‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 968 sur 1082 · MORÉRI · texte numérisé non relu

MORÉRI

Parmi les collaborateurs an * Dictionnaire historique * publié sous ce nom, il faut citer :

Joseph du llabaret, professeur de philosophie à l'université d'Angers, puis curé de St-Michel en la ville de Saint-Léonard, dans la Marche, auteur de plusieurs ouvrages de théologie et d'histoire, collaborateur des c Mémoires» et du «Dictionnaire» de Trévoux, de celui d'Expilly, etc., né à Saint-Léonard le 95 mars 4697, mort au même lieu le 19 mars 1783. (Notice par l'abbé Arbelloi, Limoget, in-8 de 23 p. ; — antre par le P. Piolin dans la «Revue d'Anjou», 1868, t. 1, p. 129).

Mabaret avait fourni beaucoup de notes pour l'édition de Moréri, 1732, et le Supplément 1735. Voir art. Moréri dans la dernière édition en 10 vol.

-h MORETTI [D. Martelli].

Grammaire italienne, en vingt leçons, par Vergani, augmentée de quatorze nouvelles leçons, par le professeur—. 3eédit., Paris, 4834, in-42.

La 1" édition est de 1829. Voir le «Journal de la Librairie », 1829, n° 3560, pour une critique de cet ouvrage.

-r-MOREVAUX (F. de) [Adolphe Dumas].

Rédacteur des feuilletons dramatiques dans le journal intitulé : « le Législateur »,

a lou la « Législature » (fondé par M. de Boissy, pair de France, en 4845 et 4846).

MORIA, ps, [le comte Alex, de La Borde].

Recueil de chansons. In-fol.

MORILLO (le général), oui. su p.

Mémoires au général Morillo, comte de Carthagène, marquis de la Puerta, relatifs aux principaux événements de ses campagnes en Amérique, de 4845 à 4821 ; suivi de deux Précis de don José Domingo Diaz, secrétaire de la junte de Caracas, et du général don Miguel de la Torre. Traduits de l'espagnol par MM. Meissonnier de Valcroissant et Ernest de Blosseviile, conseiller de préfecture. Paris, Du fart, 4826, in-8.

Les deux Précis de Don José Domingo Diaz sont traduits par M. E. de Blosseviile. ainsi que la Notice préliminaire, qui est signée de ses initiales.

Ces Mémoires ont été désavoués par le général Morille. La Notice préliminaire expose sincèrement tons les bits de la publication ; elle a seulement omis de constater que les deux résumés historiques, véritable* rapports officiels intercalés dans le Mémoire publié à Caracas et Madrid, ont été communiqués aux deux traducteurs par le général Morillo lui-même, qui les avait tait venir exprès de Madrid, ainsi quelles deux Précis. Cette rélicence avait été demandée par le général. (De Manke, Nouv. Rec. d'ouvr. anon. et pseud., 1868, n* 2536).

MORIN (Louis), ps. [Varb, ancien ré dacteur du « Correspondant »].

Propriété et Communisme. Paris, Amyot, 4848, in-8, 96 p.

-h MORIN (Michel).

Voy. Michel Morin, II, 4438.

-h MORIN PIERCHAMP [Symphorien Ciiampier].

Voy. Du Mas. I, 4022, a.

+ MORISSEAU TH. db Balzac].

Des articles dans la « Caricature a. 4834.

MORISSON (Julien), docteur en médecine, à Paluau, en Bas-Poitou, ps. [J.-B.

Senac].

Lettres de — sur le choix des saignées. Paris, 4730, in-42.

Ces lettres pseudonymes, fort piquantes, dans lesquelles Senac réfute la doctrine de Sylva sur la révulsion / et la dérivation, et écrites contre plusieurs médecins dn temps, attirèrent des désagréments à La Mettrie. qui fut accusé d'en être l'auteur, et doot elles occasionnèrent en partie l'expatriation.

MORLINI, aut. supp.

On connaît la rareté de l'édition originale des • Nsvelte « et des « Fabula? s de ce Napolitain, imprimée en 4520. Ce recueil a d'ailleurs été réimprimé den fois; en 1199, à petit nombre, par les soins do P. S. Caron ; en 4855, avec beaucoup de soin, dans la « Bibliothèque eUévirienne ». Un littérateur instruit. Sii

