‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 725 sur 1082 · LOCKMAN · texte numérisé non relu

LOCKMAN

LOÇKROY

Notice sur ce célèbre fabuliste (par M. J.-J. Marcel). Au Caire, de ïimpr. nationale»

an VU (1799), in-8 de 116 pag.

Après la Notice de M. J.-J. Marcel, alors directeur de l'imprimerie nationale au Caire, viennent les Fables de Loqmau, au nombre de trente-sept, et qui remplissent, y compris la traduction, 77 pages. Le texte arabe est celui des éditions précédentes ; la traduction, en général, est conforme à celle d'Erpenius. Les corrections et variantes, qui comprennent les quatorze dernières pages, sont tirées de divers manuscrits arabes et présentent souvent de nouveaux sens.

On a employé dans cette édition deux corps différents de caractères arabes. Celui dont on s'est servi dans la notice et dans les notes provient de l'imprimerie du Gouvernement ; l'autre, dont on a fait usage pour le texte des fables, est du nombre des caractères de la Congrégation de la propagande.

— Les mêmes, traduites en français et

E récédées d'une Notice sur ce célèbre fauliste (par M. J.-J. Marcel). Paris, 1803, in-12.

Cette édition est augmentée de la traduction de quatre fables inédites, qui ne se trouvent pas dans la précédente,

— Les mêmes, en arabe, publiées par M. Caussin. Paris, M. Caussin, 1818, in-4.

Cette édition, à l'usage des élèves du collège royal de France, contient quarante et une fables.

Elle a été imprimée avec des caractères appartenant à l'éditeur, M. Caussin.

— Les mêmes, édition arabe, corrigée sur un manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris, avec une traduction française, et accompagnée de remarques et d'un vocabulaire arabe-français, par Ch. Schier.

Dresde et Leipzig, Arnold, 1831 , in-4.

-+- Une seconde édition corrigée sur deux manuscrits des bibliothèques de Paris et d'Oxford. Dresde, i SAQ, in-4.

— Les mêmes, texte arabe, revu sur les meilleures éditions, collationné avec le manuscrit de la Bibliothèque du roi, et suivi d'un Dictionnaire, par ordre alphabétique, de tous les mots qui se trouvent dans ces fables; par M. Cherbonneau. Paris, Hachette, 1846, in-12 de 96 pages. — Sec. édit., 1863, in-12.

— Les mêmes, expliquées d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaises, etc. ; avec un Dictionnaire analytique des mots et des formes difficiles ;

Îar M. Cherbonneau. Paris, Hachette, 846, in-12 de 108 pag.

— Les mêmes, en arabe et en français, avec la prononciation figurée, ainsi que la traduction en français, mot à mot et interlinéaire, le tout suivi . d'une analyse grammaticale, de notes et d'une traduction française au net, par MAL Léon et

Henri Hélot. Parisy Th. Barrois, 1846, in-8. %

— Les mêmes, texte accompagné d'une version française et de notes, et précédé d'une introduction sur la personne de Lokman et de recherches sur l'origine de ces fables, par le docteur J. Derembourg. Berlin, 1849, in-12.

Les Fables attribuées à Lockman ont encore été imprimées dans le recueil publié par Bellegarde, sous le titre de : c les Cinq Fabulistes ».

Les Fables que nous avons sous le nom de Lockman, et que les Arabes lui attribuent, ne paraissent être autre chose qu'une imitation de quelques-uns des apologues dont Esope passe pour être l' auteur ; rien dans ses fables ne porte le caractère d'une invention arabe ; c'est ce qu'a reconnu Erpenius lui-même, le premier éditeur de ces fables, dans la préface mise à la tète de l'édition de 1645. Si elles ont été mises sous le nom de Lockman, c'est uniquement parce que Lockmann était très-renommé par sa sagesse.

On ne sait trop pourquoi l'éditeur de la traduction faite par Galland du « Homayoon Nameh », ou Fables de Bidpaï, a intitulé cet ouvrage « les Contes et Fables indiennes de Bidpaï et de Lockman * . Jamais aucune partie de ces apologues n'a été attribuée à ce dernier.

* Biogr. univ. »

-j- Le nom de Lockman (ou Locman) se trouve dans le Coran ; on ne sait rien de positif sur ce personnage légendaire, que les Orientaux font, les uns neven de Job, d'autres parent d'Abraham, d'autres conseiller de David. Dans un article inséré dans la t Nouvelle biographie générale », t. XXXI, col. 454, M. Reinaud s'exprime ainsi : « Les fables de Locman se retrouvent en partie dans un recueil d'apologues dont le fond parait venir de l'Inde, et qui, sous le nom de Syntipa et de Sendabar, a été reproduit en grec, en hébreu, etc. Une autre partie a été probablement empruntée au recueil d'Ésope. Très-peu offrent un caractère original. Les fables de Locman ne sont citées dans aucun des traités du bon temps de la littérature arabe ; elles ne renferment pas une seule expression qui porte le cachet musulman, et le style est très-négligé. On peut conclure de ces diverses circonstances que le livre est moderne et qu'il doit le jour à un chrétien. D'après quelques mots qui se lisent à la fin d'un exemplaire manuscrit de la Bibliothèque impériale, il est permis de croire que la rédaction, ou du moins l'inspiration de ce livre appartient à un chrétien d'Egypte, appelé Barsouma, qui vivait dans la dernière moite du treizième siècle. Barsouma avait embrassé une vie d'humilité et de pénitence, et il se lit une réputation de sainteté. Son langage était parsemé de sentences et d'apopbthegmes. Si sa modestie l'empêcha d'attacher son nom à un écrit quelconque, rien n'empêche de croire qu'un de ses disciples se chargea de le suppléer ».

-f- Dans les corrections du t. II, Quérard dit qu'il faut lire Loqman au lieu de Lockman. Il vaut encore mieux écrire Locman.

LOCKROY, ps. [Joseph-Philippe Simon, fécond auteur dramatique, né a Turin en 1803].

Pour la liste do ses ouvrages, voyez la « Littérature française contemp. », et le « Catalogue général » par Ai. Otto Lorenz* t. IU, p. 298.

Page 1