‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 792 sur 1082 · IV. Le Philosophe au Parnasse français · texte numérisé non relu

IV. Le Philosophe au Parnasse français

Voy. II, 463 c, et ajoutez :

Cette correspondance est remplie de citation* tirées de nos poètes. Il n'y a dans tout le volume qu'use lettre de M. de M*".

Est-il vrai que le baron de Tschoudy soit l'auteur de « Thérèse philosophe ». et que ce soit pour complaire à l'impératrice Elisabeth, dont il osait se vanter d'avoir obtenu les faveurs, qu'il ait composé cet ouvrage? Le baron de Tschoudy eut dans sa jeunesse des aventures dont le récit n'est pu sans une espèce d'iatérêt. Il ne faut pas le confondre avec le baroo de Tschoudy, ancien bailly de Metz, auteur de l'epén « d'Echo et Narcisse » ; son père était conseiller chevalier d'honneur au parlement de Meta; il fut pourvu lui-même, étant encore fort jeune, d'une plaee de conseiller au même parlement ; il voyagea avec la permission du roi, permission dont les magistrats de la Cour souveraine avaient besoin pour sortir du royaume. Étant en Italie, il se fit de fâcheuses affaire* pour avoir publié une apologie des francs-maçons contre une bulle du Pape qui venait de les condamner. Cet ouvrage est intitulé: le Vatican vengé, apologie ironique pour servir de pendant à « l'Etrenne au pape, » ou Lettre d'un père à son fils, à l'occasion de la bulle de Benoit XIV, avec les notes et commentaires, par le chevalier D. L. La Haye, Van Cleef, 1752, in-8. Les lettres initiales D. L. désignent le chevalier de Lussy, nom sous lequel voyageait notre jeune ban», n est probable que Tschoudy ne fut que l'éditeur de cet ouvrage, ou que même il n'ait fait que lui prêter les initiales du nom qu'il portait alors ; il était trop ignorant par lui-même pour composer cet ouvrage. Quoi qu'il en soit, le chevalier de Lussy quitta Hialie pour se rendre en Russie, ou le besoin le força d'entrer dans la troupe des comédiens de l'impératrice Elisabeth. Ses talents et la facilité avec laquelle il parlait plusieurs langues l'ayant fait connaître d'Ivan Chouvalof, ce favori le tira de la comédie, lui fit donner la place de secrétaire de l'Académie de Moscou, et le prit en même temps pour le sien sous le nom de comte de Putdange. En 4755, le prétendu chevalier de Lussy ou conte de Putelange rédigeait, ou, pour mieux dire, dirigeait et faisait rédiger le journal français intitulé « le Caméléon littéraire», par l'auteur du < Philosophe an Parnasse » . C'était lui qu'il entendait désigner par cette périphrase. Le Philosophe au Parnasse avait paru 1 Amsterdam, en 1754, in-8: c'est sans doute l'e

LUSTIÈRES

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