PONTIS
PONGERVILLE (J..B.-A.A..S.), membre de l'Institat, nom féodal [J.-B.-A.-A. Samson de Pongerville] .
Notice littéraire et bibliographique sur Lucrèce (par M. Louis Marcus). — Impr. à la tête de la traduction de cet auteur par M. :5. de Pongerville. [5971]
PONS DE VENTINE, anagr. [Jean-Pons-Guill. Viennet]. Austerlide (F). Paris, Nicollê. 1808, in-8. [5972]
PONTCHARTRIN (de). Voy. DEPÔNTCHARTRIN.
PONT-DE-VEYLE, nomnobiliaire [Antoine Ferriol, comte de Pont-de-VeyIe, frère aîné du comte d'Argental, gouverneur de la ville de Pont-de-Veyle, en Bresse].
Somnambule (le), comédie (en un acte, en prose). Paris, Prault fils, 1739 ; ou Paris, veuve Duchesne, 1768, 1783, in-8. [5073]
Réimprimé à Vienne en Autriche, en 17S6, in-8.
On lit sur cette pièce l'anecdote suivante dans X Esprit du Mercure de France, Paris, Barba, 1810, in-8, t. m, p. 37 :
« Feu M. le comte de Caylus était lié d'amitié avec M. Salle, homme de beaucoup d*esprit ; il lui proposa de travailler ensemble à mettre un somnambule sur la scène. Un tel personnage ne parut pas moins susceptible de situations comiques à M. Sailé qu'à M. de Caylus ; les deux amis s'occupèrent de ce dramatique projet. L'ouvrage achevé, il fut lu devant M. de Pont-db-Ybyle, qui le trouva assez agréable pour proposer aux auteurs des avis capables d'ajouter à sa perfection. Sa proposition fut acceptée; la pièce fut retouchée conformément à ses observations, et représentée avec un succès décidé. Gomme M. de Pont-db-Vetls se chargea de tous les soins qu'exigent la lecture, la réception et la représentatioa d*une comédie, et que les premiers auteurs ne se nommèrent pas, on a cit^ le premier, sans parler des autres ».
PONTIS (Louis de), auteur supposé [THOMAS DU F0S3É].
Mémoires du sieur (Louis) de Pontis, contenant plusieurs cir^-
constances des guerres et du gouvernement, sous les règnes de
Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV (publiés par Thomas du
Fossé). Paris, Després, 1676, 1678; — Amsterdam, Abraham
Wolfgang, 1678, 2 vol. in-12. — - Paris, libraires associés, 1715,
2 vol. in-12, [59741
Ces Mémoires, qui parurent en 1676, ont été réimprimés plusieurs fois ; mais l'édition d'Amsterdam, 1678, est la plus recherchée. Louis db Pon- Tis était un gentilhomme provençal qui, au bout de cinquante-quatre ans de services militaires, se retira dans Tabbayé de Port-Royal-des-Champs oii il se plaisait à raconter ses campagnes et les actions dont il avait été
656 POQOET
lûiBOÎD. Ce rnL il'ïpièâ atii réc:its que Thomxs du FossA téd'ige» Siin ll«ra iJoDt le succès, quoi(|ue très graoïl, rencontra cependsiit des ilétractennu Il est un peu dilTus, mais rempli d'anecdotes curieuses.
DrHahkb, nouT. Hecueild'oDvragesaDonjmes..,. d° tl34.
La seconde édition originale a subi plusieurs reiranchemeots. . La troisième, de 1715, est précédËe d'une langue préface apologéliqM (rédigée par NicoLsj. A. A. B-r.
PONTOPIIILE, pteudon. [le baron Tupinier, ancien directenr des consirucliona natales et membre de l'amirauté, plus lard d^ pmé, pair de France, et quelque temps minislre, mort dans les premiers jours de décembre 1650].
Lettres (aa nombre de trais) sur la rentrée des vaijiseaui. [597SJ
Imprimées dans les • Aunales maritimes el coloniales •• S» partie, 1SI1( t. s, p. SSa, et iHiO. t. m, p. 40 et 119.
La première de ces lettres est adressée ii H. Giequel des Toudies, et les deux uuircs ï H. Bujot.
A la même époque, le baron de Tupinier fit Imprimer une lettre de Navimahb ï U. Bajot, snr le centre d'elTort d'un vaisseau, insérée» tome XII du même recueil (1930), t. m, p. S8T.
Ce sont les premiers écrits du baron Tupinier, auquel Od eu doit qvAr qnes aulrea. ' '
POflNIAT (1), pseudm. [l'abbé P.-Ch. Fabiot AuNiLum]. .
Azor, ou le Prince eochanté, histoire DOUTelle pour servir dt' chronique h celle de la terre des Perroquets ; traduit de l'angtas du savant—. Londres, Vaillant (Paris), 1750, 2 vol. in-12. [5976] ' FOQUET fy»hhé Alexandre-Eusèbe), d'abord cnréde Nogcnld, membre correspoudant do ministère de l'iDStriirlJoD pabUque pour les travaux historiques , aujourd'hui directeur de TlDstitut des sourds et muets ï Saint-Uédard, près Soissons, lODt i la fois plagiaire et imposteur féodal.
g t", H. PoQUÈT, hittorien plagiaire.
Histoire de Châteaa-Tbterry (composée par feu l'abbé Hébert^ cari de Lucf-le-Bocage, arrondisgemeut de Cbtteiu -Thierry ). ChiteiB- Thirrry, A. Lauréat, impr .-éditeur, et Parts, J.'B* DumoBti!} Pougin, 1839-40, 2 toL ia-8 de it-368 et 420 pa^, avec diK dessina lithographies et un pUn, 13 b. [5977]
Il eilsie de* exemplaires tirés soi grand papier fort.
DctioDS-nous appeler M. Paquet plagiaire, ou tallait-il accoler i
(1) Le BMt Popiniag hIbhIUu en ait||l>ls wptct de perroquet.
yOQUBT 55t
son nom une épithëte plus énergique» ainsi que lé veutChtrIei Nodier dans ses « Que3tions de littérature légale ■? Telle est lapre^^ mière proposition k résoudre.
L'écrivain qui a dérobé quelques pagefi h UQ auteur iœpijioé, pour grossir son bagage littéraire» sans indiquer Torigine de ses emprunts, soigneusement dissimulés, est un plagiaire, cela nefiiii pas de doute ; mais celui qui a pris le manuscrit inédit d*un marc, croyant ce manuscrit unique et à Vabri d'un contrôle ultérieur, pour éditer sous son propre nom deux f olumes presque tea:tueil^ ment copiés sur Touvrage qu'il s'est iudûmeii^t approprié^ comment l'appellerons-nous ?
Par respect pour le caractère dont M. l'abbé Poquet est revêtu, nous ne formuleroos pas davantage notre pensée ; nous allons tout simplement reproduire les faits qui ont donné lieu ^ cet article, que« dans l'intérêt de la dignité de la littérature et de ta vérité, nous n'avons pas pu noua dispenser d'écrire.
Vers la fin du dix-huitième siècle, l'abbé Héberf, curé de Lucy*Iei Bocage (arrondissement de Ghâteau-Tbierry), auquel l'évêque de SoissQus avait interdit certaines fonctions de son ministère, se retira k Gbâteau-Tbierry, où il employa le temps de son interdiction à recueillir des documents historiques sur le pay^ qu'il habitait. ,
L'abbé Hébert rédigea ainsi deux gros volumes in-& de MÉMOiaES fow SERTIR Â l'histoire DE cfiiÂTBAU-THiEitRY, qu'il divisa en Imit cahiers, et en tête desquels U inscrivit cette épigraphe contenant une allusion à sa position :
• Vobi^, 6 cives, in magais utilis esse « Si negaeo, in parvis utilis esse queam >.
Le premier tome contient m cahiers ensemble de 675 pages $ le second tome contient deux cahiers ensemble de 67& pages.
L'abbé Hébert a eu la patience d'écrire lui-même trois coiues de son oeuvre et il a indiqué, au commencement et à la fin de chacun des cahiers de ses Mémoires, l'époque à laquelle il les avait commencés et finis. La troisième et dernière rédaction, datée du 15 novembre 180A, a été terminée le 29 novembre 1806, mais elle ne porte pas plus que les autres le nom de l'abbé Hébert» qui a signé d'un H. l'é*. pttre dédicatoire adressée par lui à M. Houdet^ officier dansle 1**^ ré*> giment de hussards.
Un des premiers exemplaires des Mémoires de l'abbé Hébert
aTail été déposé dans la bibliothèque do presbytère de Saint-Crépin, à Cbftteaa-Thierry ; M. Tabbé Poqaet, qui était en 1838 coré de Nogeatel, à une lieoe de Gbâteaa-Thierry, vit ce manosarit, dont 1 écritore nette et correcte était aossi couramment liaibk que les caractères d*aa livre imprimé» et TeoTie Ini vint sans doute d'éditer cet ouvrage dans lequel se trouvaient des documents corieox et inconniis.
