‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 842 sur 1082 · MALBERT (G.) [Gustave Boubdin · texte numérisé non relu

MALBERT (G.) [Gustave Boubdin

I. Voyage autour de Pomaré, reine de Mabille, princesse du Ranelagh, grande duchesse de la Chaumière, par la grâce de la polka, du cancan et autres cachuchas. Paris, G. Havard, 1844, in-32 de 64 pag., avec une vignette et un fac-similé.

Cette Pomaré était Lisa Sergent, une des premières Dames aux camélias de l'époque.

H. Des articles dans des journaux.

Voir les c Grands Journaux de France », p. 437.

MALCRAÏS DE LA VIGNE (Mlto), pseud.

[Des forges-Mai llard] .

Poésies de — . Paris, r* Pissot, 1735, in-12.

Réimpr. en 1750 sous le vrai nom de l'auteur.

Voyez & Faucubt ce que nous avons dit sur ce pseudonyme à l'occasion d'une supercherie semblable.

-{- Voir snr Desforges Maillard la c Biographie universelle », t. XI, p. 174; pendant quelque temps il ne fut question à Paris que des vers de la divine Haletait; tous les po&tes s'empressèrent de lni rendre hommage par la voie du « Mercure » . On connaît l'épître de Voltaire :

Toi dont la voix brillante a volé sur nos rives...

MALDAMNAT (Pierre), ps. [Pierre Benoist, seigneur de Gorapregnac, dans la Basse-Marche (Creuse)].

I. Remarques et Mémoires pour l'Histoire du Limousin. Lyon, 1664, in-4.

IL Remarques sur la Table chronologique et historique du. Limousin. Lyon, 1668, in-4.

La table critiquée a pour auteur Jean Collin, prêtre.

MALDIGNY (de), nom nobil. [Charles- Auguste Clever, baron de Malmgnv, D.

M., fils d'un officier supérieur, auteur d'un recueil de poésies lyriques et de quelques pièces de théâtre].

Pour la liste de ses ouvrages, voy. le

t. V de la «France littéraires, à Maldigny].

MALEBRANCHE (le P.), apocr. [le comte

de BOULAINVILLIERSJ.

Traité de l'infini créé, avec l'Explication de la possibilité de la transsubstantiation, et un Traité de la confession et de la communion. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1769, in-12 de lvii et 213 pages.

Les pièces préliminaires de ce volume sont ai&si composées : 1° Préface de l'Editeur, p. i à xiij ; 2° Précis de la Vie du P. Malebranche (composé par L.-Th. Hérissant), p. xi? à xxxvj ; 3» Catalogue des ouvrages du P. Malebranche, p. xxxviij à Ivij.

11 y a, dit A. A. Barbier, une autre édition sous U même date, et parfaitement semblable, sinon qu'un lit Maleranche au lieu de Malebranche. Le corps de l'ouvrage fut imprimé en France , et les pièces liminaires en Hollande.

Sur cet ouvrage, que tour à tour l'on donne et Toi conteste au P. Malebranche, nous donnerons ici dent notes se réfutant l'une par l'autre : la première, que nous devons a M. Mathon, bibliothécaire de la ville de Neufchàtel ( Seine-Inférieure) ; la seconde, empruntée ai Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes de A. A. Barbier, 2« édition, n» 18114 :

* Note manuscrite sur un exemplaire ayant appartenu àM. Blondel, avocat à Dieppe, parent d'un sieur Démarque ts, auteur des « Mémoires chronologiques pour servir à l'histoire de Dieppe et i celle de la navigation fraiçaise ». Paris, 1785, 2 vol. in-12.

« Eu l'année 1721, temps auquel je demeurais a Rosea. M. Louis Constantin, prêtre de l'Oratoire, et qui demeurait alors dans la maison de la congrégation de la môme ville, me prêta un manuscrit intitulé : l'Infini créé, dont il me parut faire beaucoup d'estime, et qu'il me recommandait de tenir secret.

« Environ un mois après avoir In le manuscrit, je le loi rendis en lui avouant que j'en avais tiré nne copie, mais que je' la lui apportais pour en disposer à sa folonté. Cette franchise de ma part le toucha, et il consentit à me laisser celte copie sous la condition expresse qu'elle ne paraîtrait point pendant sa vie, ce que je loi promis. Dégagé de ma promesse par l'événement de a mort, arrivée vers l'année 1729, je prêtai ma copie à M. Gosse, célèbre avocat à Dieppe, qui me dit depuis, avec le témoignage d'un sensible regret, qu'il l'anil perdue. Je fus moi-même d'autant plus sensible à cette perte, que je la crus irréparable ; mais un heureux hasard me la fit recouvrer. Un M. Cloutier vint alors demeurer à Dieppe en qualité d'ingénieur en chef; il j connut M. Gosse, auquel il communiqua on autre mzatscrit semblable à celui que j'avais perdu, et doat M. Gosse me remit, peu de temps après, nne cifie qu'il en fit tirer : c est cette copie qui m'est restée, mis peu exacte par la faute du copiste.

« Les premiers faits de ce récit, joints i la resseoblance qui se trouve entre cet ouvrage imprimé et crue copie, donnent lieu à des conjectures qu'il est réellement du P. Malebranche, quoique l'impression n'es ail paru que 54 ans après sa mort

k Les faits suivants fortifient cette opinion. Le P. Malebranche était intime ami du P. Constantin, qui était bien digne de cette amitié et qui était aussi un gmà métaphysicien ; ils avaient les mêmes sentiments et £1* avaient vécu très-longtemps ensemble a Paris dans U même congrégation.

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