POUR APPUYER ET COMBATTRE LDI POSTURE DE NAUNDORFF
I. Révélation sur l'existence de Louis XVII, duc de Normandie; par M. Labreli de Fontaine, bibliothécaire de S. A. S. madame la duchesse douairière d'Orléans. (Première partie.) Paris, de l'impr. de C arpent ier- Mer icourt, 1831, in-8 de 28 pages.
H. Nouvelles révélations sur l'enlèvement et l'existence du duc de Normandie, fils de Louis XVI; par M. Labreli de Fontaine, bibliothécaire de S. A. S. la du* chesse d'Orléans, douairière. Seconde partie. Pari*, de ïimp. du même, 1832, m-8 de 20 pages.
A la page 10 du premier écrit, liant esc qualifié de médecin do comte de Provence (depuis Louis XVIH) ; il était médecin des gardes du corps du comte d'Artois (depuis Charles X). Les pages 17-20 contiennent une « Proclamation dn général Charette à son armée •, lorsque, travaillée à la fin de 1795 par les agents corrupteurs du Directoire, elle se disposait à mettre bas les armes et à accepter les indemnités qu'on lni offrait.
Page 16 de son premier écrit, l'auteur promettait un ouvrage de plus longue haleine sur Louis XVfl, qui n'a pas paru.
Les f Nouvelles Révélations » sont l'on des deux écrits que M. Eckard a réfutés par c Un dernier mot sur Louis XVH », etc.
III. Apparition d'un nouveau prétendu Dauphin, se disant fils de Louis XVI. Paris, rue Daut>Mne,n. 24, 1831, in-8 de 4 paç.
IV. L Existence de Louis XVII, prouvée par les faits et par les prophéties, et réponse aux brochures de MM. (A. Antoine) de Saint-Gervais et Eckard, intitulées, Tune « Pièces authentiques de la mort du jeune Louis XVII, détails sur ses derniers
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moments, pièces justificatives, documents inédits et réfutation des mémoires du soidisant duc de Normandie, fils de Louis XVI; l'autre : l'Enlèvement et l'existence actuelle de Louis XVU démontrés chimériques; » par M. Fortin. Paris, M*" Goullet, 1832, in-8 de 32 pages.
V. Le Passé et l'avenir expliqués par des événements extraordinaires arrivés à Thomas Martin, laboureur de la Beauce ; avec des notes curieuses sur quelques personnages qui ont 6guré dans ces événements, quelques mots sur les révélations publiées à ce sujet par M. S*** (L. Silvy, ancien magistrat). On y a joint une Dissertation sur Te procès-verbal de la mort de Louis XVII, sur les Mémoires dits du duc de Normandie et sur divers ouvrages récemment publiés touchant le même sujet. Cette édition est la seule qui soit revêtue de l'attestation de M. Th.-Ign. Martin. (Le tout publié aux frais de M. Eug. de Montmorency). Paris, Bricon, 4832 ,în-8 de 308 pages.-
C'est, ainsi que sons l'avons dit précédemment, une nouvelle édition de la * Relation des événements arrivés i Thomas Martin », altérée et considérablement augmentée (de plus de 50 pages). Les fauteurs et les dupes de Naiadorff circonvinrent ce laboureur visionnaire, qui eut alors de plus fréquentes révélations, toutes favorables i la cause de l'imposteur. On est affligé de voir le nom d'un Montmorency compté au nombre des dupes de Naùndorff.
C'est à eet ouvrage qu'a répondu M. Eckard par un écrit intitulé : c Un dernier mot sur Louis XVJ1 j , etc.
VI. M. S** (Louis Silvy), ancien magistrat, à l'auteur de l'écrit intitulé : « le Passé et l'avenir expliqués par des événements extraordinaires arrivés à Thomas Martin, laboureur de la Beauce. » Paris, de l'imp. de À. Pihan Delaforest (1832), in-8 de 28 pages.