. Mdheurensement, M. Poqnet ne réalisa pas cette idée si simple et bonorable. U sut que l'abbé Hébert n'existait plus et il ne craignait pas que le mort sortit de sa tombe pour rédamer des Mêmobra dont le seul eiemplaire alors connu pouvait d'ailleurs en dupa" raissmu anéantir toute accusation posthume de plagiat I M.. Poqnet publia doue, sous son propre nom, comme son œuvre personndk, comme le fruit de ses longues, studieuses et nombreuses recherches , deux volâmes in-8 , presque entièrement copiés sur le manuscrit de l'abbé Hébert, et il les intitula : « histoire de
CHATEAU-THIEBRT ».
L'abbé Hébert, dans sa préface, avait dit que s'il né donnait pas à son ouvrage le nom d'histoire, « c'est que ce titre annonce one « suite chronologique de faits bien fournie et bien suivie^ et qn'O « n'a pas pu acquérir assez de connaissances pour en donner one (( semblable; c'est en ontre parce qu'il existe des écrits et nodces « d'antiquités de Château-Thierry dont il n'a pas pu. avoir comma- « nication pour compléter ou même pour rectifier certains pas- « sages.
« Mon but, enfin, continuait l'abbé Hébert, n'est pas de faire une « histoire de Château-Thierry {fen laisse Chonneur à quelqu*un « qui aura eu plus de ressources que moi pour se faire instruire € et plus de talent que moi pour se (aire lire ) , mais seulement « de fournir à celui qui entreprendra cet ouvrage quelques maté- « riaux qu'il emploiera ou qu'il rejettera, selon qa!ils lui auront a paru bons ou mauvais ».
M. Poquet, en présence de la modestie de son précurseur, a-t-il cru coQsciencieusement que l'honneur d'écrire l'histoire de Château-Thierry lui était réservé ? Est-ce en qualité de plus digne et de plus instruit sur les chroniques locales, qu'il a accepté le legs historique de Tabbé Hébert ? Une pareille illusion n'est pas admis* sible.
' Si M. Poqaet avait rectifié les erreurs pressenties et quelquefois indiquées par Tabbé Hébert, s'il avait comblé les lacunes que le défaut de renseignements a forcé M. Hébert de laisser, nous reconnaîtrions que M. Poquet a été utile en publiant ses deux volumes et que le legs de Tabbé Hébert était réellement à son adresse. Mais, comme le curé de Nogentel n'a fait que reproduire servilement fœuvre du curé de Lucy-leBocage, sans nouvelle critique des faits, n'ajoutant rien, ne corrigeant pas même les fautes que les nombreux livres édités depuis trente ans lui permettaient de voir ; mais, comme malgré là recommandation de l'abbé Hébert, à son légataire inconnu, de se renseigner sur les événements révolutionnaires, écrits sur des ouï-dire^ M . Poqaet n'a pas eu le courage de compulser les archives municipales et judiciaires de la ville dont il prétendait raconter les annales et qu'il s'est contenté de copier l'abbé Hébert, — plan, — réflexions et style, — nous avons le droit de dire à M. Poquet qu'il n'est pas un historien honnête et original, et qu'il a indignement intercepté le résultat de travaux importants légué par l'abbé Hébert à une per^ sorme plus instruite que lui,
'Avant de prononcer ces conclusions sévères, auxquelles M. Poquet répondra, s'il ne juge pas plus prudent de garder le silence, nous avons scrupuleusement comparé le texte édité par M. Poquet avec le texte des Mémoires inédits de l'abbé Hébert; nous avons noté, page par page, les emprunts du curé de Nogentel, et quand après ce laborieux examen nous avons acquis la conviction d'un plagiat continuel et ignorant, nous avons résolu de le dénoncer à Tindignaiion du monde littéraire, pour empêcher de pareilles fraudes de se renouveler.
Nos lecteurs, qui n'ont pas eu, comme nous, les pièces en main, demanderont des preuves avant de condamner ; pour leur édification, quoique le cadré de cet article ne permette pas de longs développements, nous allons extraire quelques passages de l'Histoire de M. Poquet, en regard desquels nous placerons l'original de l'abbé Hébert... Le doute alors ne sera plus possible, et on verra avec quel sans façon a procédé le plagiaire.
Dès les premières pages de son Histoire^ M. Poquet se présente revêtu des dépouilles de l'abbé Hébert ; 5e5 conjectures sur l'origine de Château-Thierry et de sa forteresse, sur la biographie des premiers seigneurs et les fondations féodales, ne sont que la repro-
S5A FOQCET
ductioii sommaire des coojectares émises en 180^ par le curé de Locy-lâ-Bocage.
Observateur servile de l'ordre des matières suivi par son deTsacier, M. l'oquet parle easiiite de l'aacieQae église de Saiut-Marlia ; comparons les deux récils :
11 paraîtrai! qne l'ancien prabg' On soupçonne que Veaplaeenenl tère Saint'Hatlin fut jadis occupé qu'Occupeleci-deTaoL presbjlËrede par des religieuses. C'est du tuoias Saint-Hariin fut jadis occupé pat ce que l'on peut conjecturer > d'un un inonasiitre de religieuses. Daoi
• inventaire de 1367, qui rappelle un inveulaire des litres de l'église
• la donation d'un courtil situé der* de Saint-Crépin, il y en a un derap-
• rifere le Hoostier, wonistËre de pelÉqui estde l'anfseT, etqaiporid > Saint-Martin, dans les Praislous, donation aux curés de Saiot-CrÉpin
• prits de la fontaine de Saint-Mar- <I'un courlil situé derrière le Mou-
• tin, qui est derrière le jardia >. tier de Saint-Hartin, dans les Prais- Ceite fontaine fut longtemps omée '''"s, près la fontaine Saiot-Harltn : et fréquentée par la dévotion des et l'on sstt que dans ce temps-là on QdËles qui venaient boire de soneau disoit un Houtier, pour signifier us pour âtre guéris de la GÈvre. monastère. Mais voilà toutes les
PoaoBT, t. I. p. 18. preuves qu'on peut en apporter.
La fontaine Saint-Martin est celle qu'on trouve en descendant de l'é- ' gliSB Saint-Martin aux Preiilm.
derrière le jardin du presbjlèn, Elle Éloit pins ornée et plus fréquentée avant la Révolution, qu'elle a'esi â présent. Ou y vcnoit par dévotion, surtout des hameaux voisins, boite de son eaa pour être guéri de la lèvre. On dit qu'il falloit ajoaler 1 cela de manger d'ua niQrc«aa ds pain demandé et donné par cbahli à la porte du prieur.
HtBBKI, t. 1, p. 129.
Ëvideroment, sous le rapport de la précUitw, de la fidélité dlDdiuUOD de* preaves et de riatérfit des déuili, l'avantage est ï l'abbÉ Hébert, qa j ne dit pas, comme M . Foqaei, qae Vamcie» prct* byière fut occupé par des religieuseSi mais qa^ sur l'empUcemeat de ce presbytère s'élevait autrefiiis oa moutier, L'ibbé Hébert pres- ' aeat la bibtesse de l'argopient tiré de l'inTentaire de Svat-Ciï^ etill'aToue; H. Poquet. plus hardi, n'a pas lu l'inventaire da Saiut-Crépin, détruit par b Rérolulion, il ie prend à l'abbé Hébert,
le tronque et nous rofiire, comme un documenl^ inédit» à l'appui de i9s hypothèses historiques^
Les refiques de Saint-Cénéric occupent une place importante dans Fhistoire de la ville dç Château-Thierry; cherchons les renseignements nouveaux^ fournis par M. Poquet sur la translation de cea Q^ements sacrés, au commencement du x* siècle, lors de rinva-»* sîon des Normands.
