‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 10 sur 205 · X. Une pastorale. Paris, 21 février 1833. Autographie · texte numérisé non relu

X. Une pastorale. Paris, 21 février 1833. Autographie

Ces cinq derniers libenes ont été répandus sous le nom de Jean Bonbomme.

Tons ces écrits ont été poursuivis et condamnés à la destruction par jugement de la Cour d'assises de la Seine, du 4 novembre 18Si. La Lettre adressée aux députés signataires du compte -rendu, a élé poursuivie comme renfermant les délits d'oftenses envers la personne du roi , et d'excitation k la haine et au mépris du gouvernemeut. Elle présente le roi comme n'étant que le gérant de Charles X, et Tagent le plus actif de la contre-révolution dont elle cherche à faire croire que nous sommes menacés.

Les délits que les trois autographies renferment, sont ceux d'offenses envers la personne du roi, d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement, et de provocation k la destruction du gouvernement. Elles roulent presque en entier sur la révélation d'un prétendu traité, conclu entre le roi des Français et les ministres de la Sainte-Alliance, pour une troisième Restauration, avec démembrement et occupation de la France. EUes donnent neuf articles secrets de ce traité, auquel elles assignent la date du 31 mars 1832. Leur conclusion est un appel aux armes contre l'autorilc royale : Debout! hommes de Juillet, si vous voulez échapper à la clémence

< du pacificateur de la Pologne. Debout! et toi, France trop généreuse,

< sauras-tu enfin punir ».

L'une de ces aulographies a été envoyé au préfet de police, avec ces mots à la main : A toi, Gisquet^ lâche séide de l'infâme régicide assassin. Celle locution était familière au soi-disant baron de Richement.

La Pastorale renferme les mêmes délits d'offenses envers la personne du roi, et d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement, et de plus celui de trouble ài la paix publique, en excitant le mépris et la haine contre une classe de personnes , cette classe est la garde nationale parisienne. L*autenr dit au roi, en parlant des 5 et 6 juin : « Vous avez fait là « du Til)ère à plaisir, parce que vous étiez appuyé sur la masse compacte « des iK>utiquiers, dont une partie est encore à vos gages, en lui per- « suadant qu'elle serait pillée, si elle ne vous prétait pas son héroïsme,

< La boutique s*est levée tout d'une pièce à votre appel, elle est devenue « terrible, etc. ».

yne note ^i se reporte à ce passage est ainsi conçue : « Personne

118 LOOIS-CH ARLES

« n'ignore qa*il y an moins qninie mille boalkinien, gardes nâtiooMx à « Paris, qui sont salariés par Loni«- Philippe, pour espionner d'abord et « égorger ensuite. On le prouvera au b^oin, car ils sont en partie « connus •.

XL A MU. les jarés appelés à juger le siear Ricbenioot, m-disant duc de Normandie. Paris, de l'impr. de BacqoeiioiB^ 1854, in-4, de& pages.

Signé : Charla-LouiSj duc de Xormatuiie,

Cet écrit du compétiteur de M. Henri Hébert a été composé à roccasioi du procès instruit devant la Cour d'assises de la Seine, et qui a duré six jours (30 et 31 octobre an 4 novembre).

L'écrit : A Messieurs Us jurés^ etc., est reprodoil dans • U Ga»ite des tribunaux », du !*' novembre de la même année.

XIL Procès de M. le baroo de Richemont, devaot la Cour d'as* sises de la Seine en 1834.

Imprimé à la fin du n« XXII.

M. H. Hébert fut condamné à douze années de détention, et la Cour ordonna la destruction de la presse clandestine qnî arait serd pour les écrits cités sous les n« V à X, et des écrits eux-mêmes.

XIII. Particularités sur le baron de Richemont ; par BL Gùqutt^ ex-préfet de police^ ex-conseilier d'État.

Impr. dans le tome m, pages 30 à 33 des Mémoires de l'auteur (Paris, 1834, 4 vol. in-8.}.

Notre faux dauphin fut furieux des révélations du magistrat qui tTtit pris sur lui de démasquer cet imposteur; aussi ce dernier cbercha-t-îl deux fois à se justifier par deux libelles rappelés sous le n« XX. Il a en beau faire, le chapitre des Mémoires de M. Gisquet qui le concerne est la biographie la plus véridique de cet homme.