Cet écrit a pour but de prouver la fausseté d'un dire avancé par l'auteur de : c le Passé et l'Avenir • , que, lors de son entrevue avec Louis XVIII, Thomas Martin lui aurait révélé l'existence de Louis XVU, et aurait dit au roi de descendre de son trône pour y laisser monter son neveu.
VII. Quelques souvenirs destinés à servir de complément aux preuves de l'existence du due de Normandie, Gis de Louis XVI, par A. J. Morin de la Guérivière. Paris, de limpr. d'Herhan, 1832, in-8 de 36 pag.
Écrit d'un fauteur de Henri Hébert, soi-disant baron de Richement, contre les prétentions de l'autre candidat au troue de Louis XVI (Naùndorff).
VOL Le Duc de Normandie. Paris, de i'imp. de Balary, 1832, in-8 de 8 pag.
IX. Lettre de Charles-Louis, duc de Normandie à Louis-Philippe, roi des Fran-
çais. Paris, de l'impr. de Bacquenois, 1834, in-8 de 4 pag.
X. A la France et à l'Europe; par Charles-Louis, duc de Normandie. Paris, de l'imp. d'Herhan, 1835, in-8 de 2 pag.
XI. La Justice. Journal quotidien, politique et littéraire. (Rédacteur-gérant ; M. A. Gozzoli, avocat). Paris, rue de Bourgogne, n. 12, 19 février 1835, environ 62 numéros in-fol.
XII. Le véritable duc de Normandie, ou Réfutation de bien des impostures (par Bourbon-Leblanc). Paris, 1Ô35, in-8.
Cet ouvrage était promis en 4 volumes, qui devaient être publiés par livraisons de 2 à 3 feuilles ; mais il n'a paru que neuf, formant 467 pages.
XIII. La Croix de grâce. [Paris, de l'imp. de Pihan Delaforest, mars 1836), in-32 oie 8 pages.
En faveur du duc de Normandie (Naùndorff).
XIV. Lettre adressée à S. M. le roi des Français, par M. le duc de Normandie, et protestation de ses avocats, 26 juin 1836. Paris, de Vimpr. de Poussïelguer 1836, in- 4 de 2 pages.
XV. La vie du véritable fils de Louis XVI, duc de Normandie, écrite par lui-même.
Juillet 1836. Paris, Montmaur, rue de Seine, n. 54, 1836, in-8, 47 pages.
Quatre pages de préliminaires sont signées : les avocats membres du conseil Judiciaire du prince : Gruau, avocat, ancien procureur du roi ; Bourbon-Leblanc , avocat consultant; Xavier Laprade, avocat; Briquet, avocat à la Cour royale. « La Vie du duc de Normandie a ne remplit que les pages 7 à 33, et est signée : Charles-Louis, duc de Normandie. Viennent ensuite deux autres notes signées : les membres du conseil judiciaire du prince. La première nous apprend que si sa biographie n'est pas plus volumineuse, c'est que la police a saisi le surplus de son manuscrit avec tous ses autres papiers au moment de son arrestation (en juin 4836). La seconde se termine ainsi : « Au nombre des pièces justificatives qui formeront le complément de la vie du prince, se trouvent plusieurs lettres écrites, en 1833 et 4834, à madame la duchesse d'Angoulême. Nous donnons aujourd'hui, par anticipation, celles qui furent adressées à Prague, pour déterminer Son Altesse Royale à accorder une entrevue à son frère. » Effectivement la brochure est terminée par deux lettres à madame la duchesse d'Angoulême, mais elles sont sans date.
XVI. Oui, c'est leûls de Louis XVI, par A. Gozzoli. (Suivi d'une lettre adressée à S. M. le roi des Français par le duc de Normandie et de protestations de ses avocats). Paris, les principaux libraires, juillet 1836, in-8 de 52 pages.
Cette brochure reoJerme deux lettres de l'horloger Naùndorff à son cousin Louis-Philippe, roi des Français, Tune du 5 avril 1835, et l'autre ainsi datée: Ecrit dans le cachot de la police de Paris, le onzième 'jour de mon emprisonnement illégal, le 26 juin 4836.