« Les moines effrayés virent bien «Les moines de St. Gênéric virent
qn'il fallait abandonner une demeu- bien qu'il falloit enfip quittçr leur
re chëre à leur piété; mais en ia monastère. Plusieurs d'entre eux se
quittant/ils voulurent emporter ce chargèrent d*emporter les reliques
qu'il y avait de plus précieux dans de leur saint fondateur, et de leur
ce séjour : les reliques de leur saint chercher un lieu où elles fussent en
fondateur. L^ corlége pieux se mit sûreté. Ils vinrent d'abord en droite
donc en route par Melun, traversant ligne jusqu'à Melun.... Les religieux
le milieu de la Brie, et gagna les continuèrent ensuite leur route ppr
bords de la Marne, en face de Gb&- le milieu de la Brie, et gagnèrent les
teau-Thierry. bords de la Marne, vis-à-vis de Château-Thierry. ( C'était vraisemblement en Tannée 910. )
« La vue de ce château élevé, de # La ville de Château-Thierry, ou
ses hauts remparts, vint consoler ces plutôt le château, leur parut conve-
courageux cénobites, au milieu de nir au dépôt pour lequel depuis
leur pénible émigration. Il leur sem- longtemps ils cberchoient un lieu
blait que c'était là le lieu hospita- sûr. Ils s'arrêtèrent en face de ce
lier qu'ils cherchaient depuis le jour château, près d'un hameau peu éloi-
de leur départ. S'étant arrêtés près gné de la rivière, et qu'on nomma
d'un hameau peu éloigné de la ri- depuis le Bas-Village. Ils placèrent
vière, et nommé depuis le Bas Vil- avec décence la châsse du Sainte à
lage, ils déposèrent la châsse du rentrée du hameau, dans l'endroit
Saint dans l'endroit oii fut depuis la où Ton mit longtemps après une
Belle-Croix. Pendant que quelques croix appelée la Belle-Croix
religieux veillaient à la garde de Quelques-uns des religieux y resteleur dépôt, les autres se rendirent rent pour garder la châsse. Les aueq députa^ion au château, pour de- très vinrent demander qu'on voumander un asile pour leur saint lût bien recevoir dans le château les fondateur » . reliques de saint Cénéric , leur fondateur »r Dans ces siècles de croyance et de La religion dominoit alors dans foi, of^ir à des chrétiens des reli- tous les étatç et dans presque tous ques, c'était leur offrir le plus grand les coeurs. Qffrir à des chrétiens des
trésor On en fit la translation reliques, c'étoit leur offrir un tré-
solennelle, autorisée par Vévéque sor... Abbon, alors évoque de 3ois-
Abbon. sons, en autorisa la translation sq*
lennelle.
simple dëpCt fait Ce n'étoit qu'u
n dépôt qne les reparles religieux de saint CÉDËrlc.... llgieuideSaint-CénéHc aboient prtetc; mais leur monustËre fut enllË- leadu fiire.'. etc.; mais, le inoa»!reinenlriiîné...Cbaieau-Tbierrjre5- itre de Saini-Cénéric fut lotalemeni
ladODC maître de ces précieuses dé- niiué Les reliques de saint Cé-
pouillea. Elles ï furent toujours lio- nério restèrent sans réclamation i norées avec beaucoup de solennité ChSleau-TLlerrji elles y fureol boel de déïolion. norÉea tant qne lej[rand nombredes babitants fui catliolique, avec beaucoup de soleDDÏlé et de déiotion
Tous les ans, le sepiiâiite jour de Tous les ans, le sepilënie jour de mai, on renourelait la mémoire de mai, jour oU l'Ëglise de ce diocte celle translation, par une proceS' fait l'ofEce eu l'boDueur de ce Saint, lilon générale oii l'on portait les re- on renouveloii la mÉmoire de celle Kquesj et tel- Était l'inLérfit que nos Iranslation par une procession géaîeux mirent i les posséder, que, nérale ob l'on portoil les reliques, pour obtenir que la cbisse sortit en On mit pendant bien des siida procession du château, et qu'elle fût tam d'intérfil à les posséder et i les portée par la ïille, deux dep princi- voir prts de chei sol. que pour obpauï officiers de la cité resUieni au lenirque la châsse sortit du cblleu château en 6tage;0Q tenait les portes «' qu'elle fût portée dans la ville, fermées sur eui. Celte mesure dura ^^"^ ^^ principaux ofQciers rte la juaquevers le milieu du dernier sife- ï'iie festoient en ftlagea, pendant le de. Du reste, on observa toujours le tempsqu'elleeuétoit dehorsetqn'oa même cérémonial. '^""ï"- '«^^ P""»* ^'^ chùteau fer-
mées sur eux pendant loot te temps.
On ne cessa de donner celle siirelé.
quoique depuis plusieurs sîÈcles elle ne rnt plus nécessaire, que vers h . milieu du dernier siècle. Dn resia on observa toi^ours les mêmes cérémonies Jusqu'à la révolutioD.
Le clergé de Saint-Crépin, auquel Le clergé de Saint-Crëpin, auqnsl 14 réunissaient les corporations re- se réunlssoient les Minimes, lesCorllgfeuses, se rendait le matin i ['é- deliers et les Capucins se rendoient glise du chaieau, suivi du lieutenant le matin à l'église du chAtean, sotgéDéralenrobe rouge, dumalre, des vis du lieuienant-général en lobe ' écbevins et des autres magistrats, rouge, des autres magistrats, da On 7 précbait d'abord le paoégjrï- maire et des écbevfas. Les religfen que du Saint. La procession déClait de Val-Secret s'y trouvoient aussi, ^guite; le prieur du chiteau occa- On y eutendoit, alors le pan^riqM paît la droite, dans l'enceinte du du Saint. On sortoit ensuite en prochaicau; mais pendant le trajet, il cession avec la ch&sse-... ( Suhna cédait le pas au curé de Salnt<;rÉ- quelquei renieigiteneHti tvrieux ar pin. Après le clergé venaient les ma- Ut châtiti que if. Paquet m'a pai cT^ glslrats, les officiels et le peuple. On devoir reprottufre}.
s*arrètail d*abord à la chapelle de Au commencement de la procès-
l'Hôtel-Dieu, d*oii Ton se dirigeait sien, le prieur de Téglise du chà-
ensuite au pied de la croix, dite la teau avoit la droite sur le curé de
Belle-Croix; on y déposait la chasse Saint-Crépin dans Tenceintedu châ-
an pied de la croix. La station Gnie, teau, et le curé de Saint-Crépln
on . se remettait en mai;che pour avoit la droite sur le prieur hors de
rentrer dans la \ille; le cortège s*a- renceinte. (Le clergé de Saint-Mar-
cheminait alors vers Téglise Saint- tin nes'ytrouvoitpas.)Suivoientles
Crépin, où on chantait une messe magistrats, les officiers municipaux
solennelle. Delà, on reconduisait la et le peuple. On descendoit et Ton
châsse au château, oii pendant neuf s'arrôlolt d'abord à l'église de THÔ-
jours elle resuit exposée à la véné- tel-Dieu ; ensuite on alloit au fau-
ration des fidèles. Pendant l'octave, bourg de Marne, jusqu'à l'endroit où
beaucoup de prêtres de la ville et de étoit la Belle-Croix et on y portoit
de la campagne venaient dire leur la châsse du Saint. Après y avoir fait
messe au château, < et beaucoup de une station, la procession revenolt
« gens des campagnes voisines, à dans la ville, et alloit à Saint-tlré-
« plus de dix lieues à la roncle(l), y pin, où l'on chantoit une messe so-
« venaient en pèlerinage; car les lennelle. On reconduisoit ensuite les
« miracles du saint le font regarder châsses de l'église du château; et
« comme le patron tutélaire de la pendant neuf jours celle de saint Gé-
« ville de Château-Thierry, comme néric restoit exposée à la vénération
* sainte Geneviève l'est de Paris >. des fidèles.
C'était surtout le dimanche de Toc- Pendant ces neuf jours, beaucoup
tave de la fête qu'il y avait dans l'é- de prêtres de la ville et de la cam-
i;ltse du château un grand concours pagne venoient dire leur messe en
de peuple. Il y avait des divertisse- l'église du château, et beaucoup de
ments dans les deux cours et dans gens < des campagnes voisines à
le parc, mais seulement depuis les < plus de dix lieues à la ronde, dit
vêpres jusqu'au salut. ' < le père Giry, minime, dans sa «Vie
PoQUBT, t. 1, pages â7, â8, « des Saints », y venoient en péleri-
29, 50 et 31. < nage. Car, ajoute-t-il, les miracles
« du Saint le font regarder comme le « patron tutélaire de la ville dé Ghâ- « teatf-Thierry, comme sainte Gène- « vièveTest de la ville de Paris ».... G'étoit surtout le dimanche dans l'octave de la fête qu'il se faisoit en l'église du château un grand con* cours de peuple. On se divertissoit dans les deux cours du château et , dans le parc; mais seulement depuis
vêpresjusqu'au salut. (HiftBBAT,t. I®%
pages 169, 170, 171, 173, 174, 175).
(i ) Le père Gfry, minime. Fie des Saints.
