MARTIN
MARTÏGNAC (de), nom nobiliaire [Algay de Martignac, l'un des ministres les plus distingués du règne de Charles X].
Esope chez Xantus, comédie-vaudeville en un acte. Paris, au magasin de pièces de théâtre. 1801, in-8.
Cette pièce s'est point de 11. de Martignac, quoiqu'il fût dans le cas delà faire, et qu'il en ait lait nne antre treize ans plus tard. Il avait été presque obligé de donner son nom à « Esope chez Xantus » , que son auteur avait abandonné immédiatement après sa réception an théâtre, par suite d'un départ précipité de Paris. Le véritable auteur de cette pièce est G-.P. Tarinnb di Laval, ancien collègue de Napoléon à l'école de Brienne, plus tard ingénieur du roi. H avait voulu mettre sur la scène française les moeurs domestiques des Grecs. Nous tenons ces détails de M. Tarenne de Laval lui-même, qui n'a jamais songé à réclamer la paternité de sa pièce.
L'auteur « d'Esope chez Xantus » entra dans les ordres à un âge avancé, fut nommé aumônier des carabiniers de la garde sous Charles X, et est mort prêtre habitué de Saint-Louis en l'Ile, le 7 juin 1847.
-+- MARTIN (Ian), plagiaire.
I. Architecture, ou Art de bien bastir, de M. Vitruve, mis de latin en françois par—. Paris. J. Gâteau, 1547, petit in-folio.
Un bibliographe des plus instruits, M. P. Desrhamps, observe dans une lettre insérée an « Bulletin du touquiniste » (n« du 15 juillet 1869, p. 371), que Abel Foullon, dans l'avis au lecteur placé en tète de ion « Usage et description de l'bolometre », édition de 1555, in-4 (inconnue à l'auteur du « Manuel du Libraire » qui ne cite que celle de 1561), se plaint de ce que sa traduction de Vilruve lai a été dérobée et imprimée sous le nom du voleur. Voici le passage :
« J'ay craint aussi que quelqu'un ne m'en fist comme par cy devant m'a lait un antre qui, aprez m'estre tant lié en loy que luy communiquer la traduction francoise de Vitruve, et luy avoir fait part du labeur que j'avoys pris pour scavoir user en icelle des propres mots desquels ordinairement usent les maçons et autres ouvriers, chacun en son art et ouvrage , me ist soustraire par l'imprimeur qui lors m'avoit mis en besongne les huit premiers livres audit Vitruve. soubz JainUse d'une entière amitié : tellement que je las frustré par l'un de l'honneur et par l'autre du salaire que mon labeur pouvoit mériter » .
II. Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile , déduisant comme Amour le combat, etc., trad. de Vital, et mis en lumière par—. Paris. 1546, in-fol., figures.
Martin fat simplement l'éditeur de ce livre célèbre (voy. le c Man. », t. IV. col. 778) ; le traducteur était un chevalier de Malte, et, selon Cicognara, le cardinal Léneneonr. Au reste. Jean Martin était coutnmier de ce genre de supercherie. Voy. l'article précédent. G. M.
MARTIN (J.) (1), aut. dêg. [J. -Martin Barouillet].
(1) Le nom de Martin est si répandu que, pour se distinguer les uns des autres, beaucoup de personnes qui le portent ont été obligées d'y ajouter des superfé-
a\ Avec Cuvelier de Trie : le Faux ami, (comédie en un acte et en vers. Paris. Barba. 1810, in-8.
Barouillet est encore auteur de trois ou quatre autres pièces composées en société du même collaborateur, mais eUes portent son véritable nom.
MARTIN (Aimé) [Maurice Simonet].
Il fit la plupart des vers des c Lettres à Sophie », publiées par Aimé Martin. — et fut fort surpris de ne
! pas. par cette raison, voir son nom sur le livre, lors b de la 1" édition. (Note de M. Perieaud.)
MARTIN (Ch.-J.-M.) [ Charles-Jean- Marie Lucas, membre de 1 Institut, né en 1803].
Des articles de journaux, particulièrement dans la a Presse ».
. MARTIN (Alex.) [Philippe Bridel].
L'Ermite en Suisse. Paris. 1824-30,4 v.
in-12.
Une grande partie de ces 4 volumes est une simple copie des ouvrages de Ph. Dridel. Voir la • France littéraire », t. XI, p. 70.
. MARTIN, né à Tours en 1822.
Le Poète déchu, ou Lamartine. Paris, 1840, in-4, 2 pag.
Pièce de vers revendiquée par M. le professeur Dubois, (t Littérature française contemporaine », VI, 305).
-h MARTIN (P.-J.) [A.-I.-L. Jourdan].
Nouveau Manuel de médecine vétérinaire homéopathique, traduit de l'allemand de F.-A. Gunther. Paris, 1846, in-8.
+ MARTIN, jm. [Félix Bovte, peintre à Bruxelles].
Il a fourni à c l'Annulaire agathopédique et saucial » (Bruxelles. 1850, in-8) les pièces suivantes : c Eloge du cochon * (chanson) ; — c Cours d'agathopédie biblique » (chanson) ; — « Le Cœur » de Boofflers (chanson) ; « La Bagatelle » (chanson), dédiées à mon ami Schayes, conservateur des objets de l'Etat; — c Les Femmes de la Bible ». Extrait d'un ouvrage inédit trouvé, en 1848, dans les fouilles mites à Venise (chanson) ; — Le Cordon sanitaire » (chanson politique). .
MARTIN [Hetzel].
On attribue à ce libraire-éditeur, qui est en même tomps un écrivain ingénieux, divers ouvrages publiés sous ce pseudonyme ; M. L. i. Larcher a pris part à quelques-unes de ces productions, notamment aux trois premières.
L Les Femmes jugées par les méchantes langues. Paris, 1838, in-12.
talions. Signaler toutes ces adjonctions serait long et sans utilité. Nous ne citerons qu'un seul exemple entre tant d'autres. Deux frères Martin exercent dans ce moment la médecine à Paris : l'un se lait appeler Martin- Baron et l'autre Martin-Solon.