‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 917 sur 1082 · MICHAUD · texte numérisé non relu

MICHAUD

MICHÂUD

Cet ouvrage est extrait d'un des volumes de Supplément à la t Biographie universelle ». C'est un libelle contre Louis-Philippe, rien de pins, rien de moins. Nous n'avons jamais en une grande sympathie pour le gouvernement qui est tombé en février ; nous aurions pu le soutenir, parce que nous l'aimions mieux encore que la république ; mais nous sommes presque obligés de prendre sa défense, quand uous rencontrons des ouvrages comme celui-ci, où l'insulte, la calomnie et la grossièreté le disputent à la sottise et à l'ignorance.

Sans doute, le gouvernement de Louis-Philippe fut un gouvernement de corruption et de démoralisation systématique ; mais nous ne pouvons pas croire qu'au 34 février il n'ait eu d'autres paroles de regret que celle-ci : Ils vont venir, ils vont tout me prendre. Libre à M. Michaud de juger les hommes d'après soi : libre a nous de lui dire qu'il a fait une mauvaise œuvre, un pamphlet rempli de faussetés et de mensonges.

Pour grossir le volume et compléter dignement l'ouvrage, on y a joint un récit du combat de Valmy, et une notice sur l'assassinat du duc de Bourbon, prince de Condé. Des lithographies semblables à celles que l'on trouve dans les mauvais lieux servent d'illustrations h ce livre que nous ne savons comment qualifier. (Bul. de censure, vu* ann., 30 avril 1849.)

Voilà ponr l'appréciation du livre de M. Michaad ; il nous reste à justifier l'épithète de plagiaire que nous donnons à l'auteur, et nous allons le faire d'après les journaux judiciaires.

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