LOUIS-CHARLES
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n y avait plus de trois ani que Naundorff t'était posé en prétendant à Paris, lorsqu'il fat arrêté à son domicile, deux jours après avoir eu l'impudence d'adresser au tribunal de première instance de la Seine une requête en reconnaissance d'état I Son expulsion de France suivit de près son arrestation.
XVII. Motifs de conviction sur l'existence du duc de Normandie} par MM. Gruau et Xavier Laprade. Paris, M"* Goullet, Montmaur, 1836, in-8 de 46 pages.
XVI1L Le dernier fils de Louis XVI, par A. Morel de Saint-Didier, commissaire du prince en 1834 auprès de S. A. R. Madame, duchesse d'Angoulême. Paris, M"* V* Goullet, Montmaur, Krabbe, 1836, in-8 de 126 pages.
XIX. Abrégé de l'histoire des infortunes du Dauphin, depuis l'époque où il a été enlevé du Temple, jusqu'au moment de son arrestation par le gouvernement de Louis-Philippe, et ae son expulsion en Angleterre; suivi de quelques documents à Fappui des faits racontés par le prince, et des incidents qui ont si péniblement traversé sa vie ; avec son portrait, et les facsimilé de son écriture, de celle de la reine et de la signature de Louis XVI. (Publié
Sar M. Gruau, avocat, ancien procureur u roi). Novembre 1836. Londres, chez C. Armand, trop., Rathbonne- Place, 1836, in-8 de xii, rv et 400 pages, plus un portrait gravé sur acier et deux fac-similé sur la môme planche.
Ce volume est présenté comme écrit par le prince, aussi le narré est-il à la première personne. Mais Naundorff parlait incorrectement le français et ne l'écrivait point. L'éditeur et l'auteur sont donc le même personnage, II. Gruau, qui, dix ans après la publication de cette biographie, a fait paraître un pamphlet sur le même aventurier. (Voy. plus bas.)
M. Laprade, avocat, et M. Briquet, autre avocat, n'ont participé à cet ouvrage que pour une consultation •préliminaire faite avec M. Gruau. L'abbé Appert, ancien curé de Sainl-Arnoult, a (ait un avant -propos, oh il déshonore le caractère ecclésiastique par le peu de jugement qu'il y fait paraître en défendant et protégeant son héros, à peu près comme certain butor défendit un jour son ami contre une mouche qui s'était placée sur son nez.
L'Abrégé de ladite histoire, au reste, n'est qu'un tissu d'impostures, oh tous les collaborateurs ont été abusés. Aussi ont-ils tous reconnu leur erreur dans une déclaration relative au personnage se prétendant duc de Normandie, fils de Louis XVI, connu sous le nom de Naundorff, résidant à Camberwell, près Londres, imprimé à la fin de « Quelques mots aux anciens abonnés et lecteurs de la c Voix d'un Proscrit », excepté 11. Gruau et II. Appert.
XX. Naundorff, ou Mémoire à consulter sur l'intrigue du dernier des faux Louis XVII ; suivi des jugements et condamnations d'Hervagault, sous le Consulat; de Mathurin Bruneau, sous la Restau-
ration, et du baron de Richemont, sous le gouvernement actuel, par A.-F.-V. Thomas, ex-inspecteur-général de l'approvisionnement des combustibles de la ville de Paris, etc. Paris, Dente, Delaunay, 1837, in-8 de 333 pages.
Cette publication est l'œuvre du père de l'une des nombreuses dupes de Naundorff.