XIV. Lettre de M. Ch. de Tenper à M»* la baronne de ***. (Paris, de l'imp. de Herhan, 1836], in-8, de 16 pages. — Deoxièine Lettre... (Paris, de l'impr. de Herban, 1837), in-8 de 8 pages.

Sur les deux confrères en fourberies. En faveur de celui qui signe : Louis-Charles (le soi-disant baron de Richemont), et contre celui prôné dans le journal < la Justice >, et dans Topuscule intitulé « le Véritable duc de Normandie * (NaûndorfT).

XV. NaCîndoriï, ou Mémoire à consulter sur Tintrigue do dernier des faux Louis XVII ; suivi des jugements et condamnations d'Henragault, sons le Consulat; de Mathurin Bruncau, sons la Restauration ; et du baron de Richemont (Henri Hébert), sous le goo- Yemement actuel; par A.'F.^V. Thomas , ex-inspedeor-général

de rapprovisionnement des combustibles de la ville de Paris, etc. Paris, Dentu; Delaunay, 1837, in-8 de 333 pages.

Dans le précédent article, celui de Naûdorfï (page 64), nous avons indiqué la composition de ce volume.

XV r. Réponse au pamphlet intitulé : Mémoire à consulter, de M. A.-F.-V. Thomas, ex-inspecteur général, etc. ; par M. Ch, de Tenper. (Paris, de l'impr. de Pollet, Soupe et Guillois), 1832, în-8 de 7 pages.

M. Ch. de Tenper est Tun des principaux fauteurs du soi-disant baron de Richement. 11 n*a point répondu au Mémoire à consulter de M. Thomas, qui n*est point un pamphlet, mais un livre historique, très sérieux, qui ne peut être réfuté que par la mauvaise foi .

XYIL Cinq années d'intrigues dévoilées ; par M. Morin de Gué" rivière père. Réponse à MM. Gozzoli, Morel de Saint-Didier, Gruau^ Xavier Laprade et autres. Paris, ce 15 août 1839. (Paris, de rimpr. de Pollet, 1839), in-8 de 6 pages.

M. Morin de Goêrivière, se fait le champion d'an imposteur contre un autre que la police yenait d'expulser de France (Naûndorff).

XVIII. Déclaration de M. Chamhïant^ ingénieur-opticien, demeurant à Paris, rue Mazarine, n. 68, par laquelle il reconnaît le ûls de Louis XVI dans la personne de M. le baron de Richement. 1*' sept. 1839. (Paris, de Timp. de Pollet), 1839, in-8 de 8 pages.

MM. Morin de Guérivière, M. Ch. de Tenper et quelques autres personiiagres encore moins connus, M. Chamblant, ingénieur-opticien, Toîlà pourtant les principaux promoteurs de cette ridicule fable, sur laquelle le soi-disant baron de Riebemont appuie ses prétentions au titre de duc de Nprmandie! M. Chamblant raconte une niaise aventure qu'il prétend lui être arrivée lorsqu'il était en bas-âge, et à la suite de laquelle lui, Chamblant, aurait été conduit devant le Dauphin et le duc de Normandie, les deux fils de Louis XVI, et qu'il a reconnu ce dernier, en 1834, dans le soi-disant baron de Richement. Malheureusement les anciens vi^sias de M. Chamblant connaissent le conciliabule oii cette fabuleuse histoire a été fabriquée et les fauteurs qui ont participé à cette fourbene.

XIX. Réponse à M. Gruau de la'Barre; par M. Marin de Guérivière père. Paris, le 15 février 1841. (Paris, de Timp. de Pollet, Soupe et Guillois, 18i!tl), in-8 de 7 pages.

Querelle de champion à champion de deux confrères en imposture.

XX* Indigooment et outrageusement calomnié par rex-préfct

de police Gisqnet. Paris^ de l*lnipr. de PoUel (mars) 18&1, ia-8 de U pages.

Écrit sans titre. Ce que nous donnons est la transcription de ses premiers mots. 11 est signé : Vvx-baron de Bichemont, condamné le 4 no?embrc 1834, par la Ck)ur d'assises de la Seine, à douze années de détention, pour complot et délit de presse.

