JUNIUS
et c'est sans doute pour cette raison que les Val... et les Giraud... (aujourd'hui Duroche) songent à s'y confiner. Mais si l'austérité de la retraite doit être proportionnée aux méfaits, ce doit être encore pour ces pécheurs un lieu de plaisance »
Mademoiselle Jullemier rentre à Paris ; elle a besoin d'aller chez le docteur, qui demeure rue Richer ; mais comme c'est effectivement la demeure de M. Giraud eau, on a substitué au nom de rue Richer, la Chausséed'An tin.
Toute la partie de ces Mémoires qui concerne le fameux docteur est ainsi mutilée.
n y a dans ces Mémoires des renseignements trèscurieux sur les industries pharmaceutiques du docteur, et particulièrement sur le Rob Laffecteur.
JUMIÉGES (Th.) , ps. [A. Rabuteaux, auteur d'une « Biographie du duc de Doudeau ville », imprimée dans un recueil intitulé « la Renommée. »
JUNGERMÂN (Valentin) , trad. pseud.
[Bruzkn db la Mabti.mère].
Entretiens des ombres aux Champs- Elysées, sur divers sujets d'histoire, de politique et de morale ; traduits de l'allemand. Amsterdam, Uytwerf, 1723, 2 vol.
ia-12.
JDNGKRMANUS (Hygenus-Thalassus), pseud. [Petrus de Mercenne].
Expérimenta nova anatomica , quibus incognitum hactenùs chyli receptaculum, et ab eo per thoracem inramos usque subclavios vasa lactea deteguntur, etc. Parisiis, 1654, in4.
JUNIEN C, auU dég. [Junien Chàmpeaux, au t. dram.].
I. Avec MM Auguste G. (Gombaut) et *** (Hyac.-Eug-. Laffillard, dit Décour) : les Petits Maraudeurs, ou les Tambours en goguette, tableau en un acte, mêlé de vaudevilles. Paris, Duvernois, 1823, in-8.
II. Avec MM. Armand L. (Legrand) et Aug. G. (Gombault) .: le Petit Chaperon rouge, conte en action, mêlé de couplets. Représenté sur le théâtre des petits ac-
' teurs de M. Comte, le 13 octobre 1823. Paris, Duvernois, 1823, in-8.
JUNIOR [Ch. Yriarte].
Chronique du « Monde illustré » .
JUNIUS, pseud. célèbre.
Junius'Letters. A new édition , with Notes and gênerai Index. Paris, Baudry, 1819, 2 vol. in-8.
— The same, with a Dissertation. Paris. Malepeyre, 1822, 2 vol. in-32 with a port.
Cette édition fait partie de la * Collection of the British prose Writers. #
Lettres de Junius , traduites de l'angl.
ipar Varnery). Avec cette épigraphe :
rutus était-il un lâche assassin ? Est-ce un crime d'enfoncer le poignard dans le
cœur d'un tyran ? Paris, Gueffier et Vollandy 1791, 2 parties en un vol. in-8.
Il avait déjà para en Angleterre plusieurs éditions de ces Lettres célèbres lorsque fut publié cette traduction : elle est faite sur l'édition la plus soignée et la plus complète qui existât alors.
< Ces Lettres sont écrites avec hardiesse; l'auteur se récrie contre les attentats portés à la constitution anglaise. Il est tout à la fois habile jurisconsulte, prorond politique et philosophe éclairé ; les amis de la liberté, les personnes a qui tous les genres de despotisme déplaisent, les citoyens d'un patriotisme éclairé, les hommes fiers et conrageux qui préfèrent la mort aux chaînes de la tyrannie et aux fers de l'esclavage, trouveront avec plaisir dans les lettres de Junius ce civisme pur qui ne plie point, ce caractère inflexible qui ne peut être dompté quand les lois sont violées, la constitution en danger, la liberté publique menacée et les lois sacrées du peuple envahies ». (Chronique de Parit, 6 octobre 1791).
— Les mêmes, trad. de* l'anglais avec des notes historiques et politiques, par J.- T. Parisot. Paris, Béchet aîné, 1823, 2 vol. in-8.
Édition reproduite, en 4830, au moyen de faux-litres et de titres, comme une nouvelle édition. Paris, Pichon et Didier.
Beaucoup de personnes, chez toutes les nations, ont lu ces célèbres Lettres, mais aucune d'elles n'a été sûre d'en connaître le véritable auteur, bien que l'édition originale ait bien près d'un siècle. Le secret de l'auteur a été bien gardé. Aussi a-t-on été réduit à faire des conjectures, et ces conjectures ont amené a attribuer les Lettres de Junius à huit auteurs différents. En voici les noms :
Boyd (Hugues). — G. Bonnecarrère, ancien diplomate, a inséré au c Moniteur », du 1er octobre 1816, une lettre dans laquelle il considère H. Boyd comme l'auteur des Lettres de Junius. Pour être l'opinion la plus générale, elle n'est peut-être pas plus fondée qu'une autre.
Burke.
Delolme (J.-L.), auteur d'un excellent ouvrage sur la constitution de l'Angleterre. — Ce qu'on peut affirmer sans crainte d'être démenti, c'est que Junius savait parfaitement le français, ainsi que le prouve la note qui accompagne sa lettre du 30 janvier 1771. Or, s'il est reconnu que la langue française n'était pas familière & Boyd, le véritable nom de Junius ne serait pas celui-ci. J.-L. Delolme était Suisse, et membre du Conseil des Deux-Cents de la République de Genève. La première édition de sa Constitution de l'Angleterre parut, en français, à Amsterdam, en 1771. Pourquoi Delolme, auteur de ce bon livre, ne serait-il pas celui des Lettres de Junius?
Germaine (le lord vicomte Sackville, plus connu sons le nom de lord). — M. G. Covenlry, qui a publié à Londres, en 1825, « A critical lnquiry regarding the real Author of the Letters of Junius » , considère le lord vicomte Sackville comme leur auteur.
Francis (t>ir Philip), mort en 1819. — Byron veut qne ces Lettres soient de ce dernier. Voy. * Conversations of lord Byron ». Pari*, 1824, t. II, p. 4.
Glower. Voy. la Biographie universelle à ce nom ;
Lés (le général) ;
Portland (le duc de) ;
On conçoit que par amour-propre les Anglais aient