‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 192 sur 205 · PROPOSANT · texte numérisé non relu

PROPOSANT

ficie des choses ; les trésors intellectuels comme les matériels ne se trouvent qu*en creilsant profondément le sol.

c Qaantà Ta venir de» sociétés et au perfeclionnement-des institutions, ce n'est pas dans Thistoire des , hommes qufil faut en chercher les éléments, mais dans les lois de Dieu, visibles dans ses œnvres. Vous avez beaucoup lu Bernardin de Saint;Pierre, mais il ne suffit pas toujours de lire, il faut, dit Rabelais, casser Tos pour en tirer la moelle.

« Je ne puis vous en dire davantage en ce moment.' J'écris ceci sou» rimpresSion de ma lecture. Il faudrait du temps et peut-être un gros livre pour vous juger et vous réfuter. Au mois de novembre, à mon retour à Paris, si vous voulez me consacrer une matinée, le dimanche, j*ai l'espoir que nous nous entendrons ; car vous êtes homme de bonne volonté et de sincérité, et cela suffit pour inspirer l'intérêt de celui dont vous vous dites le compatriote.

« Agréez l'expression de mes sentiments d'estime.

« L. Aimé Martin ».

PROLÉTAIRE CATHOLIQUE RÉPUBLICAIN (UN), auteur déguisé [Jules Guêbin, vérificatear en bâtiments, ancien serrurier à Paris]. -» •

Un prolétaire catholique républicain au peuple souffrant de Paris. Paris, impr. de Claye et Taillefer, s. d. (1848), in-8 de U pag.

PRONT-BERTHOMMIER,' fondateur conservateur du « Providentiel » auteur supposé [DUGHALARD DE l'Agapariolle].

Providentiel (le), établissement consacré à la gloire française, à Télévation des mœurs, à la fécondité des sciences, de la littérature, des arts, du commerce, de l'exercice le plus étendu de la bienfaisance. Paris, L.-F. Hivert, 1827, in-8 de 48 pag. [613iJ

PRONY (de), nom nobiliaire [Gaspard-François-Claire-Marie Riche, baron de Prony, ingénieur et géomètre]. Pour la liste de ses ouvrages, voy. notre « France littéraire », à Prony.

PROPOSANT (LE), pseudon. [Voltaire].

Collection de Lettres sur les miracles, écrites à Genève et à Neucfaâtel, par M. le proposant Théro, M. Covelle, M. Needham, M. Baudinet et M. Montmolin. Neuchâtel, 1765, in-8; Genève, 1767, in-12. [6132}

Ces lettres sont au nombre de viogt : elles ont été imprimées dans les Œuvres de Voltaire, sous le titre de Questions sur les miracles,

David Claparède, né en 1727, mort postérieurement à 1786, est auteur de « Ck>nsidérations sur les miracles, » 1765, in-8, qui firent naître les

SSn PBOPOSANT

i , Lillrti ivr la miracles, VI beaucouii d'autri's ûcrils. Ce5k lellros purunnl Itolément et siiccessivemenU H. Beuchot possMait, des seîae premiëns, on exemplaire oti cbneune forme un cahier arec sa paHinaiion séparée. Je n'ai jamais pu me procurer niosi les lettres 17 i SO, ajoute le même âlilMir. U se pourrait que ces quatre dernières n'aieet paru que lors de la rénnioo

I des seize premilM'esencorpsd'ouvraee. Ce qui le lui donnaiia penser, c'eu <)u'on ne trouve que scUe lettres dans la réimpression iti-iî (le tiB pages, lous la date de Genève, 17C7, avec celte piËcccn téie :

ËriTRE DËDICATOIBG DE l'ËDITBEH

au sieur Comus.

On ne pouTail dédier ce recuejl de (/uedi'oni mr les miraclei plui digneneot qu'ï TOUS, Monsieur parte que marchand d'ognons se coonall en ciboule.

Je suis avec ailujiratioD

Monsieur

\oire Iris liuniblc el 1res obéissant serviteur, SHiDcnrriNo, descendant du célèbre firioché.

' Brioché, comme on le voit à la page première du Poi-Pourri de Vol- I taire [iiBi), était uo maître renommé de marionneites.

La première des Quaiiom sur les miracUs est mentionoée dans les • H^ L nwiirea secrets, >du U juillet I7S6; la seconde lettre, dans un articledu r'SlaoAl. On voit, par un article du 4 septembre, qu'il en paraissait alors l'InilL Je ne trouve, dit H. Beucbot, aucune trace des autres. Cejiemlini, ^l'ai sous les jeux un lolume ia-8 de SS9 pages, qui doit être sorti ia presses de Cramer, et intitulé : Cllei-iion de leiires ivr les miracirs. m. Lausanne. IT671. C* volume conlienl les vingt lettres, et est terminé par l'alinéa : Foil4 le recueil eompUt, etc., -qui n'est pas. dans le volume in-li, daté de 1767, dont il a été parlé. U est souvent arrivé à Voltaire d'antidater ses ouvrages ; majs la date de (765 pour les vingt lettres est incoatestahle, d'après Needbam même, l'antagODistè de Voltaire- Une auireédltiondecette £(il(«c(ii>n,'en S58pages, petit in-8, avec le millësliBe de ItSt, est entièrement conforme ii l'édition de 176S. Elles n'ont, ni I'bh nlf'aDtre. VÈpiirt iédieatoîre Aeïéàitioa in-13, datée de iTG7, et qni, d'après cela, pourrait bien ne pas être authentique.

On ponrrait croire,et H. Beuchot lui-roéroe l'a cru longiemps, que toutes les pièces qui font partie des çmiiiom sortaient de la plume de Toltaiie, Quelques explications sont ici nécessaires.

Jean Tubenille de Needbam, jèsnite, né i Londres, eu 1713, mon i Bniielles, le 30 décembre 1781 , auteur d'expériences de pbjsique ridiculisées par Voltaire, et de quelques écrits (cités dans la • France littéraire • ), publia : 1° ■ Réponse d'un tbéologien au docte proposant de autres questions -, in-lS de 33 pages ; c'est une réponse b la secoode lettre, et que Voltaire reproduisit tout entière, en ; joignant des notei dans la Collection, en 1765 et ]7eji les éditeurs de Kelil n'en ont àani

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