‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 13 sur 205 · IX. Mémoire sur la défense de File de Léon, en Espagne, en · texte numérisé non relu

IX. Mémoire sur la défense de File de Léon, en Espagne, en

Voir le « Messager • , 10 avril 1848.

X. Reflexions sur le meilleur usage que FAngielerre puisse faire de son armée de Sicile dans le moment actuel. Païenne^ ce 30 octobre 181*2. [4325]

luipr. dans le ^ Messager * , n«s desî», 9 et 13 avril 1848.

LOUIS-PHILIPPE I" m

XL Hen Joarnal. Evénementsdc 1815; par Loms-Philippe d*Orléans, ex roi des Français. Paris, Michel Lévy, 18û8, 2 vol. in-18, format anglais, 4 fr. [Û324J

Le premier ?olume renferme le Journal, du 5 au 24 mars 1815; le second, une Correspondance appartenant à la môme époque, et un Appendice, La correspondance contient vingt-deux lettres, savoir :

1. Lettre de Louis XVîîl au duc d'Orléans. — 2. Lettre du duc d'Orléans à Louis XVI IL — 3. Lettre du duc d'Orléans au comte de Blacas. — 4. Let. trc du duc d'Orléans au prince de Talleyrand. — 5. Lettre du comte de Blacas au duc d'Orléans. — 6. Lettre de Louis XVIII au duc d'Orléans. — 7. Lettre du duc d'Orléans à Louis XVIIL — 8. Lettre du duc d'Orléans au prince de Talleyrand. — 9. Lettre du duc d'Orléans au comte de Blacas. — 10. Lettre du comte de Lally-ToUendal au duc d'Orléans. — 11. Lettre du duc d'Orléans au comte de Lally-ToUendal. — 12. Lettre du duc d'Orléans à sir Charles Stuart. — 15. Lettre du duc d'Orléans au duc de Wellington . — 14. Lettre do sir Charles Stuart au duc d'Orléans. — 15. Lettre du doc d'Orléans à sir Charles Stuart — 16. Theduke of Wellington tolhe dukc of Orléans. — 16. Traduction de la susdite lettre. — 17. Lettre du duc d'Orléans au duc de Wellington. — 18. Lettre de sir Charles Stuart au duc d'Orléans. — 19. Lettre (lu duc d'Orléans à sir Charles Stuart. — 20. Lettre du comte Thibault de Montmorency au duc d'Orléans. — 21. Lettre du duc d'Orléans au comte de Montmorency. — 22. Lettre du duc d'Orléans à Louis XVIIL V Appendice est composé des pièces suivantes : 1. Avertissement. — i. Déclaration du congrès de Vienne, en date du i% mars 1815. — 3. Ordonnance du roi de France. — 4. Note sur ces ordonnances. — 5. Relation des événements qui se sont passés avant et depuis le 20 mars 1815, publiées à Gand le 14 avril, même année. ~ 6. Note sur cette relation.

Plusieurs feuilles quotidiennes de Paris donnèrent de longs fragments de ce Journal f « le Siècle », entre autres, dans son n» du 9 décembre 1848. Un ancien familier des Tuileries, un professeur des jeunes princes, un membre de la camarilla, M. Cuvillier-Fleury eu un mot, a publié dans le «Journal des Débats », feuiiletou du 25 novembre, une apologie complète de l'ouvrage de son ancien mallre, et des incontestables témoignages d^abnégation patriotique qu'il renferme!

