‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 560 sur 1082 · L. DE LA SlCOTIERE · texte numérisé non relu

L. DE LA SlCOTIERE

-f- On trouvera dans l'ouvrage de M. Feuillet de Couches : a Louis XVI, Marie-Antoinette et M"" Elisabeth » (4864. 3 vol. in-8), des détails curieux sur l'affaire du collier et sur If"* La Hotte ; ils sont extraits d'un gros volume d'autographes relatifs à cette intrigue et fruit de recherches poursuivies pendant de longues années (voir tome 1, page 456).

Quand on a pu juger de la phraséologie de Mm* de La Motte, on reconnaît, à n'en pas douter, dans sa prétendue * Vie écrite par elle-même », l'œuvre d'une plume clandestine, rompue à la peinture licencieuse d'un siècle ofe la corruption n'était qu'un jeu. L'auteur d'un livre excellent, trop peu lu, sur les origines de la Révolution, Guy-Sallier, crut avoir bien deviné en y retrouvant l'imagination corrompue et le style de fauteur des t Liaisons dangereuses » , Choderlos de Laclos. Un des agents les plus actifs du duc d'Orléans, Geoffroy de Simon, qui était dans le secret, le lui avoua. (« Annales françaises, 4852, tome II, page 172.) On s'accorde plus généralement aujourd'hui à rendre cette œuvre de ténèbres au fameux pamphlétaire Thévenean de Blorande.

S'il fallait s'en rapporter à M. Hom maire de Hell (i les Steppes de la mer Caspienue », t. II, ch. xvi), cité dans « l'Intermédiaire s (n° 113, col. 507), la comtesse de Lamothe ne serait point morte à Londres en 4791 ; elle serait venue bien plus tard à Saint-Pélersbonrg, aurait acquis de l'influence dans la haute société russe, et, reléguée en Crimée par ordre de l'empereur Alexandre, elle y serait morte en 4813. Hais tons ces détails semblent extrêmement hasardés.

LA MOTTE VALOIS (le comte de), au t. supp.

Mémoires inédits du — , sur sa vie et son époque (1754-1830), publiés d'après le manuscrit autographe, avec un historique préliminaire, des pièces justificatives et des notes, par Louis Lacour. Paris, Poulet-

Malassis et de Broise, 1858, xxxix et 398 p. , in-12.

Il existe un carton de G pag. tiré a 8 exemplaires seulement.

Cet ouvrage n'est point du comte de La Motte, qui, sans être entièrement dépourvu d'esprit (Beugnot). était tout à fait hors d'état de l'écrire. Il a du être rédigé sur ses notes par quelque folliculaire affamé. Le manuscrit sur lequel il a été imprimé, et qui fait aujourd'hui partie de ma bibliothèque, n'est pas même autographe comme l'annonçait le titre, mais seulement certifié et approuvé par le comte de La Motte. Une introduction inédite et autographe, que je possède également, nous lait voir que cet ouvrage n'avait été composé que pour tacher de lui obtenir la restitution d'une pension dont il avait été gratifié puis dépouillé, et que l'achat en fut offert aux préfets de police Debelleyme et Delavau.

Le commencement de ces « Mémoires » est emprunté presque textuellement à la « Vie de Jeanne de Saint-Remy comtesse de La Motte. » Les chapitres relatifs à l'affaire du collier, dont le manuscrit ne s'est pas retrouvé, sont copiés dans le même ouvrage.

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