I. Gyges Gallus. Parisiis, 1659, in
— Nova editio, cui accessere ejusdem auctoris somnia sapientis. Parisiis, 1667, in-4.
Cette fiction, où l'auteur suppose que, devenu possesseur du fameux anneau de Gygès, il en profite pour pénétrer dans l'intérieur des maisons et décrire ce qu'il y voit, prouve que l'idée du c Diable boiteux »de Lesage, qui vit le jour pour la première fois en 4 707 , n'est pas neuve ; mais l'idée première n'en appartient pas non plus au P. Zacharie : car dix-huit ans auparavant Luis Vêlez de Gucvara avait publié & Madrid son « Diablo cojuelo, novela de la otra vida » (in-8), et le
P. Zacharie a pu s'inspirer avant Lesage do livre de L. Vêlez de Gnevara.
Pour connaître ce qu'en dit l'abbé Coupé, qui place le « Gygues Gallus » au-dessus de l'ouvrage de Lesage, voy. la « Bibliothèque des romans », décembre 1779 et février 1780 ; peu de personnes, au reste, seront de son avis.
Ce livre a été souvent réimprimé : -1660, in-4 ; /**tisbonne, 1736, in-8 ; et il a éi> traduit en français par le père Antoine de Paris, en i6Ô3, in-12.
Edm. D. M — ne.
-f- Un religieux, du même ordre que l'auteur, le traduisit en français {Paris, 1603, in-12, tit. gr.). Cette traduction offre celte particularité assez piquante d'avoir été dédiée au comte d'Offemont, père de la célèbre marquise de Brinvilliers, et le bon religieux le félicite de ce qu'on voit briller ses hautes vertus « sur le front de mademoiselle votre fille... par U^ actions de sa sainte vie. » Qui depuis
-f-Une note de « l'Icon authoris * de l'édition de 17 30. l'approbation de l'édition de 1659, et le privilège de la traduction française révèlent le nom de l'auteur ; et cette' donnée se trouve pleinement confirmée par le portrait que celui-ci a tracé de lui-même à la tète de son livre : chose piquante à noter. G. M.
-{-Voir sur le P. Zacharie et ses ouvrages le * Mannel du bibliographe normand », par M. Ed. Frère, t. II, p. 622.