‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 589 sur 1082 · LAUNAY · texte numérisé non relu

LAUNAY

Cet ouvrage, mal écrit et beaucoup trop diffus, offre néanmoins de cariera détails.

— Le môme ouvrage, sous ce titre : Mémoires de Henri MasersdeLaTude, prisonnier pendant trente-cinq ans à la Bastille, à Vincennes, à Charenton et à Bicetre.

Kïouv. édit.). Paris, Abel Ledoux, Pontiln, 1835, 2 vol. in-8, avec un portrait.

Pour n'avoir écrit aucun de ces deux ouvrages, La Tude n'en est pas moins auteur de trois Mémoires qui sont cités à son article dans notre t France littéraire » (voy. Masers de La Tude).

Dans ce siècle-ci l'on a encore publié d'autres Mémoires qui ne doivent pas être plus autographes que les précédents. Ils ont paru sous ces titres :

4° i Mémoires inédits de l'infortuné et imprudent La Tude, contenant des particularités inconnues jusqu'à ce jour sur les grands torts de La Tude envers Mme de Pompadour, et le véritable motif de la vengeance de cette favorite, vengeance qui s'étendit au delà du tombeau, et qui datait do temps de Berg-op-Zoom, époque à laquelle l'impudente maîtresse décacheta dans son cabinet noir une lettre venue du théâtre de la guerre, signée de La Tude, ingénieur, et contenant des injures dirigées contre elle. La lettre était adressée à M. Tilloy des Noyettes, avocat à Paris. Parti, Gauvin, 1834, in-8, 90 pages.

Ce n'est qu'une première livraison, qui est vraisemblablement unique. Le titre, au moins singulier, que nous avions copié entièrement, ne prévenait pas en faveur de cette publication.

2* < Mémoires inédits de Henri Masers de La Tude », écrits par lui-même, détenu depuis trente-cinq ans à la Bastille et antres prisons d'Etat ; suivis de plusieurs lettres autographes, et précédés d'une Notice par M. Anton? Béraud. Paris, Bourdin, 1835, in-18, avec un portrait.

Les infortunes de La Tude ont été plusieurs fois dramatisées. Nous citerons entre autres :

« La Tude, on Trente-cinq ans de captivité » , mélodrame historique en trois actes et cinq tableaux ; précède de c Une Matinée à Trianon >, par MM. G. de Pixeréeonrt et A. Bourgeois, représenté sur le théâtre de la Gaîté, à Paris, le '15 novembre 1834. Paris, Marchand, Barba, 1835, in-8.

-+- Voir les articles consacrés à La Tude, dans le r Dictionnaire de la conversation, par M. Dufey de l'Yonne, et dans la « Nouvelle Biographie générale, II. L. Louvet.

4- LAUGARDIÈRE [Jules-Vincent-Hippolyte Rjbàult de Laugardière].

Voyez la «France littéraire», t. XII, p. 289.

-h LAUGEL (A.), auLsup. [le duc d'Au

mâle].

Institutions militaires de la France (article inséré dans la « Revue des Dieux Mondes», numéro du 1or mars 1867, et imprimé à part en Belgique.

M- Auguste Langel, né à Strasbourg en 1830, est secrétaire du duc.

LAUGHER (Milord) , ps. [Victor-Donatien Musset-Pàthay , père de MM. Alfred et Paul de Musset].

L'Anglais cosmopolite, ou Voyage de—, traduit de l'anglais. Paris, Debray et Delance, an VIII (1800), in-8.

Traduction supposée. Une seconde édition, revue, corrigée et augmentée, a paru avec le véritable nom de l'auteur. Paris, 4802, in-42.

+ LAUM*** (Ch.) [LaumjjuiJ .

Instruction paternelle du docteur D***, ministre de la religion anglicane, à miss Emily Loveday, trad. de 1 anglais par — . Paris. 1822, in-8.

LAUNAY, ps. [Pierre Boaistuau, dit Launay, natif de Nantes (Bretagne)].

Histoires prodigieuses extraites de plusieurs fameux autheurs grecs et latins, sacrez et prophanes : mises en nostre langue par — . Avec les portraits et figures. Dédiées à très-haut et très-puissant seigneur Jehan de Rieux, seigneur de Dasserac. Paris, pour Vincent Normant et Jehanne Bruneau, 1564, in-8, 180 fts, sans les préliminaires.

C'est la description assez étendue de cet ouvrage qu'a donnée le savant baron F. de Reiffenberg, dans son « Bulletin du Bibliophile belge », t. IV, p. 148-49 (1847), qui nous oblige a comprendre Boaistuau au nombre des auteurs déguisés.

La soigneuse conscience que M. de Reiffenberg apporte constamment dans la description qu'il donne des livres qu'il examine ne peut nous laire révoquer en doute qu'il n'ait bien vu un exemplaire qui porte pour nom d'auteur : P. Boaistuau, surnommé Launay. Cet exemplaire n'est-il pas d'une contrefaçon r

M. Miorcec de Kerdanet, dans ses c Notes chronologiques sur les théologiens, jurisconsultes, philosophes, artistes, littérateurs, poètes, bardes, troubadours et historiens de Bretagne {Brest, 1818), in-8), en a donné une sur P. Boaistuau, p. 89 et 90, mais il ne parle pas du surnom qui se trouve sur l'exemplaire que M. de Reiffenberg a en sous les yeux.

Puisque nous avons été amené à parler de ce livre, à cause d'un surnom, nous emprunterons à M. Miorcec de Kerdanet une note qui ajoutera à la description que nous donne M. de Reiffenberg du livre de Boaistuau.

La première édition est de Paris, Vincent Sertenas, 1561, in-8 ; celle-ci, citée par M. de Reiffenberg, doit être la seconde ou une contrefaçon. La troisième est de 1575, 6 vol. in-16, qui sont ordinairement reliés en trois. D'autres éditions ont été imprimées à Anvers, en 1594, in-8, et à Paris, en 1598. C'est de ce petit ouvrage que La Fontaine a tiré le sujet du c Paysan du Danube. »

H- Voir à ce sujet le chap. xvm des c Mélanges tirés d'une petite bibliothèque » , par Charles Nodier (Parts, 1837, p. 161-167). Le c Bulletin du Bibliophile », 1858, p. 739, donne des détails sur quelques auteurs qui ont traité le même sujet.

D'après M. Miorcec de Kerdanet, M. de Reiffenberg aurait fait erreur en présentant cet ouvrage comme ayant été continué après la mort de Boaistuau (arrivée à Paris, en 1566), par François de Belleforest. Ce serait d'un autre ouvrage de Boaistuau (qui en a composé sept), et intitulé « Six Histoires tragiques », traduites de l'italien de Bandello, Paris, Jacques Macé,

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