Un autre libelle dans la même occasion, daté de Paris, le 15 mai 1841, et signé de l'ex-baron de Ricbemont, commence par ces mots : Après aYoir fait toutes les tentatives possibles pour attaquer devant les tribunaux Tex-préfet de police Gisquet , qui m*a si lâchement diffamé dans le pamphlet qu'il a publié sous le titre de Mémoires A la suite est uu extrait

des minutes du greffe de la Cour royale de Paris. En tout 3 pages, de rimpr. de Pollet, Soupe et Guillois.

XXr. Lettre à M. Gozzoli, avocat; par M. Marin de. Guéririère père. 4 juillet 18ûl. (Paris, de Timp. de Pollet, etc.), 18<ii, iD-8 de 16 pages.

XXIT. Mémoire (51c) d'un Contemporain {Louis-Charles de France) qae la révolution française fit orphelin en 1 793 et qu'elle raya do nombre des vivants en 1 795; pour servir de pièce à Pappui de la demande en reconnaissance d*état qu'il se propose de présenter. Paris (de l'imp. de Vassal frères), 1843, in-8 de iv et 232 pages.

Ouvrage différent de celu][ publié en 1851, sous le titre de Mémoires en due de Normandie (Voy. le',no II).

Dans son roman, M. Henri Hébert invoque le témoignage d'an grand nombre de personnages de toutes les conditions sur son identité avec le fils de Louis XYI ; mais il a la prudence de n'invoquer presque toujours que ceux des personnes mortes depuis longtemps ; puis viennent les attestations des complices de la fourberie et des crédules. Le volume est terminé par le Procès de M, le baron de Bichemont devant la Cour d'assise de la seine y en 1854, qui remplit les pages 161 à 252.

XXIIL Biographie de Louis-Charles de France, ex-duc de Normandie, fils de Louis XYI, connu sous le nom de Tex-baron de Richemoni, tirée des « Mémoires d'un Contemporain» , qui se trouvent chez Boucher-Lemaislre, marchand papetier, rue Neuve Saint-Méry, n. 35. Paris, 18/i8, 18/i9, in-18 de 2^ pages.

La première de ces éditions est imprimée à Saint-Denis, par Prevot et Drouard; et la seconde à Paris, par Lacour.

XXIY. Extrait de la « Revue calholique > du 15 mars 18^9, contenant des lettres de Tex-baron de Richement, la Relation de son voyage à Naples et à Gaète, et la copie de la demande en réclamation d'état civil dûment enregistrée, et qui a été déposée au parque^

LOUIS-JOSEPH-XAVIÈR 121

du procureur de la République, à Paris» le 27 mars 18/i9. Paris, de

ritnpr. de Lacour, avril 1849^ in-8 de 16 pages.

XXY. Adresse aux représentants de la Convention. 25 mai

18A8. Paris, de Timp. de Soupe, 1848, în-4 de 2 pages.

Signée : le prisonnier du Temple et de Milan, condamné politique de 1834, Tex-baron de Richemont.

XXYI. Vérité (la) sur le Qls de Louis XVI, connu sous le nom de M. l'èx-baron de Richemont, etc. Grenoble, Baratier, 1849, in-18 de 54 pages.

XX VIL Lettre du duc de Normandie au F.'. Dechevaux-Dumesnil (horloger-bijoutier, quai des Orfèvres, n. 58, à Paris). Paris, le 16« j .'. du 5 M. •. de la lune ab 1849.

Imprimée pages 354 et 355 du « Franc-Maçon », revue mensuelle.

Nouvelle imposture du soi-disant duc de Normandie en avançant, dans cette lettre, avoir été admis au premier grade maçonique, avec dispense d*âge, à quatorze ans, lorsqu'il était en Egypte! où, nous l'avons déjà dit, il n*a jamais été.

XXVIIL Ex^baron {V) de Richemont, fils de Louis XVI. A M. le rédacteur de « l'Inflexible » ; par J. Arnold.

Impr. dans le journal « l'Inflexible, journal des intérêts de tous », n» â (novembre 1849). Cet article, sans nul doute, a été écrit pour provoquer une polémique en faveur de M. Henri Hébert, et doit être d'un de ses partisans, ou peut-être de lui-même.

LOUIS-JOSEPH-XAVIER, frère aîné de Louis XVI, pseudon [D. d'ÂCHÊ, pauvre fou].

