‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 500 sur 1082 · XXXII. Esquisse d'une Philosophie. T · texte numérisé non relu

XXXII. Esquisse d'une Philosophie. T

I à IV. Paris, Pagnerre, 1841-46, 4 vol. in-8, 30 fr.

Les trois premiers volumes ont paru en 1841.

M. de La Mennais voit partout son sujet, il ne le trouve nulle part.

Quoi qu'il en soit, l'écrivain paraissait avoir reculé les bornes de la science. Mais ne voi'.à-t-il pas que depuis quatre ou cinq ans, reconnaissant par là même que tout ce qu'il avait écrit sur la Philosophie, pourtant n'était pas la Philosophie, il se met à concevoir ce qu'il appelait une Philosophie, qu'il faisait annoncer partout, ces dernières années, prôner à l'avance, et qu'il avait nommée en dernier Heu, après mille va-

(1) M. Pagnerre est, comme on sait, l'éditeur des pamphlets politiques de M. l'abbé de La Mennais, du ci-devant vicomte de Cormenin, de MM. Cabet, Altaroche, Louis Blanc et autres personnages dont la spécialité consiste à aimer le peuple en paroles.

Note de l'homme-potence.

riantes, « Théorie catholique de l'esprit humain ! » <Voy. les « Éléments de Philosophie • de l'abbé Combalot). A la juger par les dernières « Paroles » de l'auteur, ce devait être la théorie de la folie d'un esprit humain.

Madrolle, « Hist. secr. du parti et de l'apostasie de M. de La Mennais ».

— Grundriss einer Philosophie, aus dem franzœsischen. (I-HF Baende. Uebers. von Aug. Kahlhorst, aus Strasbourg, u. Emich, aus Pesth). Paris, Rewmard, 1841, 3 vol. in-8, 22 fr. 50 c.

XXXIII. Discussions critiques et Pensées diverses sur la Religion et la Philosophie. Paris, Pagnerre, 1841, in-8, 5fr.

La Préface de ce volume est datée de Sainte-Pélagie, le 10 avril 1841.

Ce volume intitulé * Discussions critiques et Pensées diverses... » ne renferme que des Réflexions diverses et des Pensées, qui ne sont pas celles imprimées à la suite des premiers Mélanges de l'auteur,

Voici le début de la préface de M. de La Mennais, écrite à Sainte-Pélagie :

« Les fragments que nous publions ont été écrits, pour la plupart, il y a longtemps, sous l'influence, soit des idées qui nous frappaient à l'instant même, soit des émotions que tant de causes diverses font naître eu chacun de nous dans le cours de notre vie si agitée. Nous étions loin de prévoir alors qu'on jour nous dussions rassembler, pour les offrir au public, ces feuilles éparses, et on le verra bien par ce que la pensée soosentend quelquefois et par la forme native, spontanée qu'elle revêt, sans travail et sans art. »

c Nous devons expliquer cependant quels motifs noms ont décidé, après de longues hésitations, à communiquer, pour ainsi dire à tous, ce qui, uniquement destiné d'abord à fixer nos propres idées, n'était qu'une sorte de secret entretien avec nous-mème. »

* Il s'est opéré, on le sait, un changeaient dans nos convictions (1), et ce changement, déterminé par des réflexions nouvelles, déterminées elles-mêmes par un devoir rigoureux, plusieurs ont cru pouvoir l'attribuer à des causes qui, si elles avaient quelque réalité, porteraient une grave atteinte à notre conscience et à notre honneur. Nous n'avons, durant des années, opposé que le dédain à ces indignes inculpations. Maintenant le dédain ne suffit plus : il faut montrer avec quel soin, avec quelle attention scrupuleuse nous examinâmes, à l'époque indiquée dans les Affaires de Rome, les importantes questions d'où dépendaient notre foi comme homme, et notre conduite particulière dans la position difficile qu'on nous avait faite. »

Dans le reste de cette Préface, l' orgueilleux prêtre cherche à justifier son apostasie, en essayant de justifier ses doctrines condamnées* et par les évèques de France et confirmées par la Cour de Rome. Ne pouvant être plus papiste qne le Pape, il prêche an peuple de son pays d'être plus anarchiste que le peuple de 93. On chef ultramontain, ou chef démagogue, c'est toujours être chef, et l'orgueil de M. de La Mennais veut qu'il commande à un parti quel qu'il soit.

XXXIV. De la Religion. Paris, Pagnerre, 1841, in-32, 1 fr.25c.

(1) D'ultramoolain, l'auteur est devenu agitateur catholique, puis démagogue.

LA MENNAIS

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