‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 167 sur 205 · VI. Plaidoyer (non prononcé) pour Pierre^Micbet Vintr»; par · texte numérisé non relu

VI. Plaidoyer (non prononcé) pour Pierre^Micbet Vintr»; par

M. Bérard, de Pont-Lieue, avocat du barreau de Paris. Gaen,

1842, in-8. [5835]

Dans ce plaidoyer i^ M. Bérard a encadré des analyses de toutes les opinions erronées émises en faveur de Naûndorff par ses fauteurs et ses dttpes.

VIL Prophète (le) Vintr as et Cbaries-Guillaume Naûndorff, duc

de Normandie; par M. Barthélémy Pont, rédacteur en ehefdi^

« Haro » de Caen. — Imprimé dans le Haro, n"^ des 1'% 3, 6., 8 et

10 décembre 1842.

C'est une analyse critique fort bien faite du plaidoyer de M. Bérard. L'auteur l'a fait précéder de judicieuses réflexions sur Naûndorff et le prophète Pierre-Michel Vintras : nous avons reproduit les dernières dans la notice précédente.

Vlil. Prisons (les) d'un propiièle actuel^ poursuivi par tous les

pouvoirs, par M. Tabbé La Paraz [M. Tabbé Alexandre Charvoz].

Caen, Ch. Woinez, 1846, in42 de 342 pages, 2 fr. [583§]

Ce livre est publié dans le but de montrer que M. Vintras (condamné k cinq années d'emprisonnement et 100 fr. d'amende pour abus de confiance) a été injustement flétri, que sa mission est certainement divine, et que la condamnation de l'dluvre, soit par la cironlaire de Mgr Tévèque de Bayeux, soit par le bref de Grégoire XVI, n'a aucune valeur. Voici le court prospectus de l'ouvrage, dû aussi à M. Charvoz : Lcâ « Prisons d'un Prophète • sont un livre saisissant d'intérêt, qui fixera l'attention au plus haut degré. Rien ne lui manque, ni le fond, ni la forme, ni l'importance du sujet. Un prophète aux prises avec toute la hiérarchie gouvernementale et judiciaire qui s'efforce en vain d'étpufler sa voix ; un prophète que ses écrits placent, sans blaspl^mç, à o^é d'isaïe)

puisqu'ils vijBfinealdtt même inspirateur; unboiniii^, simple ouvraer, suns insiructjoo, qui désespère les théologiens et les académiciens, et dont la sainteté désespère ses ennemis ; un prodige enfin dont on s*occupe aujourd'hui en hauts lieux, de Londres jusqu'à Home, et que l'on cache soigueusefloent au public : voilà, 'certes, une histoire qui ne laissera pas^ de regrets à son acheteur.

Nous allons ?oîr au sujet de ce livre, jusqu'où l'on poussait la dissimulation dans cette Œuvre de la uùétiçardg. Nous devons le renseignement suivant à notre savant ami M. Geo. Mancel, bibliothécaire de la ville de Caen, qui a étudié toutes les mystifications que cette CËuvre a voulu propager.

On lit aux pages 10 et suivantes de ces Prisons d'un prçphète^ à propos de l'élévaiion du style des prétendues communications du ciel à l'inspiré. « Ce n'est point à l'ouvrier Pierre-Michel qu'on en faisait honneur, c'est « aux habiles qu'on supposait cachés derrière la toile» et notamment à uo « certain abbé Charvoz , curé d'une paroisse appelée Mont-Louis , au « diocèse de Tours, connu par diverses pubMcaiious. entre autres , le « ■ Précis d'antiquités liturgiques », et la « Fille du Mandarin ». C'est à « cet ecclésiastique qu'on attribuait ces « Prétendues communications •, • pour employer le langage des opposants.' C'était une supposition à vé- « rifier.- Je« voulijs ii^terrôger l'abbé qui avait le bonheur d'être accusé < d'écrire comme un ange du ciel... Déjà riche de renseignements, /â//4t' « le trouver,. f4us avec cet ecclésiastique de lungs entretiens^ £tç,, etc. » . . '

Voici bien, deux individus distincts , tous deux partisans de Vintras^ M. Charvo7, auteur, interrogé par M. La Paraz, auteur aussi, et dont l'uii ne devait pas être plus pseudonyme que l'autre.

Mais voici aussi que nous trouvons d^ns la quatrième livraison, première année de la « Vioix de la Septaine », page 144, une lettre datée du 10 novembre 1842, et signée Gbaryoz La Paraz, curé de Afont-Louis^ et cela nous dévoile un mystère facile à saisir. Dans ces divers écrits, M. Charvoz La Paraz n'était connu que sous son premier nom. Il était maltraité par l'autorité ecclésiastique supérieure de son diocèse pour ses opinions religieuses, H n'était pas moins compromis.dans les affaires diverses suscitées par les autorités du Calvados à VCEuvre de la Miséricorde^ îi atait donc besoin d'un avocat pour lui et pour son culte. M. Charvoz Y^ trouvé dans M. La Paraz, en partie, son homonyme, et peut-être son parent, qui, converti par lui, lui a prêté par reconnaissance son nom et sa plume (1). Ceci est une preuve de fraternité que nous sommes loin, de blâmer; nous trouvons seulement que le style«des deux écrivains se ressemble singulièrement; oe n'est pas à nous (]e critiquer cette ressemblance, c'est peut-être encore lin miracle de VŒuvre de la Miséricorde,

IX« Saints (les) de Tilly-sur-Seulle. Paris, de rimp. de Mais* trasse, 18/!i6, in-S de US pages. [5837]

Réittpression de plusieurs pièces Utbographiées à petH nombre. L'explication ^ préface), est slgioée : A. Gozzoli.

(i) M. l'abbé Bouix, dans son écrit sur rOEuvre de la Miséricorde, établit que M. La Paraz n'est autre que M. l'abbé Charvoz.

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