XIX. Deux ans de règne
Sir Alphonse Pépin, avocat. Paris. Alex, esnier, 1833, in-8. — Seconde édition, revue et augmentée de documents nouveaux. Paris, le même, 1833, in-8 de 1,488 pages.
« C'est nne réfutation semi-officielle du livre de M. Sarrans, sur la révolution de 1830. L'auteur, si nous ne nous trompons, a publié, en 1832, une brochure pour démontrer la parfaite légalité de l'état de siège. M. Pépin a été, nous assure-t-on, aidé dans son travail par quelques-uns des ministres actuels et par S. M. Louis-Philippe, et il est difficile, en effet, de supposer qu'une autre personne que S. M. Louis- Philippe ait fourni les notes sur lesquelles ont été écrites quelques scènes de Neuilly, quelques con-
versations de l'Hôtel de Ville, en 1830, et sortent la fameuse entrevue du 6 juin, entre les dépotés àm Compte rendu et le roi vainqueur de l'insurrectiiOQ de Saintriféry. Malgré cette royale collaboration, le livre de M. Pépin est loin d'offrir l'intérêt des divers ouvrages qu'il a pour objet de réfuter, etc., etc. — U y a de très-clair et de très-facile à saisir dans cette obscure et vulgaire compilation du palais, des calomnies contre les adversaires de la royauté du 7 août, etc. »
«National. 16 août 1833.»
Le < National, » d'après ce que nous avons dit. n° xv, était à demi Informé : aujourd'hui, c est an secret de comédie.
XX. Discours, allusions et réponses de S. M. Louis-Philippe, roi des Français, avec un sommaire des circonstances qui s'y rapportent. Extraits du « Moniteur » (1830-47). Paris, de fimpr. de M*"Agasse. 1833-47, 17 vol. in-8.
Un recueil de maximes extraites de ces Discours, Allocutions, etc., a été imprimé sous ce titre:
* Code des rois. Censées et opinions d'un prince souverain sur les affaires de l'État » , publiées par B. Paignon. Pari*, Cotillon, 1848, in- 12 de vin et 247 pages.
XXI. Adresse d'un Constitutionnel aux Constitutionnels. Paris, de l'impr. de F. Didot, 1835, in-8, 56 pag. — Seconde édition. Paris, Firmin Didot, 1835, in-8, 56 pag.
La première édition est anonyme ; la seconde a paru sous le nom de M. le comte de Rosderer, pair de France ; mais des personnes qui se prétendent bien informées affirment que le comte de Rosderer n'a été que le prèlenom de Louis-Philippe pour la publication de cet écrit.
Cet opuscule a donné lieu à la publication dn suivant : c Adresse d'un vrai constitutionnel aux vrais constitutionnels». Pari*, Guillaumin. mars 1835. in-8 de 32 pages. — Réimprimé dans la messe année.
XXII. Études législatives, par M. G. N. (Navaro). Paris, Jf"* Arthus- Bertrand, 1836, in-8, 336 pag.
M. Navaro, ainsi que Pépin, avait obtenu nne place an Château pour prix de sa plume dévouée.
XXIII. Notice des peintures et sculptures du Palais de Versailles (par Louis-Philippe). Paris, de l'impr. de Crapeût. 1837, gr. in-12, 460 et 80 pag., plus 3 plans lithographies.
Les 80 dernières pages sont consacrées i la sculpture.
Ce livre a été réimprimé avec des additions et des augmentations, sous les deux titres suivants :
1° c Notice historique des peintures et sculptures dn palais de Versailles». (Avec des notices historiques sar chaque sujet.) Pari*, de l'imprimerie de L.-B. Thsmauinet Cie, 1832, grand in-12 de xx et 638 pages avec 3 plans.
2° « Galeries historiques du palais de Versailles». (Avec des notices plus amples que dans les précédentes éditions.) Pari*, de l'imprimerie de Foin et Tkmnot, 1842, grand in-12 de xvi et 1018 pages avec 3 plans.
LOUIS-PHILIPPE
LOUIS-PHILIPPE
Depuis 4830. Louis-Philippe, dus l'intérêt de la liste ci? Ha, mit déjà revu tons les livrets du Musée du Louvre, et Dieu sait ce que ces livrets rapportaient annuellement à la liste civile (1 ) ! Quoi d'extraordinaire qu'il ait composé, après les Notices de la Galerie d'Orléans, les livrets du Musée de Versailles fondé par lai?
XXIV. La Royauté de Juillet et la Révolution, par l'auteur de « Deux ans de règne ». Paris, Dezauche, Deiaunay, 1837, 2 vol. in-8.
