LUXEMBOURGEOIS
vrage que Dodos, dans ses c Mémoires secrets », appelle le c Panasse françois » ; en voici le titre exact : le * Philosophe an Parnasse françois, on le Moraliste enjoué » ; lettres dn chevalier de L" et de M. de M", dédiées an comte Chevalow (Chouvalof).* Parmi les treize lettres qui composent ce volume, nne est de M. de M*"*, deux n'ont pas de signature; c'est-à-dire qn'il y a peu de chose de Tschondy . qui avait sans doute acheté ce manuscrit de qnelqne malhenrenx réfugié poor quelque argent, ainsi que Ht, quelques années après, Haubert de Goovest poor le manuscrit dn « Testament politique dn cardinal Alberonî ». J'en dirai autant des romans que, selon Dncms, Tschondy aurait composés. Je ne puis voir en mi que l'auteur de « Thérèse philosophe », si toutefois encore il en fnt autre chose que l'éditeur. C'est à cette production qu'il dut la faveur qui le porta à la place de gouverneur des pages de l'impératrice Elisabeth. Mais le comte Ghouvalof ne tarda pas i s'apercevoir que le comte de Putelange n'avait déserté sa protection que pour en épouser une plus élevée. Mais comment reprocher son ingratitude à un homme qui avait pris sa place dans le cœur de sa souveraine, et qui, après avoir joué pendant longtemps le rôle de protégé, pouvait prendre un moment celui de protecteur? Il était plus simple de faire pratiquer secrètement par d'autres la voie de la disgrâce ; de soulever doucement le voile qui devait tenir caché i tous les yeux le mystère de sa faveur, et de jeter d'une main légère, sur le théâtre de son bonheur, cet imperceptible réseau que Vukain fabriqua jadis pour rendre tout l'Olympe témoin de sa honte et des douces étreintes d'un rival heureux. Conduit à la disgrâce par la jalousie, Tschondy, plus heureux qu'lxion, paya cher le bonheur d'un moment. Ses ennemis le poursuivirent jusqu'en France. A son arrivée à Paris, la Cour le fit mettre à la Bastille. Sa mère écrivit à l'impératrice Elisabeth et au grand-doc, qui a été depuis l'empereur Pierre m. Quoique ce prince eût été l'un des instruments dont l'intrigue s'était servie pour arracher le baron de Tschondy des bras de son auguste amie, il fil une réponse que sans doute on loi dicta, dans laquelle il disait sèchement à madame de Tschondy que son cher file lui serait rendu. Cependant l'impératrice Elisabeth se servit de l'ascendant qu'elle avait conservé sur l'esprit du grand-duc pour qn'il fit instruire les ministres de Louis XV de l'intérêt que la Cour de Russie conservait au baron de Tschondy. Chacun vit d'où partait cet intérêt ; Tschondy sortit de la Bastille, et revint i Metz, où il parut uniquement occupé de la franc-maçonnerie; il aida Bardou-Duhamel, fils de l'auteur du « Traité de la manière de lire les auteurs avec utilité», (Paris, 1747 et 1754, 3 vol. in-12), dans la composition du livre qui fut publié en 1766, sous le titre de : c l'Etoile flamboyante ». Du reste, le baron de Tschondy était un homme très-aimable, très-spiritnel ; il mourut i Paris, âgé d'environ 45 ans, vers 1767.
P.-A. Aucuis, Préface envoyée de Berlin.
LUSTIÈRES (de), ps. [Théodore Touchard-Lafosse, neveu du romancier].
I. Le Caporal Verner, par — . et le général Garnison, par G. Touchard-Lafosse.
Paris, Lachapelle, 4839, 2 vol. in-8.
II. Avec M. Boulé : le Bourreau des crânes, vaud. en deux actes. Paris, rue (TEngkien, n. 10; Tresse, 1841, in-8.
Faisant partie de la collection dramatique intitulée « la Mosaïque » .
T. II
al
III. Avec M. Dutertre : Monsieur Mezière, ou Mon drame et ma future, comédie-vaudeville en un acte. Paris, Galltt, Quoy, Vert, 1841, in-8.
Faisant partie de c Paris dramatique >.
IV. Les Trompettes de Chamboran, vaudeville en trois actes et quatre tableaux. Paris, Marchant, 1847, in-8.
Faisant partie du « Magasin théâtral a.
-h V. Avec M. Albert [Aug.-Franç.
Thierry].
Le Drapeau d'honneur, ou les Français à Lahore, pièce militaire en cinq actes et vingt et un tableaux. Représenté par le Théâtre du Cirque-Impérial, le 10 février 1855. Paris. Dechaume, 1855, in-8 de 40pag.
+ L'auteur de plusieurs drames joués au Cirque impérial et l'un des auteurs de celui que l'on joue dans ce moment : le « Drapeau d'honneur... », est M. Lafon, commandant de la gendarmerie de la garde, lequel a pris le pseudonyme de Lustières, ce qui ne lui ôte aucun de ses mérites. {Un bibliothécaire de province.)
+ Plusieurs autres pièces ont paru sous ce pseudonyme.