MORLON

MOSSÉ

de Troyes, a laissé de ces contes une traduciion demeu- f q rée inédite, et une nouvelle a para en français dans un petit reeneil mensuel : « Le Bibliophile fantaisiste » . Le comte Borromeo, amateur de livres anciens et bibliographe, a fait connaître dans une « Notizia * publiée en 1794, qu'il possédait une copie de neuf nouvelles composées par Morlini et qui n'avaient point été imprimées. Il en fit paraître une (qui est insérée dans l'édition de 4855), mais il était dupe d'une supercherie ; ces c novellc » étaient l'œuvre d'un contemporain, l'abbé Daniel Prancesconi, bibliothécaire à Padoue, qui s'amusa à mystifier Borromeo et à faire un pastiche de Morlini. Un amateur parisien, M. B., a fait imprimer, il y a une quinzaine d'années, un livret de 24 pages qui n'a été tiré qu'à un très-petit nombre d'exemplaires, et qui présente les 8 nouvelles que Borromeo avait acceptées comme authentiques, t De monacho Christi passionea pnedicante» ; « de urso qui a monachis noetn in choro cacodannen habiles fuit », etc.

-h MORLON (G. de) [le marquis de Cher ville].

Le Dernier crime de Jean Hiroux, par— . Paris, Poulct-Malaêsis, 1862, in-12.

MORNÀS [Buy de Mornas, géographe, mort en 1783].

Voy. la a France littéraire », 1. 1, p. 579.

MOROGUES, nom nobiliaire. [Bigot, (baron de), mort pair de France.] Pour la liste de ses ouvrages, voy. notre Notice dans la « Littérature française contemporaine », à Bigot de M.

+ MORSHEM (M- la duchesse de) [de Luchet].

Mémoires de —, ou Suite des Mémoires du vicomte de Barjac. Dublin, Wilson, 1786, 2 vol. in-18.

-f- MORT (Un) [Rodrigue].

Paroles d'un — . 1852.

On lit dans un journal du temps :

« Depuis deux ou trois jours on voit placardée sur les murailles de Paris une affiche jaune qui porte en grosses lettres noires : Paroles d'un mort I

« Un mort qui parle, c'est fait pour piquer la curiosité; on s'arrête forcément et ou lit, quand on en a le temps, les conseils guillemetés que donnait Rodrigue a son fils Olinde Rodrigue. »

• Si chacun de nous se met à faire placarder sur les manilles de Paris tes traditions qu'il a pu recevoir de ses aïeux, nous aurons des affiches par trop fantastiques ».

MORTIER (P.) diacre de la cathédrale,/». [Frédéric II].

Panégyrique de Jacques-Mathieu Reinhart; maître cordonnier, prononcé dans la ville de l'Imagination. 1759, Avignon (Paru), 1760, in-12.

Œuvres posthumes de Frédéric II, roi de Prusse, Berlin, 1188, in-8, tome XII, page 344.

MORT1MER (lady) (1), ps. [le baron de Mortemart BoisseJ.

Esquisses de Voyages : le Neveu de Mourad-Bev (historique). Impr. dans les « Heures du soir », t. III (1833, in-8).

MORTIMER (sir Henri), ps. [Almire GandonnièreI. Auteur d'articles dans le journal la « Chronique ».

H- Les Mystères de la Bastille. Imp. dans la « Chronique », 4e année tome VII (1844).

Voy. l'Introduction du tom. V de la Chronique, dans laquelle le bibliophile Jacob est présenté comme defant écrire cet ouvrage ; il n'en Ait pas ainsi , par suite de nombreux ajournements. Voy. à ce sujet» dans la Chronique, t. VII, p. 226-34, « Procès de la Chronique », intenté par M. Paul Lacroix à Deschères, rédacteur en chef et propriétaire de ce recueil.

MORTONVAL, ps. ("Alexandre-Furcy Guesdon, petit-fils du célèbre acteur Préville]. Pour la liste de ses ouvrages, voy. « la France littéraire », à Guesdon.

MORTONVAL, ps. (Horace Raisson).

Une sombre histoire. Paris, Cadot, 1845, 2 vol. in-8.

Ce roman devait former dans l'origine les deux premiers volumes des f Vrais Mystères de Paris», de Vidocq; mais Vidoeq, n'ayant pas été satisfait de leur rédaction, les laissa à M. H. Raisson, à qui il les avait commandés. Force fut à ce dernier de changer les noms de ses personnages, et de faire des deux premiers volumes des «Mystères de Paris» « Une sombre-Histoire » .

Le pseudonyme de Mortonval, sous lequel M. Hor. Raisson s'est caché, étant déjà celui d'un écrivain auquel on doit plusieurs ouvrages très-connus sous ce nom, il y a eu réclamatien de la part de celui-ci.

Les rédacteurs de « la Littérature française contemporaine » ont donc compris a tort « Une sombre Histoire» parmi les ouvrages de II. A. -F. Guesdon.

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