Ce volume est divisé en plusieurs parties. Dans la première, l'auteur, après avoir dit quelques mots sv l'ensemble des intrigues et sur les causes générales qui ont favorisé la spéculation des faux dauphins, et celle de If. Naundorff en particulier, déroule devant les yeux de ses lecteurs cette longue suite de preuves qui établissent d'une manière irréfragable que Louis XVTJ est mort au Temple. Dans la seconde partie, intitulée : « le Roman de M. Naundorff et Parallèle de l'Histoire et du Roman » , il oppose à la triste et simple majesté de l'histoire le roman rempli d'absurdes inventions et d'incidents fabuleux que 11. Naundorff prétend faire préférer à la vérité historique. Dans la troisième partie, il dit les rapports que son fils eut avec ce personnage, les suites fatales qu'ils entraînèrent, les occasions qu'A eut lui-même de se rencontrer avec lui, pendant qu'il cherchait à défendre la jeunesse inexpérimentée de l'alné de ses enfants contre les pièges qui lui étaient tendus ; la proposition loyale et franche qu'il fit au prétendu Louis XVII, et la manière dont il se démasqua en reculant devant cette proposition ; enfin le procès que sua fils soutint contre cet imposteur, et comment l'auteur contribua à le faire sortir de France. Le volume est terminé par des notices sur les trois principaux prétendants au nom de Louis XVII, et leurs procès : !• Hervagault, sous le Consulat ; 2° Mathurin Bruneau, sous la Restauration ; 3* et le baron de Richemont, sous h gouvernement de Louis-Philippe, en 4834. d'où surgissent encore les preuves de toute nature éparpillées ailleurs, qui établissent d'une manière irrécusable ta mort de Vinfortnné duc de Normandie au Temple,
XXI. Doctrine céleste, ou l'Évangile de N. S. Jésus-Christ dans toute sa pureté primitive. Genève, 1839, in-12.
Ouvrage imprimé sous le nom de « Charles-Louis, duc de Normandie, mais U doit être d'un de ses fidllet, car c'est ainsi que Naundorff et le soi-disant baron de Richemont ont qualifié leurs dupes. Cet ouvrage doit avoir été écrit par un membre de « l'Œuvre de la Misércorde », toute dévouée à la cause de Naundorff.
XXIÏ. La Voix d'un proscrit, mémoire historique et judiciaire, rédigé par MM. A. Gozzoli, Gruau, avocat, ancien procureur du roi ; Morel de Saint-Didier, Xavier Laprade, avocat. (Rédacteur-gérant, M. A.Gozzoli.) Paris, rue du F aubour a-Poissonnière. mars 1839 à avril 1840, 14 livraisons formant un vol. in-8.
XXIII. Cinq années d'intrigues dévoilées, par M. Morin de Guérivière père, auteur de la brochure intitulée : « Quelques Souvenirs sur l'existence du duc de Normandie », publiée en 1832. Réponse à MM. Gozzoli, Morel de Saint-Didier, Gruau, Xavier Laprade et autres. 15 août 1839
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(Paris, de Timp. de Pollet, Soupe et Guillois), t839, in-8 de 6 pages.
Écrit d'an nébertiste contre les prétentions de l'antre candidat.
XX1Y. Mémoire présenté par M. Gruau de la Barre au soutien de la plainte en diffamation portée contre le gérant responsable du journal « le Capitale» (article du 29 mars 1839) par S. A. R. le duc de Normandie, connu sous le nom de Naundorff, et ledit Me Gruau. Police correctionnelle, 6* chambre. Paris, de Timp. de JP" Delacombe, 1840, in4 de 264 pages.
Une brochure (« Quelques mots aux anciens abonnés de... la Voix d'an Proscrit ») d'nne des dopes de Naundorff, qui avait rendu le plus de services a sa cause par ses publications, mais dont les yeux ont été enfin dessillés, H. A. Gouoli, nous bit connaître, par une de ses notes que voici, ce qu'était ce II. Gruau de la Barre.
« Tous ceux qui se dévouèrent a cette couse (celle du faux duc de Normandie) m'ont paru de bonne foi. Je n'en excepte qu'un certain comte de la fabrique de Camberwell (près de Londres, lieu où Naundorff s'était retiré), qui est, depuis l'origine de la fourberie religieuse, le confident intime et l'âme damnée de celui qui lui a délivré ses lettres de noblesse. »
Immédiatement après cette note vient une réclamation adressée par H. A. Gouoli a nn> journal de Paris, qui donne encore des renseignements plus précis sur M. Gruau de la Barre et sur le Mémoire qu'il venait de mire imprimer.
