A M. de La Mennais. Beauport. (En vers
Imprimé pages 429 et 430 de c Bretagne ». P» Amand Guérin. Paris, 4842, in-42.
Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en reproduisant une courte pièce d'un très jeune compatriote de M. de La Mennais, jeune homme naïf, qui a eu foi dus le nouvel Athanase.
Lorsqu'à ces cœurs brisés et fuyant le naufrage, Frêles esquifs battus par la vague et l'orage, Calme à l'abri des vents, vous méditiez un port, Une anse ou recevoir leur errante chaloupe. Où radouber leur voile et retnâter leur poupe, Une rade, Beauport ;
, Prêtre, c'était le fait d'une noble pensée ; ; Le fait d'une raison dans les cieux élancée, , Recevant du Très-Haut le soufle inspirateur ;
Le fait d'un esprit pur ; un rayon d'espérance
Emané de celui qui guérit ta souffrance, Du grand Consolateur.
(4) Plusieurs autres pièces de vers inspirées par les ouvrages de M. F. de La Mennais sont citées parai les réfutations particulières auxquelles elles ont rapport.
LA MENNAIS
LA MENNAIS
A totre appel sacré combien de tristes âmes, S'enfuyant des rites où s'éteignent leurs flammes, Auraient au monde tain dit nn suprême adieu, Et là. trouvant un lieu de paix, seraient venues Y retremper leur vie aux sources méconnues De la terre de Dieu 1
Mais il n'est rien de sûr dans cette vie humaine; Ce qu'amène le flux, le reflux le remmène. Le projet le meilleur cède au projet plus beau ; Le fait mis de coté cède à la théorie ; On sème sur les vents, chacun discute, on crie... Puis tout entre au tombeau.
La dernière strophe de cette pièce, composée en l'honneur do prêtre malouin, n'a-t-elle pas aujourd'hui tout l'air d'une épigramme, tant le personnage a changé?