558 POQCET
On mil par le rapprocbeoRBt des deos taies réridcnce du fit^^ gjat. M. Poquei, abrégeant la oamtioo de TAbé B^bert, a d^moios presqoe teitQellement copié, et n'a pas édairé on puai obscur, ni rét£lé un document Qoa«e»i. Son originalitt coosnie à écrire << ébiii, faisait ■ avec on a, tandis qat l'abbé Bélxrt a toril * étoit, faisoit • avec un o. M. Hébert cite on eitrait de la • ^ des Saints • du père Giry. el il mentionne son auteur, entre paraitbèse : 11. Poqnet copie la citation, de confiance, sor l'abbé Hébat, el il met le nom du père Gir; en note, au bat de ùi jMge, t«ll tonte la différence.
Si nous écrivions une critique de l'bistoife de Cfaâieau-Tliicrn, an lieu de traiter une question de pbgiat, nous» ferions ressortir l'anadironisme de la description des féies de Saint-Cénéric, dool M. Poquet résome sons la date de l'an 902 les direrses céi^mouies, comme si ces processions araieut toujours éié semblables ; nous dirions que dans le dixième siècle tl n'y avait pas plus It ChâteiD- Thierry qu'ailleurs un maire, de» écheiiDS, nn lientenaui-génà^l en robe rouge, et qu'on ne pooTait pas se divertir dans les dcui cours du château, par la raison toute simple que le château ii'aiaii alors qu'une seule enceinte ; mais il ue s'agit pas danti ce niomeal d'eiamiiier la valeur de l'œuvre en discussion, nous constatons que l'abbé Hébert a préparé des matériaux importants pour une hisloire, que M. Poquet, sans séparer le bon grain de l'ivraie, sans rËiablir on ordre de matières plus convenable «t corrigO' lea aiMcbronismcs, a tout simplemeni copié les iSénuÂm de Triibé Hébert.
Un des ërëDements les pins notables de l'histoire de CbStean- Thierry, aux premiers siècles de la monarchie, est certainement b captivité de Charies-le-SlmpIe.
H> Poquet noua dit i cet égard L'abbé Hébert raconte, p. 186 :
(page 39) : «Le lecteurdésire sansdoute laTër
• On voadrall connaître uns doute enqueLendroitdu cbateanceiinte-
«n qii^ endroit dn GbUeaii fûtes- tanérolfat enfermé, etc.... Les|Ht-
fermé ce oMBarqae... On sait que sons dn cbSteau dans cet andn
dana nos anciennes citadelles les temps, ainsi que dans tous les cU-
l«urs servaient ordinairement de team, étolent les loars.... Au-de&-
prisODs, etc.-. II ; avait encore dans sous de l'appartement au niveau da
quelques tours une trappe qui ou- rez-de-chaussée, il y avoit daas
vrail sur un cacbot obscur... C'est quelques tours un cacboi obscnr....
POQUËt 55»
|2i qu^oB faisait descendre ei rester ob Von faisoii déscetidre et rester jusqu'il la mort certains prison- ]uaqii*à la mort certains prisonniers, niers.
< Rien ne noas oblige cepeadant < Mais il n*y a pas lieu de croire de croire que Gbarles ait eu à souf- qu'on ait tenu le roi Charles enfer- Irir une si cruelle détention. Il n*a- mé dans d*aussi afflneuses prisons; il Tait rien fait pour encourir un pa- n*avoit rien fait qui eût mérité U reil châtiment, de la part d'un sei- colère de notre seigneur (Héribert)^ gneur qui trouvait son intérêt à le et il étoit de l'intérêt de celui-ci de conserver. Il nous parait plus vrai- le conserver (p. 187). [Semblable de penser qu'il eut tout « Enfin, il est vraisemblable que )e château pour prison. Au moins, Charles eut tout le château pour e*est ce que Ton peut conclure des prison. C'est même ce que fait en* explressions du chroniqueur contem- tendre l'historien Mezerai, qui se porain Frodoard et de Tbistorien contente de dire pour exprimer sa Mezerai, quand il dit qu'Héribert le captivité : « Le comte le confina au confina au Château-Thierry, oU il le château-Thierry , où il le fit sévère^ fit sévèrement garder » (p. 40). ment garder ». Hébert, p. 988.
Ici cependant M. Poquet semble aycir fait de grandes recherches et augmenté le récit de Tabbé Hébert. Une note dh trente lignés, pages 40 et 41, réfute quelques conjectures autrefois établies sur l'existence d*un pavillon carré, nommé la Prison du roi, et démoli en 1697, où la tradition voulait que Gharles-le-Simple eût été ren^ fermée M. Poquet annonce qu'un de ses manuscrits contient ce passage : « Nous avons vu de nos jours ^ etc., etc. » Mais il déclare ne pas ajouter foi à ce manuscrit, qui n'est qu'une copie récente et altérée d'un manuscrit d^ ailleurs peu ancien lui-même.
Eh bien ! cette note et ces réflexions, malgré leur apparence d'originalité, n'appartiennent pas plus à M. Poquet que le reste de ^ej^ deux volumes. Jamais ce plagiaire n'a vu un des vieux documents qu'il a cités ; le passage extrait par lui, et les observations qui raccompagnent sont empruntés à l'abbé Hébert, qui a déclaré le premier, t. 1, p. 187, ii« pas ajouter foi au manuscrit en question, copie récente et altérée d'un manuscrit peu ancien lui-même. ' L'observation concernant la note des pages 40 et 41 s'applique également à presque tontes les notes semées dans les deux volumes de M. Poquet. S'agit-il d'expliquer une généalogie, de raconter la fabuleuse histoire de la succession de Thierry, de fixer la topo* graphie d'anciennes fortifications, etc., etc., M. Poquet évoque ses vieux manuscrits^ les compare avec les traditions locales et conclut.... Dans tomes ces circonstances, comme dans celle qui pré-
580 POQLiET
cède, H. Po()u«l a copié les ciMtious, awaparaisoi» a condusiou loutn faites que lui foornissaii l'abbé Béb^O. Anssi, quand M. Héberl a jugé h propos de ne donner que la Gn d'un pmcès-tcrbal on quelques lignes d'nne charte, il est innlile de chercher dans l'histoire de .M. Poqaet une syllabe déplus; le plagiaire n'apa que reproduire les eiiraiis des anciens documents tels qu'ils avaient clé couserfâ dans le manuscrit du curé de Lucy-lc-Bocage, seul manuscrit qo'il ait couDu et uiilisé, et le Sv'ul qu'il ne cite pas!
Cependant, hâtoos-nous de le reconn^Iire, on IrooTe deui on Irc-îs fois, dans le cours du livre de M. Poquct, cette indicaiioD mise en noie: « >Isc. de M; Hébert n. Cette iudicalîan était-elle va hommage rendu au laborieui précnrsenr de l'historien de CMteaU'Thierry ? Avait-elle pour but de restituer i l'abbé Hébert une petite pari de la gloire du ctroniqu<.'ur, et alléuue-l-ellt; la grariEÊ de nos reproches 7 Point dn tout. Quand M. Poqiiet a nommé accidentellement l'abbi! Bébert, c'est qu'il s'agissait d'un fait trop apocryphe ou trop compromeîiant' pour que le plagiaire en prit la responsabilité! et, chose digne de reinari|ue, daos ces rares occasions oii M. Poqnei nous renvoie à M. Héheri, il se garde bien de nous dire où nous pourrons rencontrer cet inconnu, et prendre communication de son ouvrage.
Les Mémoires de l'abbé Hébert, nous l'avons dit en commençanl cet article, sont Anonymes. Ces mois éuigmaiiques «Msc. de M. Hébert ■ ne comproiLetlaienl donc pas la sérurité du plagiaire, ea mettaut les savants on les curieux sur la voie des précieux documents donnée par le curé de Lu cy- le -Bocage h la bibliothèque du presbytère de Chute au-Thierry, et le manuscrit de l'abbé Héberl pooTUt, en6i),étre détruit par nn accident qoelçonque. su» qn'n retroDvSt tme trace imprimée de son importance et da lien où il avait été oublié jusqu'en 1839. Grâce à la réticence calcalésA Bl. Poquet, l'abbé Hébert restait à l'état de mythe.
Qaeltes qu'aient été les précautions employées pour qoe tes Hémpires da curé de Lncy-le- Bocage ne fussent jamais coann, ctt précautions ont été in ni îles. Nous savons maintenapt qae ■l'HiMoica de Cbiteau-Thierry», publiée en 45^9 parM.Poqaet,a été identkioement calquée sur le mannscrit de l'abbé Hébert; nous savons qoe M. Poquet n'a pas personnellement écrit trente pages dan* lesdcsii volumes imprimés sons Eon nom, et qne, lorsqu'au lien de copier
POQUBT 561
tcxtueliemenl l'abbé Hébert, il s'est avisé de le résumer, il a commis des aoachronismes incroyables et de grossières balourdises, mettant le nord au midi, et prenant pair fois un nom propre pour le nom â'nne charge municipale; nous savons, enfin, que le manuscrit de l'abbé Hébert contient des matériaux suffisants pour la rédaction d'un ouvrage sérieux, tandis que M. Poquet, plagiaire inintelligent, n'a tiré que deux maigres volumes du manuscrit original par lut abrégé et travesti.
