LOCATAIRE
LOGKMAN
net et le ministre des étrangers en France, suivi de la 3e édit. de la « Biographie de M. Thiers ». Paris, les marchands de nouveautés, 1842, in-8 de 32 pag.; ou 3e éd., Paris, Paulier, Pilout, 1842, in-8 de 32 p.
Nous devons la découverte de ce pseudonyme à un livre de l'un de nos confrères en bibliographie, livre dans lequel nous n'avions jusqu'alors découvert — . que de nombreux emprunts, puisés à nos propres travaux, et qui ne sont jamais accompagnés de la citation des sources où ces emprunts ont été faits. Non-seulement cette manière de procéder n'est point conforme à l'équité, même en histoire littéraire, quoique cela se permette quelquefois, mais encore cette manière de procéder est justiciable des tribunaux, car on peut la qualifier. Nous pourrons un jour user de celte voie pour mettre fin à ces emprunts forcés, trop souvent réitérés.
Mais, au moins, si nous, nous empruntons, nous ne le faisons pas aussi servilement que notre confrère, et nous allons le prouver, en complétant ce qui a été dit de l'opuscule que nous citons.
M. Dagnin et ses collaborateurs se bornent à citer la deuxième édition de cet opuscule, mais ne disent pas un mot de la première. Dans ce qui suit, nous ne les copierons plus.
Ces deux notices sont des réimpressions de celles qui ont été insérées dans on recueil qui a commencé à paraître en 1844, sous le litre de « Je casse les vitres », par P. Bienvenu, de Séez, G. -M. Dairnvaell et Pelletier. La * Notice sur M. Guizot » a paru dans la deuxième livraison de ce recueil, et celle « sur M. Thiers », dans la cinquième : il a été fait de celte dernière un tirage à part, sous le titre « d'Histoire populaire de M. Thiers », 4842, gr. in-8 de 46 pag. Voilà pourquoi, dans la brochure que nous citons, la * Biographie de M. Thiers * est présentée comme la troisième édition.
Ce pamphlet a eu, dans la même année, une autre édition qui a paru sous ce titre : t Histoire de MM. Thiers et Guizot », deuxième édition. Parit, Paulier, Roxier, in-8 de 32 pag. Cette édition porte sur la couverture le nom de M. Georges Dairnvaell, mais sur le frontispice de l'écrit, on Ut encore : * Par on locataire de Sainte-Pélagie *. C'est là l'édition citée par MM. Dagnin et compagnie.
Ce n'est pas la seule chose à reprendre dans l'article insignifiant que notre collègue en bibliographie a consacré à M. G. -M. Mathien-Dairnvaell, dont il n'a même pas su comment s'écrivait le nom.
Dans la notule qui suit la mention de l'opuscule en question, on lit : « C'est là l'ouvrage capital de cet écrivain. Le reste de son bagage littéraire se compose de petites brochures moins volumineuses encore * .
Pardon, cher confrère, mais quand on ne sait rien de rien, on a mauvais ton à être aussi afllrmatif. M. Mathien-Dairnvaell écrit depuis 4838, et il a publié sous son nom et sous divers pseudonymes beaucoup d'ouvrages plus étendus que l'opuscule de 32 pages que vous citez. Si, pour votre « Littérature française contemporaine », vous vous étiez moins occupé d'écrivains grecs, latins, et de ceux du moyen âge appartenant à tontes les nations, ce qui n'était point dans le plan primitif de votre livre, vous eussiez pu apporter plus de fcoins à justifier l'étiquette du sac que vous avez conservée. Nous pourrions bien vous citer les ouvrages de M. Dairnvaell , plus volumineux que la brochure mentionnée par vous. Mais nous fournirions des verges pour nous fouetter. Notre article sertit reproduit au nom
Mathieu-Dairnvall, sans citation de notre collaboration forcée, comme vous l'avez fait dans votre vingt-sixième livraison pour les articles Gradis (Benj.), Gouroff (de) et quelques autres. Heureux encore si cet article ne nous était pas pris, comme celui de Goucv (n<* 2857- 59 de nos « Supercheries littéraires », etc.), pour faire une déloyale critique. Pourtant, dussiez- vous, comme quand nous avons signalé huit cents omissions et bévues de la dernière moitié du t. nde votre livre, dire encore que nous prétendons ovoir découvert de* erreur* et omittione, nous tous dirons, et bous tous rendras juge de ce que nous avançons : que M. Mathœc-Daiwu v*LL (et non Dairnwaell), outre de nombreuses brochures piquantes, est auteur de plusieurs volumes parmi lesquels nous ne vous citerons que < Je casse les vitres >, dont il a été le principal auteur, et dont il a para 460 pag. gr. in-8; d'une r Histoire des Jacobins », qui devait former 5 vol. in-8, mais dont il n'a para que le t. Ier; d'un c Code des Jésuites », qui aobteaa dix éditions in-42 et in-48 de 408 à 424 pag., et de tous les petits pamphlets populaires publiés sous le non de Satan. Est-il alors exact d'affirmer que le principal ouvrage de l'auteur est une brochure de 32 pag., que vous décrivez encore mal?
Si nous n'avions la prétention de ne vouloir pas élever boutique contre boutique, que d'omissions et bévues aurions-nous pu vous signaler depuis la livraison que nous avons publiée 1 Mais notre maison Penserait la vôtre, car vous êtes de mauvais architectes.
LOCKMAN, ou LOQMAN, surnommé le Sago, auU supAku Tchblebi-ben-Saleh, auteur turc]. Mitions et traductions françaises de ses Fables.
Les Contes et Fables indiennes de Bidpaï [le brahmeVichnou-SarmaletdeLockman, traduites d'Ali Tchelebi-ben-Saleh, ouvrage posthume de Galland [revu et publié par Gueullette). Paris, Cavelier père, iT2i,
2 vol. in-12.
L'ouvrage turc d'Ali Tchelebi porte le titre « d'flomayoun Nameh » (Livre royal) ; c'est une traduction de f l'Anvari Soheili » (les Etoiles de Canope).
< L'Anvari Soheili » est lui-même la version arabe de f Mokafla », mise en persan par Nasr Allah, tonale règne du Gasuévide Biharaxn Chah, au commencement du vi« siècle de l'hégire. Cette traduction persane ayant vieilli, Hosein Vaes Kacbefi la corrigea au xv* siècle de l'ère chrétienne, et intitula son oavnse « Anvari Soheili » , par allusion au surnom de l'émir Ahmed Soheili auquel il la dédia.
t L'Homayoun Nameh * est la traduction de c T Anvâri Soheili », faite dans la première moitié da r* siècle de l'hégire.
Galland n'a donné la traduction que des quatre premiers chapitres. (« Bibl. de Silvestre de Sacj », n« 2044 et 2059).
— Le même ouvrage, continué et fini par M. de Cardonne. Paris, Simon, 1778,
3 vol. in-12.
— Fables d'Esope et de Loqman, traduction nouvelle, augmentée. Paris, 1794.
2 vol. in-8.
— Fables de Loqman, surnommé le Sage, édition arabe, accompagnée d'une traduction française, et précédée d'une