I. Tableau historique des malheurs de la substitution; par M. d*Aché, Avec cette épigraphe : Abominahiles reges qui agunt impie t qtiomam justitiâ firmatur solium, Prov. 16, v. 12. Voroux- Goreux (village près de Liège), chez l'Auteur, 1809-11, 5 vol. in-8, en six tomes, plus deux feuilles du septième. [4314]

M. Charles Nodier écrivait eu 1842, dans rexcclient Bulletin du bibliophile de Techener, une de ces charmantes esquisses dont lui seul, hélas, avait le secret. Par un contraste assez bizarre, il déployait toutes les ressources de son esprit fin et délijcat, dans le dessein de nous montrer à quel degré de faiblesse peut quelquefois descendre Tintelligence humaine, et nous racontait, h sa manière, la bibliographie des fous. C'est bien dommage qu*il n'ait pas connu le livre dont nous venons de transcrire le titre ; le célèbre' biblio- ^pbe français n'eut pas manqué d'en f^ire une ineniion toute par^

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ticoUère. L'aoteor avait des droits ioooatestabfes à entrer dans celte piquante galerie d'origÎDaax ; plus foa qae le célèbre comte de Per^ mission lui-même (Voy. ce nom), il aspirait à on rang [riotéfeyé encore et ne réclamait rien mmnsqne le trône de Flranee. La chose^ croyons-noos, vaut bien la peine qu'on la raconte.

En 1809, vivait à Yoroax-Gorenx, dans les environs de Liège* no personnage de bien haute distinction, si noos devons l'en croire ; c'était le duc de Bourgogne, ûls aîné du dauphin père de labnisXYI, et, par conséquent, le véritable successeur de Lonis XY enfin, k frère aine de I^ouis XVI, qu'il n'appelait que le duc de Berrj.le regardant comme un usurpateur. Nous savons bien qne c'est là noe assertion contraire à ce que l'Histoire noos apprend, mais comment se fier à ruistoire ; on la fait si souvent mentûr. D'ailleurs le personnage dont il s'agit ici, ne manquait pas de preuves pour élablir sa prétendue origine : sa mère, disait-ii, ayant consacré son premier né à Dieu, l'avait fait sortir secrètement de France, pendant qu'il était encore au maillot; avant même qu'il eût reçu le baptême. Ceux qui avaient été chargés de cette mission l'avaient amené au village de Frappeçu, près de Namur, oà ils l'avaient abandonné.

Heureusement pour la réputation de la Dauphine, desdocnments pins officiels que la pirole du sieur d'Aché ou Dachet, prouvent qu'il naquit à Namur, en 1748. Dans les commencements de l'année 1760, il entra au collège des jésuites de cette ville, et, huit ans plus tard, il fut reçu à Tabbayc de Floreffes, de l'ordre des prémontrés, où il accomplit ses vœux monastiques. C'est alors que sa folle paraît avoir commencé. Ce que voulait le sieur d'Âché, c'était moins le trône de France encore que le baptême ; il demandait le baptême à tous ceux qu'il rencontrait, et nous ne savons comment il s'est fait que personne n'ait entrepris de le guérir en feignant de le lui administrer. — Il finit pourtant par l'obtenir d'un vicaire, etc. Il a raconté son mariage avec sa nièce, fille de Louis XVI, etc., etc.

Nous ne suivrons pas notre auteur dans sa carrière aventureuse ; il a eu soin d'ailleurs de nous la raconter lui-même, mais de manière à n'y rien laissir comprendre; en 1809 et 1810 nous le retrouvons à Voroux-Goreux, imprimant Ini-môme ses mémoires qui sont dédiés aux Indiens, Comme le pays de Liège faisait alors partie de l'empire français, et que nous jouissions, par conséquent, de toute la liberté de la presse qu'avait bien voulu nous laisser l'Empereur, on prouva au sieur d'Aché qu'en vertu d'un décret de novembre

LOUÎS-JOSEPH-XAVIER • 123

1810, iln'afait pas le droit d'imprimer des absurdités, même pour lai seul, et sans avoir dessein de les vendre. On saisit sa presse, les quatre cents exemplaires de son livre, et l'on expédia le tout vers Uége sons l'escorte d'un gendarme.

