société médicale d'Emulation de Lyon ». Lyon, Savy jeune, 1845, in-8, 40 pag.
JULIA DE FONTENELLE, chimiste qui s'était anobli [J.-S.-E. Julia (1), né à Narbonne, où il tenait boutique de pharmacie avant de venir à Paris. Pour la liste de ses ouvrages, voy. la « France littéraire » et ses « Corrections et Additions » au nom Julia.
JULIEN (l'empereur).
Défense du paganisme (traduit par le marquis d'Argens). Berlin, 1764, in-8- STédit. 1767.
Ce soi-disant discours, tel qu'il a été traduit par le marquis d'Argens et sous la forme qu'il lui a donnée, est une fraude ou une méprise. Ce n'est pas un discours suivi, mais une série de fragments juxtaposés d'une manière telle quelle et appartenant à divers livres. (Notice de M. J. Denis sur le « Discours de Celse contre les chrétiens »).
JULIEN et JULIEN DE M., au t. déa.
[Julien de Mallian, auteur dramatique].
Pour la liste de ses pièces, voy. la « France littéraire » et ses « Corrections et Additions » à Mallian.
JULIEN (la citoyenne) [M- L. d'Atàyde]
Une Famille du peuple, drame-vaudeville en trois actes, représenté le 8 février 1850 sur le théâtre Montparnasse.
+ JULIEN [Frederick de Coninck, négociant au Havre].
Lettres de— à sa mère. Le Havre, 1860,
JULIEN (le bibliophile) [Bachelix, libraire à Paris, connu sous le nom de fiachelin-Deflorenne. par suite de son mariage avec M™* veuve Deflorenne],
Des articles de bibliographie dans le journal le «Bibliophile français», fondé par ce libraire.
(i) Il a quelquefois signé ses ouvrages : De FontentlU.
a] JULIEN DE SAINT-ACHEUL, oui. supp. [Antoine Dupinet (1)].
Taxes des parties casuelles de la boutique du Pape, rédigées par Jean XXII, et publiées par Léon X, selon lesquelles on absout, argent comptant, les assassins, les parricides, les empoisonneurs, les hérétiques, les adultères, les incestueux, etc.; avec la Fleur des cas de conscience décidés par les jésuites, un Faisceau d'anecdotes y relatives, des Commentaires aux taxes, des Pièces an tido tiques composées par les jésuites de Picardie, et le texte latin du Tarif. Publié par—. (Recueilli par M. Jules Garinet, avocat, publié par M. Collin de Plancy). Paris, ches les libraires de théologie, et chez Collin de Plancy, Ponlhieu, 1820, in-8.
Reproduit dans la même année, comme une seconde édition, avec un titre ainsi modifié :
« Taxes des parties casuelles... », rédigées par Jean XXII et publiées par Léon X, pour l'absolution (argent comptant) de toute espèce de crimes ; avec la Fleur des cas de conscience décidés par les jésuites, un grand nombre d'anecdotes et de pièces accessoires et le texte latin des taxes. Paris, Briuot-Thivars, Aimé- André.
L'avertissement n'est pas le même que celui des exemplaires avec les précédentes adresses de vendeurs, mais le feuillet 327-328, sur lequel est le nom de l'imprimeur, est un onglet.
Cet ouvrage n'est autre que le livre publié au seizième siècle, sous ce titre :
c Taxe des parties casuelles de la boutique du pape* (ou de la Chancellerie et Pénitenccrie romaine), en latin et en françois, avec annotations, par À. D. P. (Antoine Du Pi net). Lyon, 1564, in-8, etc., et dont une nouvelle édition, retouchée, avait paru dans la première année du dix-huitième siècle, sous le litre suivant :
« Taxe de la Chancellerie romaine », traduite de l'ancienne édition latine, avec des remarques, et augmentée d'une nouvelle préface (par Renout, ex-cordelier, depuis ministre du S. E.). Londres, 1701, in-8.
