‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 479 sur 1082 · I. Brin d'amour, opérette. Paris, 1857, in · texte numérisé non relu

I. Brin d'amour, opérette. Paris, 1857, in

IL Jean et Jeanne, opérette. Paris, 1855, in-12.

LA FONTAINE (Jean de). Ouvrages qui ont été faussement imprimés sous son nom.

I. Suite des Œuvres posthumes de — , publiées par M. Simien Despréaux, précédées d'une préface historique. Paris, Boudin, 1798, in-8 de 52 pag.

Des vingt Fables que contient cette brochure, onze appartiennent à Furetière, qui les publia en 1671, sous le titre de « Fables morales » . Une douzième du même auteur, mais qui ne fait pas partie de son recueil, est traduite de latin du P. Contraire, jésuite. Elle est intitulée : i le Soleil et les Grenouilles ». Une autre est de Valincour, une autre de Fieubet, V. .le « Recueil de vers choisis » du P. Bouhours, et la Lettre de M. Grainville, insérée dans la « Décade philosophique», an vi (1798), 4* trimestre, p. 368 et suiv.

Qu'on ne croie pas, au reste, que M. Simien Despréaux se soit donné la peine de tirer ces vingt Fables de différents recueils ; on les trouve tontes dans la cinquième partie d'nne édition des Fables de La Fontaine, ainsi intitulée : c Nouvelles Fables choisies , mises en vers par M. de La Fontaine et autres plus célèbres auteurs françcis du temps. » Amsterdam, Daniel de la Feuille, 1698, pet. in-8. A. A. B— r.

-f- L'éditeur fut en butte à de vives .critiques. M. Paul Lacroix en parle en ces termes dans la prêtée des « Nouelles Œuvres inédites de La Fontaine, » {Parit, 1865, n-8).

« Despréaux Simien ne se défendit pa6 et resta muet sous la sentence de ses juges; il n'était pourtant pas si coupable, et nous serions presque tenté de le justifier, car s'il avait péché par ignorance, il avait péché de bonne foi. Une petite-fille de La Fontaine lui avait communiqué vingt et une fables manuscrites et un conte, < le Florentin,» trouvés dans les papiers du fabuliste et peut-être écrits de sa main. Suivant les apparences , fables et conte étaient de l'estoc de La Fontaine. Tout n'était pas de lui cependant, si quelques pièces devaient lui être attribuées. Le plus grand nombre de ces fables se retrouvaient déjà dans le recueil de Furetière, d'autres pouvaient être revendiquées par des poètes contemporains, mais il y avait là quatre ou cinq pièces qui ne pouvaient appartenir qu'à La Fontaine et dont la revendication n'avait été faite par personne... Nous avons sans hésiter fait quelques emprunts fort intéressants à la « Suite de* Œuvres posthumes » mise au jour par l'innocent Simien Despréaux. »

Les fables que M. Lacroix a reproduites sont « Le Pêcheur et les Poissons, les Favoris, les Rats et le Chat, le Cygne et les Canards » (traduction publiée ailleurs, mais avec des variantes, d'un apologue du P. Fraguier : Olor et Anseres.)

II. Deux Fables inédites (composées par M. Niquevert, peintre, à Saint-Germain).

— Imprimées u y a trois ou quatre ans dans le journal de Saint-Germain-en-Laye.

-h III. Recueil de poésies chrétiennes ot diverses, dédiées au prince de Conty, par — , (recueillies par Henri-Louis de Loménie de Brienne , avec un avertissement du même Loménie, et une préface de Claude Lancelot). Paris, Le Petit, 1671, Coûter ot, 1679, 1682, 3 vol. in-12.

LA FONTAINE

Page 1