« M. le rédacteur, votre numéro du 15 janvier (1841), que je n'avais pas lu et qui vient de m'êlre envoyé, contient une inexactitude qui pourrait m'ètre préjudiciable, et dont vous me permettrez de réclamer la reciiication auprès de vous.
« Un sieur Modeste Gruau, se misant appeler faussement comte de la Barre, a porté plainte en diffamation contre le gérant responsable du « Capitol© », devant le tribunal de police correctionnelle de la Seine, et vous laisses croire à vos lecteurs, dans votre compte rendu des débats de cette affaire, que c'est comme rédacteur de l' ex-journal mensuel « la Voix d'un Proscrit » que ce monsieur s'est prétendu diffamé par « le Gapitole » .
Permettez-moi, monsieur, de vous dire que, seul rédacteur, seul gérant et seul propriétaire de la c Voix d'un Proscrit » pendant toute la durée de son existence, Je ai'ai autorisé personnel prendre devant la justice une qualité qui n'appartient qu'à moi, aux termes des lois sur la presse.
m Caux qui ont approfondi l'affaire dont le sieur a.'odeste Gruau reste aujourd'hui l'agent itolé, et au sujet de laquelle il a attaqué judiciairement « le Gapitole », comprendront que j'aie à cœur de repousser toute solidarité entre lui et moi.
« Agrées, etc. »
XXV. Réponse à M. Gruau de la Barre, par M. Morin de Guérivière père. 15 février 1841. Paris, de Timp. de Pollet , Soupe et Guillois, 1841, in-8 de 7 pages.
XXVI. Quelques mots aux anciens abonnés et lecteurs de « la Voix d'un proscrit, » par A. Gozzoli, rédacteur-gérant de la Voix d'un proscrit. Londres, 12 fé-
vrier 1841. —Déclaration relative au personnage se prétendant duc de Normandie, fils de Louis XVI, connu sous le nom de Naundorff, résidant à Camberwell, près de Londres, le 16 février 1841 . Paris, de /'trop, de Pollet, Soupe et Guillois, 1841, in-8 de 8 pages.
Le signataire confesse être revenu de l'opinion soutenue par lui, que le fils de Louis XVI existait encore,
XXVII. Aveu d'une erreur, par A. Gozzoli, rédacteur-gérant de Tex- journal mensuel « la Voix a un proscrit. » Boulognesur-Mer, impr. de Birlé, 1841, in-8 de 40 pages.
XXVIII. Déclaration relative au personnage se prétendant duc de Normandie, fils de Louis XVI, connu sous le nom de Naundorff, résidant à Londres. (Paris, de Y imprimerie de Poussielgue,) 1841, in- 4 de 2 pages.
Déclaration de plusieurs crédules, qui affirment et signent qu'ils n'ont découvert dans Naundorff qu'une hypocrisie consommée, jointe à l'astuce et an mensonge le plus effronté.
Cette déclaration est signée : le ehev. A. de Cosson, Hugon Roydor, J.-B. Laprade, Charles de Cosson, Charles de Jussac, Xavier Laprade, avocat, et A. Goizoli, rédacteur gérant Ju journal < la Voix d'un Proscrit. » Cette déclaration a été réimprimée a la fin de l'écrit intitulé : c Quelques mots aux anciens abonnés et lecteurs de c la Voix d'un Proscrit ».
XXIX. Citation à toute la race bourbonienne et à tous les chefs des peuples de la terre, pour venir assister le jeudi 6 juin 1841, en la métropole de Paris, au témoignage rendu par le saint roi martyr, en faveur du Dauphin son fils, Charles- Louis, duc de Normandie, connu sous le nom de NaUndorff; donnée au nom du Très-Haut ; par Démon ville. Paris, Demonville, 1841, in-8 de 8 pages.
