‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 78 sur 1082 · VI. Hic-haec-hoc, cancans de Tan · texte numérisé non relu

VI. Hic-haec-hoc, cancans de Tan

Paris, rue de-Rohan, n° 26, 1840, 3 vol. in-32.

Ce petit recueil satirique , dans le genre des f Guêpes » de M. Alph. Karr, a paru pour les mois de mars, avril et juin.

qui décèle le manque complet de connaissance des écrivains de notre époque. Voici maintenant, à l'occasion de deux notes qu'ils ont consacrées à MM. Fortunat et Fortunatus, un reproche tout semblable à adresser aux auteurs des deux dites notes.

Fortunat et Fortunatus ne font qu'un seul écrivain, et MM. Louandre et Bonrquelot en ont fait deux, dont le nom du dernier serait, d'après eux, Gilles Fortuné, de Saint -Germain. La source oh ils ont puisé ce renseignement, comme "de coutume, n'étant pas indiquée, que cette erreur pèse entièrement sur eux, puisqu'ils ont voulu en taire la source. S'ils avaient fait autre chose que décalquer une information trop précipitée, destinée à une petite feuille bibliographique, ils eussent pu éviter de reproduire une erreur ; mais il eût fallu savoir et vouloir rechercher. Copier est pins tôt fait.

MM. Louandre et Bonrquelot ignorent que le très-regrettable savant Daunou, en rendant compte dans le « Journal des Savants », d'octobre 1834, d'une nouvelle livraison de la c France littéraire, » ce livre qu'ils ont la prétention de continuer, a dit que les articles de l'ouvrage dont il rendait compte étaient de deux espèces : les uns ayant une étendue proportionnée à celle des ouvrages, à la fécondité et au renom des auteurs ; les autres fort courts et relatifs à des écrits peu considérables et peu connus. « Mais les petits articles qui, d'eux-mêmes, « n'ont pas le même intérêt, se recommandent & un c autre titre : ils offrent un ensemble de notions moins « communes, et qui n'avaient pas encore été; nous le < croyons au moins, aussi laborieusement rassem- * blées. »

Nous demanderons à MM. Louandre et Bourqnelot si, en conscience, ils pensent que l'honorable Daunou se fut déclaré satisfait de leur continuation, dans laquelle la confusion et les doubles emplois sont à profusion ; et tous les Mémoires fabriqués depuis vingt ans présentés comme des ouvrages authentiques, voire même les « Mémoires de Cartouche » (t. 111; 531)!

Page 1