‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 564 sur 1082 · LANGLOIS · texte numérisé non relu

LANGLOIS

— Le môme ouvrage, sous ce titre :

Nécrologe des auteurs vivants, par L. M. D. L***. Paris, Frechet, 1807, in-18, 214 pag.

IV. Mon Voyage en Prusse, ou Mémoires secrets sur Frédéric le Grand et sur la cour de Berlin, par L. M. D. L***. Paris, Frechet, 1809, in-8.

De Langle est-il bien l'auteur du « Voyage de Figaro en Espagne »? Je ne l'ai jamais cru. J'ai toujours pensé, an contraire, que c'était l'ouvrage de quelque homme de beaucoup d'esprit, mais d'an très-mauvais goût, qui avait abandonné à) de Langle le soin de le mettre en lumière. Je fonde celte opinion sur ce qu'un homme qui aurait fait ce voyage aurait dû nécessairement semer dans ses autres écrits quelques-uns des traits d'esprit dont celui-ci est rempli. Or, dans tout ce que le marquis de Langle a publié depuis, on ne retrouve partout que l'esprit de Figaro, que les mêmes saillies, les mêmes phrases, les même6 mots, les mêmes traits ; il lança, an bout de cinq ans, contre la Suisse, les épigrammes que cinq ans auparavant il avait déjà lancées contre l'Espagne ; il ne monte an sommet des Alpes que pour répéter ce qu'il nous avait déjà tant de fois dit du sommet des Pyrénées ; il peint les mœurs champêtres du simple Helvétien des mêmes couleurs qui lui avaient servi à peindre le caractère allier et superbe du magnifique Castillan. Les pamphlets littéraires que de Langle a publiés sous le titre de • Paris littéraire » , i d'Alchimiste littéraire s, de « Nécrologe des auteurs vivants * , ne sont eux-mêmes pas autre chose que le « Voyage de Figaro en Espagne ». Il n'y a que le titre de l'ouvrage et quelques noms de changés. Ne doit-on pas conclure de tout cela que l'homme qui aurait eu assez d'esprit pour trouver les mots heureux, les traits piquants qui font du « Voyage de Figaro en Espagne » un ouvrage original, aurait eu le secret de faire jaillir des autres sujets qu'il aurait traités du moins quelques étincelles nouvelles, quelques saillies nées du sujet? De deux choses l'une : ou le marquis de Langle n'est pas l'auteur du « Voyage de Figaro en Espagne », ou les autres ouvrages qu'il a publiés ne sont pas de lui. Préface envoyée de Berlin, page xxxij.

-+- LANGLÉ (Ferdinand) [Joseph-Adolphe LangloisI.

Voy. la « France littéraire » et le a Catalogue général de M. Otto Lorenz, au mot Langle.

IL Voyage de la Perse dans l'Inde, par Abd Oul-Rizac, traduit du persan. Paris, 4798, in-18.

Ce volume fait partie d'une « Collection portative de Voyages », publiée par Langlès, 1798-1820, 6 vol. in-12.

Une notice très-curieuse sur Langlès, par M. P.-H.- J.-J.-B. Audiffret, mort premier employé de la section des manuscrits français près la Bibliothèque nationale, notice imprimée dans le tome III de la « Biographie universelle et portative des contemporains » (1834) établit non-seulement que Langlès était très an-dessous de la réputation dont il jouissait, mais encore qu'il a commis au moins deux fraudes littéraires, et voilà pourquoi son nom figure dans nos « Supercheries ».

« On a cru longtemps, dit M. Audiffret, et les orientalistes mêmes regardaient le « Voyage de la Perse dans l'Inde » d'Abd Oul-Rizac, opuscule qui ne forme que la moitié d'un volume, comme l'unique essai des connaissances de Langlès en langues orientales : l'illusion a été détruite, en 1819, par la découverte que fit son biographe. 11 est bien constaté aujourd'hui que le « Voyage » d'Abd Oul-Risac a été pris en entier dans la traduction française faite par Galland, d'une Histoire de Chah Rokh et autres descendants de TamerUn, par le même Abd Oul-Rizac, dont il existe deux exemplaires à la Bibliothèque du roi. Il est pénible de déclarer que le prétendu traducteur a publié comme son propre ouvrage celui de Galland, et que pour (aire disparaître les traces du plagiat, il a soustrait de l'un des exemplaires les cahiers qui contenaient les paragraphes relatifs aa voyage de l'auteur persan, sans se rappeler qu'il existe un autre exemplaire sur lequel il avait marqué par des crochets les mêmes paragraphes. Par suite de cette découverte, on a reconnu aussi que Langlès avait pris déjà dans la traduction de Galland un opuscule, non moins exigu qu'insignifiant, et publié, en 1788, sous le titre « d'Ambassades réciproques », etc. (voyex ci-dessus). Dans une note qu'il a insérée à la suite des « Voyages des Franklin en Perse » (qui forment le deuxième volume de celui d'Abd Oul-Rizac), il loue un auteur persan de n'avoir pas dissimulé les cruautés de Nadir*- Chah, et accuse le frère Bas in, jésuite, d'avoir flagorné ce tyran de la Perse. Assurément les jésuites ont eu bien des torts, mais les injures que Langlès prodigue ici a l'un d'eux sont aussi injustes que ridicules, car l'historien véridique, c'est le frère Bazin, et le flatteur, c'est l'auteur persan. Les ouvrages de Langlès fourmillent d'absurdités pareilles. >

. LANGLÉ (Avlic) [Marie-Ange-Ferdinand Langlois, fils du précédent].

Voy. le a Catalogue général» de M. Otto Lorenz, à Langle.

LANGLÈS (Louis-Mathieu), médiocre orientaliste.

I. Ambassades réciproques d'un roi dos Indes, de la Perse, et d'un empereur de la Chine, avec la vie de ces deux souverains. Traduit du persan d'Abd Oul-Rizac, aumônier de Chah Roukh, roi de l'Inde. Paris, Royez, 4788, in-8.

usurpé par notre auteur, est celui de la branche aînée de sa famille. 01. B— r.

LANGLOIS (Louis-P.). ps. [Louis-Pierre- Prudent Le Gay].

Legay s'était d'abord fait connaître par de nombreux romans licencieux, appartenant à l'école de Pigault-Lebrun. Arrivé à un certain âge, il changea son genre de publication, ne fit plus guère que des ouvrages pour la jeunesse, et alors adopta pour les lancer Sans le monde le nom ma- { ternel de sa femme, née Louise-Pauline Langlois. Né en 1744, mort en 1826, il avait obtenu, sous la Restauration, un modeste emploi dans les bureaux de l'Université.

I. Précis de l'Histoire de France depuis la mort de Louis XVI jusqu'au rétablisse-

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