XXX. Douze petits Chapitres à l'occasion d'une nouvelle à la main qu'on publie, imprimée sous ce titre : Déclaration relative au personnage se prétendant duc de Normandie, fils de Louis XVI, connu sous le nom de NaUndorff, résidant à Londres, par le docteur Le Cabel (Bourbon- Leblanc). Parts, Carpentier, au Palais»
Royal, 1841, in-8 de 16 pages.
XXXI. Au gouvernement français. Offre d'un instrument de guerre nouvellement inventé, qui se compose d'un feu tellement puissant, tellement destructif, qu'un seul homme peut faire sauter toute une flotte ou la brûler, miner une forteresse ou incendier une ville ; le gouvernement qui la possédera obtiendra sur les autres nations la môme supériorité qu'eût assurée la poudre à canon à celui qui en aurait eu la connaissance et l'usage exclu-
LOUIS-CHARLES
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sifs. La réalité de cette puissance a été démontrée à l'arsenal de Woolwich en Angleterre. Paru, de l'imp: de M™ Delacotnbe, 1841, in-4 de 10 pages.
Signé : Gruau de la Barre, ancien procureur du roi. L'inventeur est le prétendu duc de Normandie.
XXXII. Plaidoyer (non prononcé), pour Pierre-Michel Vintras, par M. Bérara, de Pont-Lieue, avocat du barreau de Paris.
Caen. 1842. in-8.
Dana ce plaidoyer, M. Bérard a encadré des analyses de toutes les opinions erronées émises en faveur de Naundorff par ses fauteurs et ses dupes.
XXXHI. Le prophète Vintras et Charles-Guillaume Naundorff, duc de Normandie, par M. Barthélémy Pont, rédacteur en chef du Haro de Caen. — Imp. dans le Haro, n* des lrr, 3, 6, 8 et 10 décembre 1842.
C'est une analyse critique fort bien faite du plaidoyer de M. Bérard. L'auteur Ta fait précéder de judicieuses réflexions sur Naundorff et son prophète Pierre-Michel Vintras, que nous allons reproduire.
« Tous les feuilletons et les comptes rendus qui ont été publiés jusqu'à présent sur le prophète Vintras et ses adeptes ne les présentent que comme une association formée dans le but unique de faire prévaloir des idées religieuses ; cependant ii n'en est pas tout a fait ainsi : leur but principal, au contraire, parait être politique. La religion, dans la pensée d'un grand nombre des sectateurs de Vintras, ne serait qu'un moyen employé pour arriver i la reoonnaissance de Charles-Guillaume Naundorff comme duc de Normandie et fils de Louis XVI.
« Il est très-vraisemblable que l'idée politique et l'idée religieuse même ne sont, pour beaucoup, qu'un prétexte d'exploitation, mais il est certain aussi qu'elles sont devenues pour d'autres une voie qui conduit à la reconnaissance de Naundorff comme duc de Normandie et fils de Louis XVI ; ils sont d'autant plus portés à se foire illusion sur la possibilité de l'avènement de ce prétendu prince, qu'ils sont persuadés qu'ils y trouveraient une position sociale qui leur est refusée dans tout autre ordre de choses.
« Leur intérêt les rend très-peu difficiles sur la nature et la force des preuves avec lesquelles on prétend établir que Naundorff est véritablement Y orphelin du Temple, le duc de Normandie, fils de Louis XVI, Louis XVII, roi de France et de Navarre. Il faut qu'il fasse prévaloir cette idée par tous les moyens ; si la terre leur manque, le ciel est là pour y suppléer ; ils regardent même comme très-permises les fraudes qu'au besoin ils appelleront pieuses, pour faire triompher ce qu'ils ont intérêt à croire la vérité, et des hommes parfaitement honorables pour toute autre chose ne se feront aucun scrupule de donner la nain à des mensonges utiles, à des impostures qui leur paraîtront parfaitement innocentes. Cela vous explique l'intérêt qu'un grand nombre de personnes, très-honnêtes d'ailleurs, portent à Vintras, quoiqu'elles sachent très-bien à quoi s'en tenir sur la divinité de sa mission. Ils croient ce qu'ont dit en théorie certains publicisUs, et que mettent en pratique merveilleusement, de nos jours, certains hommes d'Etat, que pour gouverner les hommes il faut Us tromper, et les Vintrassiens essayent de tromper toute conscience pour arriver à gouverner, en tout i
profit pour eux ; mais ils ont le malheur de détrousser des gens en possession depuis longtemps de toutes lens recettes. Ce qui leur manque en tout, c'est le braet d'invention, c'est la priorité du perfectionnement; car, hélas! comme l'a dit spirituellement II. Sorbier, il n'y a plus d'originalité même dans V absurde.