^ Pour continuer l'histoire de Château-Thierry, depuis l'époque où l'abbé Hébert l'avait abandonnée (1806) jusqu'en 1839, M. Poquet a ouvert (d'Annuaire de l'Aisne» de 1815 et le recueil des « Hommes utiles > , avec lesquels il a complété les dernières feuilles
de son ouvrage et puis il s'est reposé !
Ce jeune abbé qui .avait pu, en sortant du séminaire, remplir deux volumes du résultat de ses studieuses recherches sur un pays nouveau pour lui, n'a pas réalisé les espérances que son début fit certainement concevoir aux personnes qui n'étaient pas dans le secret de sa précoce érudition. M. Poquet n'a pasprodutV seul deux cents pages nouvelles en dix ans. . . et, dans les courtes notices in-8, dont le total forme ces deux cents pages, que d 'emprunts anonymes à cet inépuisable abbé Hébert, que de passages du Galtia chrùtiana, sans indication d^origine et traduits avec une indépendance du texte ou desbarbarbmes qu'on n'excuserait pas chez uu écolier de sixième ! M. Poquet ,doit être aujourd'hui dans toute la maturité de son talent, et pourtant il se tait, il semble avoir irrévocablement brisé sa plume d'historien. Quel est donc le motif de ce mystérieux silence (1). C'est
(t) Ce silence nous a rappelé Claudine, servanie et troisième femme du poète Colletet, qui usurpa une rfputaUon de bel-esprit, en récitant des ¥er| d09t on la croyait i*auteur, tandis qu'elle n*en était que Tinterprëte. Lorsque Colletet, dont la muse défrayait le ménage, fut mort, Claudine n*eut plus de vers ^ réciter ; les admirateurs, honteux d*avoir été abusés, se vengèrent par des épigrammes, et Jean de Lafontaine, la gloire de Châleau-Tliierry, fit contre Claudine -des stances satiriques qui ne manquent pas d*à - propos dans la circonstaDce actuelle :
lies oracles ont cessé, Colletet a trépassé.
Dès qu*il eut la bouche close, Sa femme ne dit plus rien.
■ Elle enterra vers et prose K\tc le pauvre chrétien.
.562 FOQUET
que les tnvaai historiqwi imi kogs et pMMes, d ne s^i ses! pas vam bcilefliem qtt*iui plagiat; c'est qae les aa semUiUes à celui 4e l'abbé Hébert sont mes, et que de parab iostramoiits ne tonhent pas dcox lois sons la maiB do Bteepbh gttiref
§ II. M. POQincT» impaHeur féodat.
S'élâBt pofé coMna tmutmtm des «bbét de Sai■^■Mard, gr«Bd»iltre des dievalien de r Are de Frasée (tT oelebte iSIS).
Nous avons discoté Tabbé M. Poqœt, Uumem plagùiiret euat jions-le maintenant sons un nouTel aspect; après lediaôie* la petite comédie.
Grâce aox travaux de l'abbé Hébert, qu'il s'ett appropriés, H. Poqqet s'est élevé aa-dessos de ses modestes conirères, exclosÎTeinest dévoués à lears fonctions cnriales ; il est devenu membre correspoodant du ministèrç de l'instruction publique pour les travaux liistonqnes, et Mgr. l'évêque de Srâsons lui a confié la direction de llnMitut des sourds-et muets de Saint-Médard M. Poqoet a senti aoa ambition grandir en se voyant investi de JU faveur épiscopde; h (éroleda pédag<^6 neso/Bsait pas i un historien de son mérite» il a rêvé la crosse abbatiale ! et rhistoriette que nous allons racooter, quelqo'étraogère qn'elle paraisse d'abord à notre sqjet, montrera comment M. Poqaet s'est un soir endormi abbé crosse et mitre de Saint-Médard, avec droits de haute, moyenne et basse justice.
Le 16 septembre 18^9, les chevaliers de TArc du bourg de Coincy, arrondissement de Château-Thierry, rendaient le bouquet cantonnai, et cent dix-neuf tireurs étaient réunis pour se disputer la fleur et les prix qui raccompagnaient.
La compagnie de Villers obtint le premier prix par son adresse; le bouquet lui, fut en conséquence déUvré.
Plusieurs jours s'écoulèrent, et la compagnie de Fère-en-Tardeoois, à laquelle appartenait le second coup le plus près de la brechCt prétendit que le capitaine de Villers avait échan^lloné ce coup d'une manière illégale, en coupant les empennes de la flèche aa lieu de les gratter, et que le bouquet déposé dans l'église de Villers devait être restitué aux archers de Fère.
Cette réclamation tardive, faite en contradiction d'un procès-?er-
POQCJBT 563
bal régulier et adopté sans diflcusskm par tom les tireurs^ fat repoussée par le capitaine de YiUers, qui sontint, dfacoord avec les ré* l^ewentg et usages^ avoir gratté le petit bout de la plnme de la flécbe à écbaàtilloniier, parce qo^eUe était engagée jusqpi'aax eùï* pennes, et n'avoir commis aucune faute qui pût enlever à saconipa« g^ie le bénéfice de son adresse, an tir de Goincy.
AtttrefiNs, quand une oontestation surgissait entre lesoiScters <m les compagnies, l'affaire était portée en dernier ressort par devant Tabbé de Saint-Médard-lès-Soissons» grand-tMitre de toutes les eompagnies dunohlejeudeVArc et confréries de Saint-Sébastien^ dans le royaume de France^ on en son absence, par devant le grandmaitre prieur de l'abbaye, son vicalre-généraL Mais les grage^ révolutionnaires ont emporté les droits féodaux et les abb^s de Saint- Médard; là grande maîtrise de l'arc est donc vacante, et si bien vacante» qu'une délibération prise en assemblée générale par les compagnies des environs de Paris avait décidé que le titre de grand- Mt&« serait conféré à M» Alexandre Dmiias (1), aiitenr du roman « Otbon Tardier ». Cmte dél3)étatioa n'a pas été régnlarisée^ et jusqu'à ce qu'on ait aviaé, il n'exislie plus de juge souvenâa des contestations entre les chevaliers de l'Arc. • Voilà ce que nous pensiônSy et cependant que notre erreur était profonde! La succession féodale des abbés de Saint- Médard a survécu aux révolutions qui OBt boohversé la France. Si i'aU)é de Saiot-I^édard n'est pins à la tête de tes laborieax bénédictinsi dirigeant leurs recherches histanK qoes^ son ccminuateur h&noraire enquiille des amnaanxi et pour varier ses innocents piasirs, fukmne des brefs contre les vassaux kidodieB de Tancienne abbaye.
Iles f ass^nx en 1B49, en plane républîqQe, cela parait incroyable; «'est pourtant la vérité, lueK plutôt te précieox document qti snk :
« Diocèse de Soissons. — Ancienne abbaye de St-Mêdard.
«c Nous, soussigné» directeur de l'ibstitot des sourds-et-muets, établi dans l'ancienne abbaye de Saint-Médard» dioeèsede Soifisons, ' if Gonsidétatst que de temps immémorial, et d'après les statuts ndmis et reconnus par toutes les compagnies du noble jeu de l'Arc,
(i) Cette inecdote, dont nousgaraatlssons l'authenUeteé, nous a été atiestée par uo cHwalier de TArc ^ assislait à cette aasemblée -générale.
56ii POyt'E'l'
Érigées en France, il a toujours appartenu aux abbés de S&UT- HËDABD, NOS PBËDËCESSEORS (1), de faire des réglemeols et or< donnances concemant ledit jeu, comme aussi déjuger en dernier ressort lous tes différends qui pourraient s'élever â l'occasion dudit jeu ;
« Vu la demande qui nous a été faite par la compagnie de Fèreeo-Tardenois et d'autres compagnies, de prononcer dans vn conieiu qui vient d'avoir lieu... etc., etc. ;
» Nous avons arrêté et arrêtons ce qui suit :
Art. 1".
' La fleur cantoonale placée daus l'église de Vlllers, devra Èin transférée dans l'église de Fère-en-Tardenois, le premier dimanche d'après la Tonssaint.
Art. 2, etc., etc.
« Donné en l'abbaye de Saint-IUédard, le 27 octobre, le jour de la fête de saint Simon et de saint Judde, apôires, sous le sceau H les armes de notre abbaye, l'an de Notre-Seigneur 1gfi9.
L'Abbé POQUET,
Bfrecirar de Saini-Midaril.