< Ce livre, d'une sincérité si attachante, et qui n'est offensant pour pcr- « sonne, jette, sans y prétendre, une éclatante lueur de dévouement pa- < triotique sur le noble chef de la maison d'Orléans. Il révèle, dès 1815, « cette alliance du prince et du citoyen, cette rare union des vertus ac- , c quises et desaptitudes héréditaires que la nation a couronnées librement ■ en 1830, qu'elle a délaissées en 1848. N'importe! C'est là un caractère • inaltérable; et ni la main violente d'une révolution, ni les injures des « romanciers, ni l'exil, ni le prestige d'une voix éloquente, n'auront la puis- « sancede l'effacer! >

Qui croirait que M. Cuvillier-Fleury parle du môme prince citoyen auteur des lettres deshonorantes écrites pendant l'émigration, et adressées à ce misérable de d'Ànlrague^, et pourtant cher comte de l'écrivain princier.

iS2 LOUIS-PHILIPPE I»

Qooi qu*il en soit, le critique du Journal de^ Débâts nooft donne un reo • selgnement pour l'histoire littéraire de Louis-Philippe, et nous allons le reproduire.

« Le Journal de 18f 5 avait été déjà imprimé, mais il éUit resté inédit Voici comment : le duc d'Orléans, se trouvant à Twickenhamk celte époqoe, eut ridée d'écrire un exposé de sa conduite avant et pendant les Genl- Jours. Tout le monde sait que la réaction qui avait succédé k l'éphémère triomphe de Napoléon n'avait pas épargné le duc d'Orléans. On aurait bien voulu mettre sur son compte quelques-uns des griefs qu'on avait contre le parti libéral tout entier. On parlait de la tiédeur du prince quand il avait fallu résister à Bonaparte, de sa lenteur quand il avait fallu rentrer k la suite d'une invasion. Peu s'en fallait qu'on ne l'accusât de trahison. Le doc d'Orléans songea ù se défendre. Un de ses aides-de-cam,'i prit an brevet d'imprimeur k Londres. La défense du prince, écrite de sa main, fut Imprimée sous ses yeux. I/édition tout eutiëi*e fut enfermée dans une malle pour être publiée en Frauce si le soin de son honneur l'exigeait, pour rester secrète si les circonstances rendaient la publication inutile. C'est, en effet ce qui arriva. On s'arrêta prudemment sur la pente qui conduisait aux abîmes. Le duc d'Orléans reyiut en France, et le Journal de 1815 ne sortit pas de sa cachette. Il fallait la main violente et l'indiscrète curiosité d'une révolution pour l'en tirer.

Ce livre a été publié sans la permission de son auteur. La raison en est bien simple : l'auteur avait été roi des Français et il ne 4*était plus. Tont était permis contre lui dans ce généreux pays de France, même de publier ses manuscrits sans son aveu. Cela s'appelle le droit des barricades. J'Ignore quel était celui des éditeurs sur le Journal du roi Louis-Philippe. Quoi qu'il en soit, on a fait pis depuis la révolution de Février : publier des livres, cela vaut mieux, après tout, que de les brûler ».

XII. Notices histori(iues sur les tableaux appartenant à S. A. U.

M^i\ le duc d*Orléans. Paris, de Timpr. de Gaultier-Laguiooie ,

1853-26, /i \ol. in-8. [4525]

Le prtMuior volume porte |>our titre : Catalogue historique et descriptif, Co livre publié sous le nom de M. Vatout, est du duc d'Orléans, on du moins parait-il y avoir eu grande part : il est certain que ces quatre volumes contiennent plusieurs morceaux de poésie (I) et des notices historiques

( I ) On il (lit pri^isf^mont que ces morceaux de poésie ne pouvaient être du duc «rOrli\ius; la noie finale de cette première époque établit pourtant que, Jeune encore, le duc d'Orléans faisait des vers. Il y a plus, nous sommes porté k croire que les deux chausons Oroiiques le .Uaire d'En et VEcu de France^ attribuées, tbns cos derniers temps, k M. Vatout, frère de bricole de Louis-Pliilippe, pourrctlont être i!u dernier. Lo fameux Rou^ssolin, depuis comte (Corbeau) de SalnL Albin, avait Opousé en secondes noces la fille du docteur Marc, médecin de Louls'PhlIippe, it l'ancien membre du Comité de Salut public nous a affirmé que, lorsque son boau-p^rc se trouvait «u téte-k-tOte avec sou royal client, ce dernier oubliait quelquefois sa sordidlt*^ pour s'entretenir avec son médednde sujets ass( x (Votlqucs.

qui ont le duc d'Orléans pour auteur. Pour appuyer cette opinion, nous ajouterons que, dans un de ses voyages en France, le roi l'a doqné ii l'un de nos plus savants bibliothécaires (Gh. Weiss, de Besançon), comme son ouvrage : antérieurement à ce voyage, nous avions eu sous les yeux des feuillets du manuscrit qui étaient en la possession du chimiste Julia Foutenelle, et étaient longuement annotées de la main propre du duc d'Orléans.