-f- La plus ancienne édition du texte latin de cet écrit est intitulé : « Régule : Ordinationes : et Constitulionea cancellaris sanctissimi domini nostri Sixti » . Romœ, M CCCC.LXXI, in-4,9 f. Voir le « Manuel du libraire» aux mots : Sixtes IV, et Taxe. Prosper Marchand a donné à cet égard un article curieux dans son • Diction* naire historique », t. II, p. 270.
-f- (1) Ce pseudonyme, de fabrique toute moderne, n'a jamais caché le nom de A. Dupinet, l'auteur de la publication qui est longuement décrite sous A. D. P. (Voy. I, col. 196-199), mais bien les noms des éditeurs J. Garinet et Collin de Plancy.
Aux renseignements précédemment donnés, l'on peut ajouter que l'article de M. Jung se trouve dans le • Bulletin de la Soc. de l'hist. du protest. fr. », de 1857, pages 541-547. L'on pent consulter aussi la « France protestante », et Gauthier, « Études sur la typographie genev., 1855, in-8, p. 143.
JUUUS ffl
JULLEMIER
+ JULIUS III. papa [P. P. Vergerius].
Bulla qua concilium rursus fuit convocatum Tridenti. Basileœ, 1551; Tubingœ, 1554, in-8.
Celte prétendue balle est accompagnée d'an commentaire attribué à 0. Vida, jurisconsulte, qui l'aurait traduite en latin d'après on texte italien dont Verge ri us est indiqué comme l'auteur dans la seconde édition. La bulle et la prétendue traduction du commmentaire sont sans doute de Vergerius lui-même (Voy. Niceron, t. 38, p. 37). A. A. B—r.
JDLLEMTER (Mlto Alexandrine) , sagefemme de la Faculté de Paris, apocryphe [M. Touchard-La fosse].
Mémoires authentiquesd'une sage-femme
1 rédigés par M. Toucnard-Lafosse). Paris, )umont, Bonnaire, 1835, 2 vol. in-8. — Deuxième édition. Paris, les mêmes, 1835, 2 vol. in-8.
Cet ouvrage piquant a été rédigé sur les notes de mademoiselle Jullemier.
Le premier volume, presque en entier, ne renferme que des particularités peu connues sur l'origine obscure et l'élévation de l'un des plus éhontés industriels de l'époque, le fameux M. Giraudeau, sur sa famille, mère, sœurs et frère, ainsi que sur sa femme. Voyez particulièrement, sur tonte cette famille, le chapitre intitulé : c Scènes d'intérieur. École d'intrigue et d* ingratitude», t. Ier, p. 135-221. Le second volume renferme des anecdotes sur la pratique de mademoiselle Jullemier, racontées avec esprit.
La seconde édition ne diffère de la première que par de nombreux cartons exigés par le docteur, parce qu'il n'y était pas toujours peint avec des couleurs qui lui fassent favorables. Partout où l'on lisait primitivement H. Giraud... et M. de Saint-Gervais, on lit dans la prétendue seconde édition : M. le docteur Dnroche. Des cartons ont été aussi faits pour d'autres noms propres appartenant à la famille de l'industriel. Il n'est pas jusqu'aux noms géographiques qui n'aient été changés.
Mademoiselle Jullemier fut longtemps intimement liée avec M. Giraudeau ; ce fut elle qui fut la cause première de sa fortune actuelle. Le docteur des maladies honteuses l'en remercia par la plus noire ingratitude, et même par mieux que cela.
Pour donner une idée des mutilations qui ont été faites à ce livre, nous en transcrirons un passage quelconque, pris au hasard (1).
Mademoiselle Jullemier était très-attachée au docteur, dont elle partageait non-seulement les goûts d'industrialisme, mais encore les vues d'ambition vénale. Elle apprend que le docteur la trahit, qu'il va se marier, et elle se met à sa poursuite.
c Le matin du cinquième jour de mon attente, une de mes connaissances vint me dire : < Vous attendez ici M. Giraud... (II. Duroche, dans les exemplaires cartonnés) : c'est une peine inutile, ses noces se font à Bouffemont (Argenlieu (Oise) dans les exemplaires cartonnés).
f — Eh bien! j'y cours; je veux le voir, l'entretenir devant tout le monde des motifs qui feront de cet hymen une chaîne honteuse ; puis, j'ajouterai : c Osez, monsieur, osez me démentir; c'est de vous que je liens
(l)Tome 1", p. 193 à 107.