XXV. De la Prérogative royale, par l'auteur de «Deux ans de règne». Paris, de rimpr. de Guiraudet, 1838, in-8, (54 pag.
n n'est pas vraisemblable que Louis-Philippe, l'auteur présumé da « Maire d'En » et de t l'Ecn de France », ait eu part à on antre onvrage d'Alphonse Pépin, intitulé: État du Catholicisme en France, 4830- 4840, on le Catholicisme mis à la portée de tontes les doctrines philosophiques, religieuses et sociales, qui ont surgi et se sont développées en France depuis dii ans. (De Vimpr. de Vatar, à Rennes). Paris, Olivier FWgence, 4 844, in-8 de 432 pages.
XXVI. La Russie envahie par les Allemands. Notes recueillies par un vieux Soldat, qui n'est ni pair de France, ni diplomate, ni député. Leipzig, Michelsen, 1844, in-8, xiv et 138 pag.
Une personne appartenant au corps diplomatique nous a affirmé savoir, de source certaine, que le vieux soldat était Louis-Philippe (2).
Dans la dernière époque de sa vie, Louis-Philippe n'a pas été sans écrire beaucoup dans les feuilles quotidiennes, stipendiées par ses ministres. Depuis 4830, il avait aussi commencé une seconde série de tes Mémoires, écrits, dit-on, sous sa dictée, par un général. Lors de sa fuite des Tuileries, an 24 février 4848, la reine recommandait vivement aux gens qui restèrent après la famille royale, de sauver les Mémoires du roi. Que sont-ils devenus dans le sac du palais f
Peu de jours après la surprise de Février 4848, ainsi que l'ont dit des journaux de l'époque, on voyait entrer dans la cour des Archives nationales deux vastes voitures de déménagement renfermant un grand nombre de coffres, de caisses, de paniers, de portefeuilles rouges et noirs, ficelés, scellés avec le plus grand soin. Ce convoi était composé de papiers venant des Tuileries, et appartenant au roi, à la reine des Français, aux princes et princesses de la famille royale.
Dans les vingt-quatre premières heures de l'occupation du palais des Tuileries, les papiers de toutes sortes jonchaient les tapis, les parquets des appartements. Une grande quantité fut jetée dans la cour, dans le jardin, et brûlée ; d'autres furent enlevés. Mais aussitôt qu'il leur fut possible de mire respecter leur autorité, le commandant militaire du palais et le délégué du ministère de l'intérieur réunirent leurs efforts, et parvinrent à préserver tout ce qui demeurait intact de ces correspondances intimes. Les salles qui les contenaient
-h (4) Ici Quérard est mal informé : les Livrets du Musée du Louvre se vendent an profit de l'Etat et non de la Liste civile.
-f- (2) Observons que Quérard, rectifiant plus tard cette assertion, attribue cet écrit au comte Sozor.
furent d'abord fermées avec soin ; plus tard, quelques élèves de l'École Polytechnique et de Saint-Cyr s'offrirent obligeamment pour aider à les relever, à les classer; enfin ils furent rassemblés dans tous les coffres que l'on put se procurer, et arrachés par conséquent aux mains avides et curieuses qui tentaient de s'en emparer.
Le ministre de l'intérieur fut prévenu de l'imper • tance de ce dépôt, et, après s'en être entendu avec le liquidateur de l'ancienne liste civile, il décida que tous les papiers rassemblés aux Tuileries seraient déposés aux Archives nationales, avec invitation de ne lever les scellés qui les protègent que si la nécessité en était sentie plus tard.
Le 4 9 ou 20 septembre 4848, l'une des chambres du tribunal de la Seine statuait en ces termes sur une affaire de détournement de manuscrits de Louis-Philippe :
« Attendu qu'il est établi par les débats que M. de Pontécoulaut, étant dépositaire public, a détourné et se les est appropriées, un certain nombre de pièces offrant un intérêt historique et politique, entre autres la minute d'une « Lettre de l'ex-roi Louis-Philippe au Pape ; une « Note sur les lieutenants-généraux ; > une « Réponse du duc de Nemours à son frère le duc de Joinville» ; pièces qui se trouvaient entre les mains de M. de Pontécoulant en vertu des fonctions dont U avait été investi le 4er mars dernier;
« Ce qui constitue le délit prévu par l'article 474 du Code pénal modifié par l'art. 463 ;
« Condamne M. de Pontécoulant à 500 fr. d'amende et aux dépens. »