Il en a été tiré quinze exemplaires sur format in-folio écu, lesquels ont été destinés, aussi bien que ceux in -8, à des présents.

XIII. Catalogue général des portraits formant la colleciiun de

S. A. R. Algr le dac d'Orléans an 1" mai 1829. Paris, de Tlnipr.

de A. Guyot et Scribe, 1830, U vol. in-8. [/i326]

Le duc d'Orléans possédait une très considérable collection do portiaits ; pourtant celle de l'un des célèbres libraires frères De Bure la surpassait en nombre.

Louis-Philippe eut, fort jeune, la passion d*écrire. L'Extrait de son journal que nous avons cité sous le n<> 1 , suffirait pour l'attester, quand luiHoaème ne se serait pas révélé comme écrivain dans ledit extrait. Le *27 février, il dit : hier matin, j'ai été chez M. Millin, l'auteur de « la Chronique : » je voulais le prier de mettre dans son journal un article sur la résidence des fonctionnaires publics] il y a consenti. — Le 4 août 1791, Il dit : j'ai été au club (des Jacobins) où j*ai lu un discours sur lUibolition des ordres : on en a ordonné l'impression. Lors de l'émigration, n'a-t-il écrit que ce que nous avons cité. Le maître de langues et de mathématiques du collège de Reicbenau, dans les Grisons, n'a-t-il pas fait imprimer quelques récriminations contre la France et ses hommes : ce n'est pas vraisemblable. Ce qu'il y a de certain, c'est que pendant l'émigration le duc d*Orléans écrivit ses Mémoires , dont un exemplaire a été découvert aux Tuileries par le peuple, le 24 février, et un second, le â5 k Neuiity^ Tun et l'autre ont été mis en lieu de sûreté. Si ces Mémoires ont été écritii avec la franchise de Rousseau dans ses Confessions , ils doivent être bien dégoûtants à lire. Espéi'ons que pour l'édification des partisans à une monarchie quelconque, on les fera Imprimer un jour. — Le 1! mars 1845, feu Berriat-Saint-Prix, doyen de l'Ëcole de droit, remis à Louis-Philippe, au nom de la Société des Antiquaires de France, les Mémoires composant la nouvelle série des travaux de cette société. Dans celte entrevue, Louis* Philippe dit à l'académicien, que l'étude dos antiquités avait quelquefois aussi occupé ses loisirs, que dans les lointains voyages de sa jeunesse, il avait trouvé une inscription portant les célèbres initiales S. P. Q. R. ce qui semblait indiquer que les Romains avaient pénétré dans une partie du nord de l'Europe, que l'on ne croyait pas qu'ils evseent visitée, c j'ai dessiné cette inscription, continua Louis-Philippe, et Je dois l'avoir encore quelque part avec les observations qu'elle m'a suggérées (i>. — En 1846, Louis-Philippe avait Ji sa table un prélat de

(i) Notice sur la vie et les travaux de M. Berriat-Saini-Prix, par M. Taillandier, député (Paris, i84ô), f n-S , pages 28-39.

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province qui sollicita son appui pour un Jeune homme de son diocëse qui voulait présenter au Théâtre-Français une tragédie do sa composition. Quel est le sujet, dit Louis-Philippe? — Le comte Julien (ou le roi Rodrigue};—j'acquiesce avec d'autant plus de plaisir, que dans ma jeunesse j'ai traité le même sujet. Louis-Phi Ifppe, comme Thuissier Jovial, avait fait des chansons sur tout.

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