Quand on a lu cet arrêté, qui aurait été plus conveDablemeoi dat6 du 1" avril on du mardi gras, il &Dt rire malgré mû, eth critique est désarmée. La parodia des abbés de St-Uédard ^i fait de tort k persoone dans cette citxonstance : éclairé par le* re- ■Donlrances et Les sarcasmes des chevaliôs de l'Arc de Tillen,ila fini par abdiquer ses dignités usurpées, en demandant qn'on fit U ptîi, el qa'on ne parlât [dus de cette afiire... Qne la fanuiaieliih dalede U.Poquet lui soit donc légère ! S'il n'alait jamais pris qw
' ' (i) Notu ivoni eoplt teitaellsment ebi ùrrfU diDS un HtaioirB JSfHSatH dracbflvallcnda l'Arc de Vi11crs,-lnprimé cbai H. BBcènia Lanraat, à Qtmu-Thltrrf. Celte petite brochora de ta pages iD-A, eoMMnt Hmiiitqiiii mtillléde cGita Tlilble affaire, eLleiGOiTEipoDdii]Cesécliuigë«»enfr«lI,Poqi^ el idjusiIclBbles réfrictalreB. La compagnie de Vlllera, condamnée sani aiUr f té eniradue, a fait campreodie i H. Poquel que te directeur d'un penilanBal de tourd»-iiiueU n'avait aucun droit i la JuridicUoti féodale dea abbét de Sl-Hédard, et H. Poqinl, écrut soui le ridirale, * bittu m rttnlte.
PORNIN 565
h juridiction ou même le titre dés abbés de Saint-Médard (1), nous n'aurions pas troublé ses douces illusions en lui consacrant un article dans ce livre.
PORNIN, ex-commandant en chef des montagnards, et ex-président du comité organisateur des gardiens de Paris, auteur stip- /i03é [le citoyen Castêb a].
Vérité (la) sur la Préfecture de Police pendant l'administration de Caussidière. — Réfutation des calomnieç-Chenu. Paris, Palais- National, galerie de Valois; Guérin et Bernard, rue Saint-Hugues, n« 4, 1850, in-12 de t08 pages. (5978]
Les prétendues calomnies Chenu sont dans les deux ouvrages pubU^ soùs son nom, et dont voici les titres :
i^ Conspirateurs {les) ; par A. Chenu, ex- capitaine des gardes du citoyen Caussidière : Les Sociétés secrètes. — La Préfecture de police sous Caussidière. — Les Corps francs. Paris, Garnier irères, 1850, in-12, 1 fr. %5 c. — Il y a une onzième édition de la même année, qui est augmentée de la liste des personnes qui ont concouru à la nomination des membres du gouvernement provisoire ;
2o Montagnards {les) de 1848, Encore quatre nouveaux chapitres, précédés d'une Réponse à Caussidière et autres démocs-tocs ; par A. Chenu.... Ornés de scènes et portraits dessinés d*après les croquis de Tauteur. Paris, D. Giraud et J. Dagneau, 1850, in-12, 1 fr. — Ëcrit qui a eu également plusieurs éditions coup sur coup.
Indépendamment de récrit publié sous le nom du citoyen Pomin, en réponse au citoyen A. Chenu, il en existe deux autres :
1» Réponse aux deux libelles < les Conspirateurs » et « la Naissance de la République », de Chenu et de Delahodde, d'après les lettres, pièces et documents fournis ou publiés par Caussidière, ex-préfet de police, Lubatti, ex-officier d'état-major de la garde républicaine, et d'autres fonctionnaires de la préfecture de police, avec des Révélations curieuses sur la vie de Delahodde, par le citoyen Miot, représentant du peuple. (Le tout recueilli et publié par le citoyen Castéka, rédacteur de t le Cwrespondant de
(i) Avant que la discussion survenue entre les chevaliers de TArc n'eût fourni à dom Poquet une précieuse occasion pour ressusciter les droits abbatiaux de Saint^Médard, cet amusant personnage, dont la spéc'alilé semble être Teiploltation de la tombe, s'était déjà arrangé dt manière k orner son nom du titre posthume d*abbé de Salnt-Médard. Publiant, en iSftg, le nécrologe de ses Illustres prédécesseurs, M. Poquet Inscrit son nom et ses titres littéraires à U fin de la liste des abbés de Saint-Médard, sous le no 91. L'épitaphe de cet botnme qui n'est pas mort, est en outre si singulièrement rédigée, qu'un Icc* teur innocent pourrait croire, à première vue, que M. Poquet a été évéque d^ Soissons 1
âM PORTUGAIS
Paris, joamai weiiauel déiBOcraAîqae »). Palris» Pa^aisrNational, gâterie Valois» n. 185» 1850, iii-12^ 75 oenU
Les pièces qui composent cette brochure ont été publiées d'abord dans les journaux rouges.
Pendant un ou deux mois, il est tombé une pluie torrentieUe d*ordures de cette sorte, et tout le monde, pour s*édifier, rà regardé tomber. L'écrit du cHoyen Castéra a donc eu aussi plusieurs éditions : Noos possédons la' cinquième.
Pour une polémique assez plaisante suscitée par \e& dloyens Labatti et Miot aux rédacteurs du • Corsaire > et de « 1* Assemblée nationale s Voy. les pages 961-68 du tome m deASupereherie$K
2* Réponse auxpamplets a les Ck>nspirateurs » et « la Naissance de la Républiqu^» (parM. Achille Phiuppb). Avec six portraits. Paris, rue delà Harpe, 90, etc., 1850, gr. in-8 de 16 pages. — Réimpr. peu après.
PORTIER DE LÀ GRANDE SOCIÉTÉ (LE), fseuàm. [TEN HovenJ.
Antl-Suttonias, ou le Magicien noir. La Haye, 1768» iii-8,
Contre-partie d*un autre ouvrage du même auteur, publié soas le pseudenyme de J. Wilkbs (Toy. ce nom).
PORTIER DU COLLÈGE PHILOSOPHIQUE (de Loirraiil} (LE), auteur supposé [le baron Frédéric de Reiffenberg]. Réponse du — . Bruxelles. [5980]
Le baron de Reiffenberg avait fait Imprimer auparavant dewx autres écrits anonymes sur le même établissement: Qu^est-ce que le Collège philosophique t — Entrerai-je an Collège phflosophlque?
PORTUGAIS (UN), pseudonyme [Pierre-Olivier Pinault], Réflexions d'--* sur le ]\IénQW)ire présenté par les Jésuites au pape CléKient XIII. (En italien et eu français]. Lisbonne (Paris)» 175&, in-12. V. T. [59ai}
fl a été publié contre cet ouvrage :
i» Supplément aux Réflexions d'un Portugais, ou Réponse de Tami de Rome à son ami de Lisbonne, traduit de IftaHen (par Tabbé Goujet, avec une préface du même). Gènes (Paris), Simon, 1760> in-1?.
Pinault a eu quelque part à cette traduction pour les premières pages et la révision du tout.
2o Observations critiques d*un Romain sur les Réflexions d^un Portugais, ou Nouveau Supplément auxdites Ré/lexionst etc. (trad. de lltalien en fran^ çais par l'abbé Govjet, avec une préface du môn^e). Eè Europe (Paris), 1750, ia-12.
POUPàR 567
PORTUGAIS DE DISTINCTION (UN), oHUur dégnUé {Babbbto-Feio].
Dom Migael, ses aventures scaadaleiuesi ses ciimes et son usarpatkm ; traduit par J.-'B, Mfêmâ'd. Paris* MéMrd» 1833, în^, 7 fr. 50 cent [5982]
POTAIE (Gillô^), pseudonyme [HtL ^£RliA« avocat; LoBETp Glossbt et Oebeume], auteurs de chansons en patois liégeois^ et d'articles de journaux belges.]
POTIER, (ancien acteur des Variétés). Ouvrages <|ftit 0nt été publies à tort sous son nom,
I. Trois Messénieniiès, par M. Potier, ateo des notes savantes et des remarques sur les leaux^^tliés du teite^ par le révérend Claude Aldiborontopiioscopiiornio, nez à Béthune. Avec cette épigraphe: Pas si balte ! Paris^ les marchands de nouveaux-thés, 1824» in-8 de 36 pages, 1 fr. 50 cent. [5983]
II. Mémoires (ses) (composés par MM. Charlei Fotler, son fils* cft Aristide LetorteCf connu au théâtre sous le nom de Lajariette).
Gommeacés dans vft Journal t « la Presse », « la Patrie », ou * le Goor* rier Français » mais non terminés, et qui par conséquent n'existent pas comme livre.