Lorsqu'on demanda au frère du malheureux Louis XVI de faire connaître les motifs qui rayaient engagé à*imprimer ces six gros vo. lûmes in-S , dont un exemplaire avait été envoyé à M. le conseiller d'Étal Real, à Paris, un autre à M. de Poinmereul, directeur de la librairie, et le troisième réservé au préfet, d'Aché répondît que ces motifs étaient « le désir et le besoin éCinvprimei* pour sa 'propre utilité^ afin de démontrer qu*il avait droit au sacrement de baptême et que V abbaye de Flore ffes Payant tenu en prison pendant dix-huit cent quatre-vingt-quatre jours et demi, il a cru pouvoir revendiquer, à la charge de ladite abbaye une somme de cent quaire-vingt huit mille quatre cent cinquante florins^ argent du pays^ à raison de cent florins par jottr d* emprisonnement (1).

Le synode de Liège avait déclaré quelque temps auparavant que d'Aché était un fou parfaitement caractérisé ; nous pensons que le synode ne S'était pas trop hasardé dans son assertion ; mais on n'é-* tait pas d'une croyance aussi facile à Paris ; on s'obstinait presque à voir dans l'ancien moine défroqué un conspirateur habile, un ennemi acharné de la dynastie régnante. M. Real ordonna de surveiller attentivement cet effronté visionnaire. Il ne fut pas difGcile de , se convaincre de la justesse des observations du synode (2).

Quant aux /iOO exemplaires de l'ouvrage intitulé les malheurs de la substitution, ou les transporta à la manufacture de papier de M. Renoz à la Boveric, où ils furent pilonnés le 17 et le 18 février 1812. Les exemplaires de M. Real, de M. dcPo!nmcreul et du préfet de l'Ourthe, plus deux autres laissés à l'auteur, échappèrent seuls à cet immense désastre. Aux yeux des biblionianes le livre de d'Aché a donc aujourd'hui un fort grand mérite, celui de la rareté ; il n'a guère que celui-là.

Noos ne savons si d'Aché fit de nouveau Valoir ses prétentions au trône de France pendant les premières années de la Restauration ; mais nous le retrouvons vers cette époque à Paris^ publiant une

(i) Procès-verbal de saisie, aux Archives de la province de Liège, (2) C!orrespoDdance de M. Real, dans le dossier relatif à cette affaire* Archives de la prince de Liège,

12/i , LOUIS-PHILIPPE P'

brochure que nous n'ayons jamais pu nous procurer , et dont nous n'avons eu connaissance que par le journal de la librairie de M. Benchot.

Âlph. POLAIN, Supplément à la Bibliograplue des fous (1).

II. Réclanaation de Louis-Joseph-Xavier ( D. dAché ) contre la spoliation de ses biens. Paris, de rimprimcric de Dentu, 1817, in-8 de 58 pagesy plus le faux litre. [/ii315]

Cet opustule n'est pas moins rare que le Tableau historique,

« Si je suis bien informé, dit M. Bcuchot {Bibliographie de la France^ année 18^9), l'imprimeur ne voulut» dans le temps, se dessaisir d'aucun exemplaire. J'en possède un ; c'est un des- cinq do dépôt légal. L'auteur dit que, lors de la saisie de son Tableau his' torique, etc. , « le citoyen inspecteur lui a laissé deux excm|dairc8 de son ouvrage >. C'est peut-être nu de ces deux qui est tombé en ma possession. La Bibliothèque nationale en possède un autre, auquel est joint le procès-verbal constatant que toute l'édUion a été détruite^ sauf ledit exemplaire. Pourtant nous avons vu plus haut que cinq exemplaires échappèrent au pilon.

Les amateurs de livres et d'autographes ont eu de bonnes fortunes à faire dans les grandes commotions politiques; mais ce n'est pas une raison pour les désirer.

M. Beuchot pensait, en 1839, que cet écrivain, resté inconnu à tous nos biographes et bibliographes, pouvait vivre dans les environs de Liège; mais M. Alphonse Polaiu croit plutôt qu'il est mort à Charenloo. D'Âché méritait bien du reste d'avoir une pUce dans ce grand hôpital des fous.

M. Hippolyte Bonnelier a public, en 1839, un roman intitulé : Le vicomte d*Aché , 2 vol. ia-S; mais ce n'est point le prétendu frère de Louis XVI qu'il a pris pour le héros de son livre.

LOUIS-PHILIPPE P', roi des Français, du 7 août 1830 au 24 février 18^8.

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