' ces détails, c'est vous qui aves déchiré le voile du mystère, pour me découvrir les indignités sur lesquelles, pour un peu d'or que l'on vous promet, vous passez aujourd'hui l'éponge, mais qui n'en saliront pas moins votre vie... »
Une heure plus tard, j'étais sur la route de Bouffemond (Argenlieu, dans les exemplaires cartonnés), accompagnée d'un respectable ami, qui m'avait amené son cabriolet. Nous nous arrêtâmes au bourg de Moisselles, bourg situé à une demi-lieue environ, (à Pool Saint-Maxence, bourg situé à une lieue environ, dans les exemplaires cartonnés) du but de notre voyage. L'hôtel où nous descendîmes est tenu par le pare et la mère d'une demoiselle dont les manières et le ton sont au-dessus de son état. Comme nous avions demandé quel chemin nous devions suivre pour nous rendre à Bouffemont (à Argenlieu, dans les exemplaires cartonnés), cette demoiselle, soupçonnant peut-être les motifs qui m'y conduisaient, me parla sur-le-champ du mariage environné de mystères que l'on préparait chez les Val... (les Dup..., dans les exemplaires cartonnés). Elle ajouta, avec une maligne expression de traits, que, bien informés des antécédents de la mariée et de sa mère, les habitants de Moisselles (de Pont Saint- Maxence, dans les exemplaires cartonnés), et des environs s'égayaient tant soit peu du dévouement philosophique de M. le docteur. « On assure, ajouta la jeune aubergiste, et c'est le plus plaisant de l'aventure, que l'on a fait autour de la maison de M. Val... (Dup..., autre part), un déploiement de forces tout à fait imposant; je ne sais qui l'on craint, mais la gendarmerie est, dit-OD, en permanence; on garde militairement le beau manoir des Val... (depuis Dup...), et peut-être n'approcherez- vous pas de Bouffemont (depuis Argenlieu). sans que Ton vous crie ; qui vive ! ». Ce qu'il y a de certain, c'est que trois mouchards passèrent deux jours et deux nuits, à celte époque, dans l'hôtellerie de Moisselles (toujours remplacé par Pont Saint-Maxence). Un peu de doute sur l'absence de M. Giraud..., et, je crois, l'envie d'observer les dispositions militaires dont on me parlait, me déterminèrent à pousser jusqu'à Bouffemont (Argenlieu, dans les exemplaires cartonnés). La jeune aubergiste nous montra, vis-4-vit de sa maison, un sentier qui devait nous conduire tout droit à ce hameau: mais, bon Dieu 1 quel chemin... Vingt fois notre cabriolet faillit être brisé dans cette voie essentiellement vicinale, et révélant, par les plus rodes oscillations imprimées au léger équipage, l'insuffisance des centimes additionnels de la commune. Meurtris par les cahots, nous dûmes descendre, et suivre à pied les côtés herbeux de la route. Malgré cet allégement, notre voiture eut encore quelque peine à se tirer d'une succession non interrompue de fondrières et de mauvais pas. e Certes, me dit mou compagnon de voyage, pour essayer de faire diversion à ma tristesse, si jamais M. Giraud... trouve le bonheur dans ces lieux, il n'arrivera pas par un chemin semé de fleurs.
— Des fleurs, répondis-je, M. Giraud... sait bien qu'il n'en trouvera pas une dans tout ceci.
A notre arrivée, nous nous dirigeâmes vers la demeure du premier magistrat de la commune, autorité en sabots, qui nous reçut avec une abondante émission de jf avions et j' étions, dans une maison qui ne ressemble guère à l'hôtel du lord-maire de Londres; et pourtant celte habitation, avec celle d'un acteur de province retiré, sont les plus beaux édifices de l'endroit. Quant 1 la masure renforcée qu'habitent tas Val... (depuis les Dup...), on peut, en l'honorant, la comparer à une prison où l'on est renfermé pour l'expiation de ses péchés.