II. Virginie, tragédie. Paris, 1845, in
Voir pour d'autre* écrits de ce littérateur le « Catalogue général « de M. Otto Lorens, tome m, p. 170.
LA TOURELLE (le sieur de), ecclésiastique, ps. [le P. Desmares, de l'Oratoire] .
Divers doutes contenus sous neuf titres, présentés à l'assemblée des prêtres do l'Oratoire. 1658, in-4, 16 pag.
Voy. « l'Histoire du cardinal de Bérulle », par M. Tabaraud. Paris, 1817, in-8, t. II, p. 252-53.
LA TOURNERIE, nom patrim. [Royer de La Tournerie].
Pour la liste de ses ouvrages, voyez la «France littéraire» au dernier de ces noms.
LATRADE (Félix), ps, [Frédéric-Alexandre-Auguste Lock, d'abord chef et ensuite sous-chef de bureau au ministère de l'Instruction publique, sous la République de 1848, né à Cologne en 181 3J.
Pendant le court séjour du citoyen Ledru-Rollin au ministère de l'intérieur, M. Lock fut nommé à une direction dépendante de ce ministère, laquelle comprenait les théâtres et la librairie. Grandes furent les clameurs des petits journaux, qui portent assez habituellement sur les hommes et leurs travaux des jugements qui dénotent une parfaite ignorance des hommes et des faits dont ils s'occupent. Nous avons sous les yeux l'une de ces petites méchancetés qui furent imprimées sur M. Lock, à l'époque où il fut question pour lui d'une nouvelle direction, qui ne se créa pas. Nous l'empruntons au numéro du 28 mai 1848 du « Lampion », petite feuille qui était peu dans le cas de nous éetairer dans une question d'histoire littéraire. Voici ce petit pamphlet :
r M. Lock, nom beaucoup plus célèbre dans la pharmacie que dans la littérature, très-petit employé dans l'instruction publique. Tient d'être nommé, grâce aux soins de M. Marrast, directeur des théâtres et de la librairie au ministère de l'intérieur. *
c Cette place, qui n'existait pas, a été créée pour donner un chef à deux bureaux que le régime nouveau vient d'amoindrir de moitié, et qui se trouvaient auparavant dans la division des beaux-arts. »
< Nous verrons si ce Lock sera goûté par la prochaine commission du budget. »
Il n'y a qu'un petit malheur dans ce petit article méchant : c'est qu'il décèle l'ignorance de son auteur en histoire littéraire ; car si M. Lock a eu la modestie de ne vouloir écrire que sous le voile de l'anonyme et sous le pseudonyme de Félix Latrade, il n'en a pas moins écrit la valeur de plusieurs volumes in-8, et sur des sujets plus sérieux que l'auteur de l'article en question n'eût pu en écrire. C'est donc â nous à éclairer le « Lampion ».
On doit â M. Lock : 1° des articles de critique dramatique et littéraire, ainsi que deux nouvelles, c Jean de Carrouges » et c José del Pilar », imprimés dans le « Nouvelliste », de 1838 â 1848 ; 2° des articles de critique littéraire, dans le • Messager », « l'Echo de la littérature » , la t Revue du xix* siècle » ; 3° des * Notices biographiques », dans c l'Encyclopédie du xixc siècle » -, 4° des « Nouvelles * , dans le « Natio-
nal », de 1843 à 1845 : r Deux Sœurs (10 décembre 1843); t Pierre Valréas (31 décembre 1843); le « Prieuré du Val » ; André Lambert » (6, 9, 10. 16 et 17 mai 1845) ; 5° des articles de critique littéraire et administrative dans le t Manuel général de l'instruction primaire » , la t Revue de l'instruction publique * et dans le « Journal général de l'instruction publique »; 6° des articles de critique historique dans la « Nouvelle Revue encyclopédique » ; sur • l'Histoire des deux Restaurations », de M. Achille de Vanlabelle. en quatre articles (t. n, ffl et V) ; sur t l'Histoire dm Consulat et de l'Empire », de M. Thiers, en deux articles (t. ni); sur t l'Histoire de l'Hôtel de Ville de Paris », par M. Le Roux de Lincy (t. 111); sur les « Guerres maritimes de la République et de l'Empire » , de M. Jurien de la Gravière (t. V).
Quand nous disions que les études de H. Lac* étaient trop sérieuses pour être connues des étxivains légers de nos petits journaux 1
-j- Voir dans le « Catalogue de la librairie française ». publié par M. 0. Loreni, t. TU, p. 298, l'indication de divers ouvrages de M. Lock, publiés en 1855, 1858, etc.
LA TREMOLIÈRES, ps. [Henri Pàsct- Trémolières]. •
LA TUDE (Henri Masers de) (1). Ouvrages qui lui sont faussement attribués :
I. Histoire d'une détention de trenteneuf ans dans les prisons d'Etat, par le prisonnier lui-môme, ou Mémoires du sieur Henri Masers de La Tude, contenant les opérations qu'il a pratiquées pour se sauver une fois de la Bastille et aeux fois du donjon de Vincennes, avec la suite de ces événements. (Composés par le marquis de Beaupoil.) Amsterdam (Paris), 1787, rà-18, 112 pag.
La Tude a désavoué formellement cette Histoire, qu'on a su depuis être du marquis de Beaupoil. Outre l'inexactitude à raconter les faits, on ne trouve dans cette Histoire qu'une très-petite partie des aventures qui sont arrivées à La Tude.
M. de Beaupoil a encore publié deux autres écrits qui se rapportent au même sujet :
lo A un ami, à l'occasion du Mémoire de M. de Masers de La Tude, ou Histoire de l'abbé de Bwraoi- Paris, Buisson, 1187, in-12, 72 p.
L'auteur y prétend que le récit de l'évasion de La Tude de la Bastille, en 1756, n'est que le souvenir de l'aventure de Buquoi.
2° Lettre de M. le marquis de Beaupoil à M. deBergasse sur l'histoire de M. de La Tude et sur les ordre* arbitraires. 1787, in-8» 40 p.
H. Le Despotisme dévoilé, ou Mémoires de Henri Masers de La Tude, détenu pendant trente-cinq ans dans les diverses prisons d'Etat, rédigés sur les pièces originales, par M. Thierry, avocat. Dédié à M. de La Fayette, Paris, Masers de La Tude, Lejay, 1790, 3 vol. in-8, avec le portrait de La Tude, ou 1793, in-8.
(1) Ce personnage a été aussi appelé Danry, et Jador, mais son vrai nom était Masers.
LAUGARDIÈRE