‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 853 sur 1082 · II. L'Ami du peuple · texte numérisé non relu

II. L'Ami du peuple

Le succès qu'obtint parmi la population parisienne le célèbre journal « l'Ami du peuple » , provoqua tout naturellement l'avidité des contrefacteurs; on fit du faux Marat tout comme du « Père Duchène » apocryphe. Marat les signala avec colère : « ^ mon retour de Londres ou j'ai séjourné quelques mois, je trouve mon journal envahi par quatre folliculaires qui se disputent à l'envi mon titre, mon épigraphe, mon nom, mes qualités, en s'accablant d'injures dégoûtantes. »

M. P. Chevremout, qui a joint à l'ouvrage de M. Alfred Bougeait : « Marat, l'Ami du penple • (Parie, 1855, 2 vol. in-8) une bibliographie très-complète et très-soignée (voir t. H, p. 354-440), s'exprime ainsi : c Les contrefaçons signées ou avec un sous-titre différent ne sauraient tromper personne; les faux numéros seuls sont à redouter : ce sont ces derniers qu'on trouve dans presque toutes les collections. Nous croyons donc indispensable de signaler avec de minutieux détails ceux qui nous sont connus ».

Suit une liste de 15 numéros; le n° 650 est signé Marat, il porte l'indication : « de l'imprimerie de Marat ». Dans une longue note du véritable n° 650 (14 mai 1792), Marat dénonce ce faux numéro, et désigne l'auteur, le nommé Bardin.

M. Chevremout signale seite contrefaçons du journal de Marat; renvoyons aux détails qu'il donne a cet égard.

III. Complot d'une banqueroute générale de la France, de l'Espagne, et par contre-coup de la Hollande et de l'Angleterre, ou les Horreurs de l'ancien régime mises au iour, par le citoyen Héron, ouvrage rédigé par Marat, l'Ami du peuple, député à la Convention nationale. De l' imprimerie de Marat, l'Ami du peuple, in-4, 55pag.

M. Chevremont affirme que ce mémoire n'a jamais été rédigé ni retouché par Marat; il fut sans doute envoyé en manuscrit au fougueux écrivain peu de temps avant sa mort, et trouvé parmi se» papiers ; il fut presque aussitôt livré à l'impression (voir l'ouvrage cité, t. H, p. 439).

-f- MARAT (Albertine) [Catherine Evrard].

Réponse aux détracteurs de l'Ami du peuple, par—, 1794, in-8, 8 pages.

Marat n'était pas marié, mais sa maîtresse prenait le titre de sa femme.

MARBOIS (Paul) [Léon Wocquier].

Feuilles d'album, poésies. Bruxelles,

+ MARC, ps. [Jules Vallès, auteur de chroniques imprimées dans la Revue intitulée «le Présent»].

> MARC-AURÈLE , ps. [don Antoine de Gpevare, évoque de Cadix].

L'Horloge des Princes, avec le très-renommé livre de — > recueilli (ou plutôt composé) par dom Antoine de Guevare, traduit en partie du castillan par feu Nicolas de Herberay, et en partie revu et corrigé outre les précédentes éditions.

Paris, GuilL Le Noir, 1555, in- fol.

C'est dans le chapitre m de cet ouvrage que La Fontaine a trouvé le canevas du discours qu'il a mis dans la bouche de son paysan du Danube. M. Guillos a indiqué d'autres ouvrages dans son « La Fontaine et Uns les Fabulistes », t. H, p. 328 , ce qui a empêché M. Walckenaer de le comprendre. Voyez «l'Histoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine » t par ce dernier. Parit, 1830, in-8.

La Fontaine lui-même indique la source oh il a puisé, puisqu'il dit que Marc-Anrèle nous a fait un portrait fort fidèle d'un paysan des rives du Danube, et qu'il présentera ce personnage en raccourci. Pour entendre ce passage, il faut savoir que l'évêque de Cad» a publié son ouvrage sous le nom de Marc-Anrèle.

-f- « En réalité, les écrits de Marc-Anrèle ne présentent pas le moindre linéament de cette histoire ; elle est rapportée très au long par Marronville et Boaistuau. mais plus particulièrement par ce dernier, qui décrit le sauvage avec une grande exactitude. U est exact de dire que La Fontaine a puisé à cette source si peu connue tous les traits vraiment élégants, tous les tours vraiment oratoires de son admirable apologue. Il est incontestable qu'il faut remonter à Gnevara pour rencontrer l'idée première et les détails du « Paysan du Danube » , mais il y a tout lieu de croire que La Fontaine, beaucoup plus curieux d'histoires prodigieuse* et de cas merveilleux que de politique mdraïe et de grave philosophie, aura pris tout bonnement son histoire dans Marconville ou dans Boaistuau, sans se douter que ceux-ci la dussent à Guevara. Bien que le récit de Marc- Aurèle ne se trouve pas dans les écrits de ce grand homme , il est difficile de croire que Guevara l'ait tout à fait inventé, son récit ne comportant pesée genre de fiction que rien ne rendait nécessaire. Le portrait de ce sauvage, le sujet de ses plaintes, le caractère de cette éloquence qu'on ne tait sot entretenir longtemps à Rome, et qu'on n'a jamais contrefaite avec beaucoup de bonheur dans les temps modernes, tout cek me paraît parfaitement antique et du style le plus admirable. Reste à savoir oh Guevara a trouvé sa narration. U ne fout peut-être, pour faire cette nouvelle découverte, qu'ouvrir au hasard un volume oublié et négligé que nous dédaignons de relire, parce que nous croyons trop le connaître. » (Nodier, « Mélanges extraits d'une petite bibliothèque », p. 164.)

-+- Voir des détails insérés au c Bulletin du Bibliophile », 1858, p. 739, à l'égard de quelques autean qui ont traité le même sujet

MARC - LUC - ROCH - POLYCARPE , ps.

[Henri-Louis-Nicolas Duval].

Mes Contes et ceux de ma Gouvernante, par — , autrefois militaire, actuellement maître d'école et chantre du village de

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