. « Cependant, il y a parmi ces sectaires politico-religieux quelques hommes excentriques, qui sont dominés par la passion de ce qu'ils croient être la justice et U vérité ; ils veulent faire triompher cette passion à tout prix ; c'est parmi ceux-là qu'il faut ranger M. Bérard, de Pont-Lieue. Les efforts qu'il a faits en tireur de Naundorff sont inconcevables et vraiment dignes d*uat meilleure cause, car Naundorff, fit-il fils de roi , ne vaudrait pas la peine qu'un homme comme H. Bérard s'occupât de lui ; l'avilissement moral dans lequel cet homme est tombé, avilissement avoué par ses plus chauds partisans, le rend indigne de tout intérêt
f En première instance, M. Bérard. de Pont-lieue, s'était chargé de la défense du prophète Vintras. Soit qu'il n'ait pas une habitude suffisante de la parole, soit qu'il ait été interrompu, il ne dit dans sa plaidoirie que quelques mots de Naundorff. Pour réparer celte lacune, il a fait imprimer son plaidoyer tel qu'il avait eu l'intention de le prononcer, et alors Naundorff a repris dans le procès la place qu'il voulait qu'il occupât.
« Chacun sait que ce personnage a encore un grand nombre de partisans, mais peu de personnes savent sur quels documents ces partisans s'appuient pour motiver l'intérêt qu'ils lui portent.
t M. Bérard, de PonULieue, a rassemblé ces doraments avec une assez grande habileté. •
Suit l'analyse critique du plaidoyer de U. Bérard, par M. Bar th. Pont.
XXXIV. Notice sur le duc de Normandie (mort à Delft, le 10 août 1845).
Impr. dans f l'Illustration ». Notice très-exacte sur ce fameux imposteur.
XXXV. Intrigues dévoilées de Louis XVII, dernier roi légitime de la France, mort à Delft, le 10 août 1845, par Gruau de la Barre, ancien procureur du rot.
Tome 1er, 8 livraisons ; tome II, livraisons 1 à 4. Rotterdam, 1846-47, gr. in-8 ensemble de 973 pages.
L'ouvrage était promis en seize livraisons : nous a* savons si les quatre dernières ont été publiées.
Ainsi que nous l'avons dit sous le n° xxiy. M. stedeste Gruau fut le confident intime et l'âme damnée et Naundorff. S'il est curieux de le compter plus tard au nombre de ses détracteurs, il ne l'est pas moins de voir cet avocat conserver le nom nobiliaire de comte de la Barre que cet imposteur lui avait concédé*
XXXVI. Le Livre d'or. Révélation de l'archange Saint-Michel (du 6 août 1839 au 10 juin 1840). Publié par M. Alexandre Ch. (Char voz), l'un des nombreux témoins. Paris, Ledouen* au Palais-National. Disminer ay, 1849, in-8 de 440 pages.
Ouvrage d'un membre de l'Œuvre de la ou des Vintrassiens. Les Vintrassiens disent qme dorff n'est pas mort; que ses fidèles ont ofcteim as qu'il se dissimulât pendant quelque temps, afo per aux réclamants de toute espèce qui tourmentatem ce Messie, mais qu'il reparaîtra en temps opportm, et
LOUIS-CHARLES
LOUIS-CHARLÉS
Dieu ressuscitera des personnages vénérables pour établir la vérité sur son illustre naissance.