POULAIN DE BEAURBGâRD, pseudonyme [LufAlBB, de Clemont], àssassiii sur lequel on a publié les dent ouvrages suivants;
L Procès de Lemaire, de Clermont, se disant PouIain-de-Beam*egard. Six cahiers in-8, 2 fr. [5985]
II. Mémoires sur la vie de Lemaire, de Clermont, écrits par hlim&ne en prison, pour faire suite au procès. In-8» ornés de son portrait gravé par Tardieu, 1 fr. 75. [598àJ
Ces dettx ouvrages sont faits pour ne pas être séparés. Tout le pays fut effrayé <|ttand on eut découvert les cr<nes de Lemaire; son arrestation » son Jugement^ soneséeutloa, excitèrent dans toutes les classes un sentiment dilBcBe k peindre la terreur^ Thorrcfur même et ce genre d*émotions qui Dût le succès des noirs rottanS d*oatrcaier et dés à)nc6ptions ultràtragiiinesdnplus soosbre mélodrâmme. Aussi la lecture de ces deux ouvrages a-t-^e été généralement recherchée.
POUPAR (J.-B.), plagiaire [le marquis de St].
Art (r] poétique X Horace, traduit en vers par—* (avec le texte à
JUp^HB^
368 PP. «ÉNÉUICTINS
oMé), précéda de l'Ëlt^e de l'aiTteur par M. Umitai. Lyou, Rifoiré, 1828, iii-8 de 72 pages. [5987]
Un de nos philologues ie^ plus diaUo^és a publié en tB3», soas le pKUdmijsiedaLaunoy, un peLiL Écrit intitulé: • Lettre sur un point d'hisloin littéraire >. (Ljon, iD-8 de g pages}. Il est démontra daos cet écrit qn:, sauf tine vingtaine de Tcrs, la traduction de l'Art poétique d'Horace, «uil titre littéraire de M. Poupar, pour son admisstoo ï l'Académie de Ljcn, n'est autre que celle du marquis de Sj, puUîèe en 18I&, doDt H. Poupar HTsit pris une copie ù Londres en iSOO.
POUTAVERÏ (messire), grand-Earée de Taili. i
[POKCELIN DELA UoCHE-TlLHAC].
Histoire des révululions de Taïii, par — , ouvrage traduit dti Uitiea en français par otademoisdle B. I>, 8. 0. B. (composé par PoBceliu). Paris, Lainj, 1782, 2 vuf. iu-12. [5988]
H. ?.,pte"donyme [Micfael de MlRlLLAc, garde des sceaux]. Quatre livres de l'ImitatioD de Jésus-Christ, qu'aucuns aliriboeul à Ger^en, d'aulrcs â Gerson et d'autres à Tbomas à Kempis, traduits en français, par — . Paris, Thierry, 1621. iii-12. — Deraièrc édilion, revue et corrigée. Paris, Cramoîsy, 1630, iii-12. — Atitrc édition, avec les initiales il. G. A. , sur le frontispice. Pans, Callevilte, 1631,i0'8. [598^
Quatre Livres de l'iniitatlun de Jésus-Christ, par rhomat à Kempit, cU>^ noipe régulier; traduits en français (par Michel de UariUac); avec laTlt d» même, reuteilUe ftt BérttiN AMMfrf*, de la compagnie de Jkm (et une dédicace du P. aoimtjiitt fc l'abbesse de Hes^oes). Anvers, de l'imprimerie Plantinlenne, 1651, in-33.
Lorsqiie je publiai en (SIS ma Dltterlàilan nr iolxtnu iriutueiloiuftta- (ttiu d» Flmilatlon dt J.-C., nisit du CoHâldiràiioat de V. Ginci W b goMito» relatisi à rauieur de tlmUaiio», j'avangai que sur aolxule IM' tiona' au moins de la traduction française de l'Imitation de J.-C.; par le garde-des-sceaaz Karlllae, it n'en ettsiait qu'une imprimée en IS43, la-ll, avec le nom du traducteur. J'ignorais alors Fei latence d'une édition dan le format In-SS, pobUée la même année qw l'édition unis,' et par t«i sotos du mSme éditeui dam Valgrave; la seule dlOâreace qne Vomnmarque entre eea deÉs édllioBi, Bsi que l'in-lfl'ienlenwe tute déÀcwcak laUeyne régente, etque laMéMqMti^tentftoar ilt 6mwn,' dnnt' )'MI> tlOB in-38, eat intitulée dani l'éditloB in-ia, AtUtMOumi rmmttkr.'ttc L'édition Ir-38 est encore pins inre que tin-lS, paisqne l'on i^en aannitt qu'on exemplaire. An. de A.A. B-n.
PP. BtSÈDlctltiS {htS), auteur déff. [dora Taill AUDI EB]. Projet d'une HisKrire gén^le de Chsinpagiie et de Bric, p«r let
p. Ri E. L. * - m
pp. fiéiiédiclios (rédigé par dom Taillandier). Reims, 1738, in-&.
L*abbé Desfontaines présente ane longue analyse de ce Projet danis ses OèêêhMHons sur les écrits modernes, t 15, lettre Si 4.
P*. P*. ?*. 9 pseudonyme [Gabriel Feydel].
Remarques morales, philosophiques et grammaticales sur le Dictionnaire de l'Académie française. Paris, A. -À. Renouard, 1807, in-8. [5991]
PRADEL (Eugène de), nom cAréviatif [CoVKTïiAY DE Praoel], improvisateur français. Pour la liste de ses 'ouvrages, voyez c la France littéraire », à Bradet, ■
PRAKTISGHEN KAUFMaNNE (Von einem), auteur déguisé.
Parlez-vous français? Od. franz. - deutsdi Ladengespraeche.
Nebst e. Sammlung d^r nœthigsten kaufmaenn. Ausdrûcke u.
Redensarten. Ein Handbnch fur Jeden, der sich bei Kauf-u. Verkauf
->schœn und richtig ansdriîcken und unterhalten will. Hrsg. von
Aachen, Wengler, 1847, in-8 de 154 pages, 2 fr. [5992]
PRÉDICATEUR CÉLÈBRE (UN), auteur déguisé [le P« TER* RASSON^ deTOratoire]. '•
Nouveaux Sermons d' — . Tome !«' (et unique). Utrecht^ 1789, in.l2. / [59^^]
PRÉDICATEUR DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE (UN), auteur déguisée
Nouvelle Instruction, en forme de conférences ou de catéchisme sur l'état actuel du clergé de France, avec un Traité sur lisschisme^ et des Règles de conduite pour les vrais fidèles. YP édition. Paris, 1791,in-18. [5994]
PRÉFET (UN), auteur déguisé.
Correspondance d'— avec les généraux, intendants et commissaires de l'armée autrichienne d'Italie, stationnée à Lyon pendant l'occupation de 1815. Tours, Marne, 1829, in-8 de 128 pages.
P. R. E. L., ancien domaniste, auteur déguisé [Prel, ancien domaniste].
Bracbygraphie> art d'écrire par abrétiation sans aucun nouveau
à70 rRKSIDEjJT DE PROVINCE
signe. Cku, Chalopin Ëb, et Paris, Doadey-Dopré, père e( fit, 1825, ia-8 de 7fi pages avec trois tableaDi. [5996]
Celle manière de faite pawet wd oom écril en sijle lapidaire, comme l'indiquent les Initiales que nous donnoos, nous semble Basex origiult pour Ëlre signalée.
PRELLE (le baron de), pseudon. [Poncet, conseiller d'Éiat].
Considérations sor les avanlages de la vieillesse. Paris, Cramois;, 1677, in-12. [5997]
Le p. Bonboun a ëié l'éditeur ei probablement le réviseur de ce iolumr. Voyei les Ultrtt eMttet de La Rivière. Paris, ]TS1, Id-IÏ. 1. Il, p. âQ3.
PHEMÂRAÏ (Jules de), nom abréviatif [Jules RBGSAtn,T Dl FftEMàBAy], auteur dramatique, nouvell^le et jouroatiste.
PREMIER MARGUILLER DE LA PAROISSE DE FONTEKOÏ (LE), pseudonyme [LiNDET DE SEMONVIUE, avocat].
Épître au Roi. Vis-ù-vis Fontenoy, 1745, iii-4 de 14 pag. [5998]
PRÉPOSÉ AU GOUVERNEMENT DU DIOGÈSE DE BOR- DEAUX (LE), auteur déguisé [l'abbé Boyer, grand-vicaire de M. de Cicéj.
Règles pour l'exn-cice du saiat ministère dans les circouaiaacei présentes. (Vers 1798), in-S de !>6 pages. [5999]
PRÉSIDENT D'ASSISES (UN), auteur déguisé [DllPOLR, (MO- «Uer i la Cour royale de H£tz], ' .
Aide-mémoire d' — . Metz, Dosqnet, 1B35, in-S avec tndi plai* cbn. . [60M]
U»,coiitiiMate<i[s de ■ la France lUiéniin > ont «itribni nral à piopM cet ouvrage à M. Dnfour, Mcien ioUiidant mllUaire.
PRÉSIDENT DE L'ACADÉHIB D'ARCHÉOLOGIE DE BEL- GIQUE (LE), avteur déguisé.
Méinoire bot la noMesse et les moyens de la relever, 2* AdilMW. Aqvers. De Cort, 18&&, in-«, t fi-. 50 «tint. ; . J6001]
PRÉSmratT DE PROVINCE (UN), ptewdam/me pe taoAv et BiVabol],
Âoite du poènra des « Jardins i (de Jacques Delille], on Lettre d' — , & H. le comte de Barniel, capitaine de dngtMi» (afec •)> CbvD elle Nnet >, dialogua en ver»). t?82, iaf . L6<W3|
PRÊTILE GA.TaOUQtJE ' 57i
PR£SLE (la banmiie 4e)t pseudonyme [Em, JI|arco de Sahit** Huaire], aoteor d*un feoUleloii aoaa ce dohu [600^}i
PRfiSSIGNI (teneur de), peudôn. (déifti GËRBEROir]. Méditations chrétiennes sur la Providence et la Miséricorde de Dieu, etc. Anvers» Schipper» 1692, in->i2« [6Û0&]
PRÊTPiE (U>'), auteur déguisé [l'abbé Marie-Nicolas-Silvestre GuiULON, depuis évèque de Maroc]»
Qu'est-ce dûttc que le Pape? Pvî^, Briand, (vers 1789), hi-8ie' 50. pages. [6005}'
PRÊTRE (UN), auteur déguisé [fabbé Abmely]. Séparations (les), ou l'Église justifiée contre ceux qui s'en sont séparés. Rourg, Janinet, 1809, in-8. [6006]^
PRÊTRE (UN), professeur de pUIosophie, auteur déguisé.
Alliance de la charité cathoTKiiie et dé la liberté des peuples.' Poème en cinq chants. Paris, de l'imprimerie d'Urtubie, 1837, iQ-8 de 328 pages, 6 fir. [6Û07]
PRÊTRE (UN), auteur déguisé.
Mém(^res d'--. Pmtîs, Pétion^ 18/|7, 5 vol. ki-8. [6008]
Oeg Mémoires ont été imprimés d*abord dans le «National» en 1846, él Ton pourrait croire quUls ont été fabriqués par l*uft des rédacteurs de ce journal ; mais il nous a été affirmé que ces Mémoires étaient bien ceux d*un ancfen prêtre, et que M. Léopold Duras qui s*éta1t chargé de les revoir» y a supprimé beaucoup de flaiits plus fonts que eeu qu'ils renferment ; ils n*eB restent pas moins un Utie perfide.
PRÊTRE (UN), auteur déguisé [l'abbé FONTAINE, desservant de Saint-Mesmin, au département de pAube].
Agonie de la liturgie troyenne^ par — qui lui fait .ses acBeux*.
Troyes, Armand Bertbelon, 18À7, iA*8 de 76 pages. [6009]
PRÊTRE (UN), auteur déguùé [l'abbé J.-H. Mighon}.
Lettres à mes électeurs ; par J.-H. M. Angooléme, tous les li*^
bcaires, 18/i8, in-18 de 35 pages, [6010]
Première lettre* 10 avril 1848. Aux électeiurs d*Angoulôme , par ub prêtre, candidat, auteur des « Lettres au clergé de France ». qui ont été publiées peu auparavant avec le nom de Tauteur.
PJEIÊTRË CATHOLIQUE (UN), otileur déjftfss^.
Lettre d'-*- à Pierre Brugière, se disant curé constilutionncrde
572 PHÊTRE Uli BORDEAUX
Saint-Paul {à l'occasion de son Instruction pastorale sur le bref dn Pape). Paris, 1791, in-8de ùO pages. [6011]
Nous allons donc encore voir la coDiroicrse ùublir parmi nous son querelleur empire '. — Ainsi Pierre DrugîËre va répliquer au Prélre CaUi»lique, le Prélre Calholique ripostera i Pierre Brugiëre, et Pierre BrugiËre reviendra à la charge el le Prélre Catholique ï reacalade, en sorte qn'tprès s'âtre bien répliqué et ripotié, de part et d'autre, ils finiront pat nous Taire entre-ét^orger (car c'est toujours pour des vétilles que l'u s'ei termine]. Nous devrions cependant bien nous rappeler que Voltaire i déOut la Conironent, • l'ennemie de toutes les religions qu'elle se vnntede
• soutenir ; de toutes ies lois qu'elle feint d'expliquer, et surtout de li
• concorde qu'elle a bannie de la terre dans tous les temps >.
f/ett au lempi.
PRÊTRE CATHOLÏQtlE EN EXIL POUR LA FOI {UN) teta- déguisé [l'abbé le Cordieb].
Reflétions scr une lelire de MB' l'archeTêque provisoire de Toaloiise, etc. Londres, 1823, in-8 de 35 pages. [6012]
PRÊTRE CATHOLIQUK ET AMOVIBLE [UN), auteur dejuùé.
Socialisme (le) le plus inamovible et le plus rusé, c'est le serpent, DU Réfutation de quelques erreurs de M. Jules Farrc, dëpuiË socialiste, Paris, de l'impr. de Marc-Âuret, 1850, in-8 de 96 pages, i fr. 25 c. [601S]
La prérace est signée J. H. J.
PRÊTRE CATHOLIQUE FRANÇAIS (US), auteur dègâU [l'abbé de Cbateaugibon, da diocËw de HennesJ.
Eclaircissemeots demandés i HP rarcbevSqne d'Aix. Loodrai, 1801, in-8 de 163 pages. . [6014]
Cet ouvrage a occasionné plusieurs écrits, el entre antre*, celai qn porte pour titre : • Bépouseï un écrit intitulé Ëclairclssements demiDdé* ïH. l'arcbevAque d'Afi...- [parH.lecomteL.-lbtth.de Barrai, d'alMid évéque de Trojei, depuis aicbev^ue de Tours). Loodras, L. L'Honne, 180S, in-8 de 181 pages, écrits auxquels l'abbé de abàleaugiron ■ répowta par UQ Examt» impariM tt ptUiibl» dM eljttilMU pnpoié** i Cmiumr te
PRÊTRE DK BORDEAUX (UN), aMew déguUi [le P. de BOBDES].'
Et cetera l^eii deDaPIessifi (Morniy), parsemés de leurs pn proquù, avec aatres de Vortbodose tnaT' nommé Roian, Loque, Vignitr, et quelques prétendus minislrei ; le tout sur lei points de la Sainte Messe, Euchariitie «t autres principaux controrerseï it
PftÊTRË D£ L'ORàTOtRE 573
présent en Irréligion ckresUenne. Toulouse, veu?e Golomièz» 1600, tn-8 de lâ3 pages. [6015]
PRÊTRE DE CAMPAGNE (UN), auteur déguUé.
Action (de i*) du gouvernement sur les Flandres, Bruges^ 18A8, in-8. [60161
PRÊTRE DE LA CONGRÉGATION DE L'ORATOIRE (UN), auteur déguisé [le P. Loriot).
Ancienne et nouvelle discipline de TÉglise^ touchant les béoéfîces et les bénéfîciers, extraite de la discipline du R. P. Thomassin prêtre de l'Oratoire. Paris, de Nully, 1702^ in-12. , [601 7 J
PRÊTRE DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE (UN), auteur déguisé [le P. CORBIN, depuis précepteur du Dauphin].
Traité d'éducation civile et religieuse, à l'usage des. élèves du
collège royal de La Flèche. Nouv. édition. Paris^ Desaint> 1788,
in-12. [6018]
La première édition avait paru l'année précédente à Angers, avec le nom de Tauteur.
PRÊTRE DE LA MAISON ET SOCIÉTÉ DE SORBQNNE (UN), auteur déguisé [Damcel, du diocèse de Coutances, alors professeur de philosophie au collège d'Harcourt, depuis grand-vicaire de Coutances et curé de Yalognes].
Apologie du serment civique ; par — , ami de la religion et des lois. 1790, in-8. [6019]
M. Daocel rétracta son serment dès i791^>
PRÊTRE DE LA MISSION DE FRANCE (UN), attteur déguisé [l'abbé Jaisson].
Oraison funèbre de S. £. Mgr le cardinal de Périgord, prononcée dans l'église métropolitaine de Reims, le 8 janvier 1822, et le lendemain dans l'église de Saint-Remi, par — , lors de la translation du cœur de ce prélat à Reims. Paris, de l'impr. de Cosson, 1822, in-8 de 20 pages. [6020]
PRÊTRE DE L'ORATOIRE (UN), auteur déguisé [Denis ABIE*