MARY LAFON
15 mai 1792, brûlé dans son lit, où il avait la mauvaise habitude de lire avant que de s*endormir, a prêché avec succès. Ses sermons, imprimés à Paris, chez Crapart, en 1786, 2 vol. in-13. sont estimés.
Les auteurs du < Diclionoaire historique » de Gaen et Lyon cal inséré dans leurs éditions de 1779, 1786, 1789, et 1804, un article de M. de Marvielles, qui leur a été communiqué.
L*ex-jésuite Feller n*a pas mis cet article dans les deux éditions du < Dictionnaire historique » qu'il a publiées à Liège en 1781 et en 1797. Cette suppression me fait regarder comme vraie Tanecdote rapportée par Fabbé de Saint-Léger. Cependant la lecture des < Mélanges > me porte ï croire que M. de Marvielles n'est pas toutà-fait un être imaginaire. Une note de la page 38 nous apprend que la chanson par laquelle cette page commence a été insérée dans un « Mercure > de Tannée 1735. Le P. de Marolles devait être bien jeune à cette époque. D*un autre côté, & U page 123, le P. de Marolles est désigné par les lettres initiales de son nom et de sa profession, comme l'auteur des deux pièces, l'une française et Taatre latine, qui terminent le volume.
MARVILLë (Philippe de), pseudon. [Létang, frère da lieatenant-général de ce nom, longtemps employé au ministère des tra* vaux publics (1)].
I. Etienne, ou l'ËchelIe du mal; mœurs du XIX® siècle. Paris, Roux, 1839, 2 vol. in-8, 15 fr. [4574]
II. Avec M. Augmte Lefranc : Si nos femmes savaient! comédie-vaudeville en un acte. Représentée sur le théâtre des Variétés, le 21 décembre 18û0. Paris, Henriol, 1840, in-8, SO c. [4575]
Formant le n» 147 du « Répertoire dramatique ».
III. Suzanne de Croisi^y, comédie-vaudeville en un acte. Représentée sur le théâtre du Gymnase dramatique, le 30 novembre 1847. Paris, Tresse, 1847, 1848, in-8. [4576]
Faisant partie de la « France dramatique au xix* siècle ».
MARY LAFON, de Wontauban.
Histoire politique , religieuse et littéraire du midi de la France. Paris, Maffre-Capin, 1841-44, 4 vol. in-8, 32 fr. [4577]
Un fragment, assez considérable, de ce livre a été imprimé à part sous ce titre :
« Tableau historique et comparatif de la langue parlée dans le midi de la France, et connu sous le nom de langue romano-provençale ». Paris, René, 184!, in-8 de 56 pages. — Autre édition, sous ce tilre : « Ta-
(i) M. Goizet, dans sa table générale du Catalogue de la Bibliothèque drama* tique de M. de Soleinne, a voulu voir dans le nom de Marville le véritable nom de M. Luuis-Ëmmanucl Gonzalez.
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bleau historique et littéraire» Paris, Maffre-Gapin, 1842, iQ-18 de
542 pages, 3 fîr. 50 c.
Or il a été démoQtré que ce fragment n'était que la réimpression textuelle de la < Bibliographie des patois », de M. Pierquin de Gembloux.
Il existe dans les archives de la Société des gens de lettres un rapport sur le plagiat de M. Mary-Lafon, et un jugement.
Mary^Lafon n*en a pas moins réclamé le prix Gobert pour son « Histoire du midi > dans une « Lettre à M. Guignant, président de l'Académie des iDscriptions et Belles-Lettres. Paris, de IMmpr. de Duverger, 1844, in-8 de 24 pages.
MASERS DE LA TUDE. Voy. LA TU DE.
MASSEYILLE (de], nom nobiliaire [Louis Leyayasseur de Masseville]. Poor la liste de ses ouvrages, voyez la a Frauce littéraire » , à Masseville.
MASSE Y DE TYRONE (P.), avocat à la cour roy., apocr. [Pel- LETy d'Epinal].
Deux (les] écoles, on Essais satyriques sur quelques illustres modernes. Paris, Thoisnier-Desplaces, 1829, in-18, U fr. [/i578]
Pellet avait confié le manuscrit de cet ouvrage à Massey de Tyrone lors d'un séjour que ce dernier fit k Épinal : il devait s'enquérir à Paris d'un éditeur ; mais notre avocat trouva plus convenable de s'en emparer, et de le publier sous son nom, enlevant ainsi gloire et profit au véritable auteur. Il y a eu procès à ce sujet.
M ASSIED (madame de), pseud. [Mademoiselle Yictoire Massiette, depuis W^^ Chiràt].
Traie (la) politesse, à l'usage des maisons d'éducation. Paris, Sagnier et Bray, \Slx6, in-iS, 80 c [6579]
Cette dame a publié vers la même époque, sans y mettre aucun nom, quelques opuscules ascétiques, tels que les Litanies de la Sainte- Vierge^ 18 pages in-l8, avec encadrement de vignettes; les Litanies du êûint nom de Jésus, méditées devant le très-saint Sacrement. Dédiées aux associés de l'adoration perpétuelle. In-i8 de 88 pages, avec encadrement de vignettes ; Prihe à Notre-Dame d'Espérance, etc.
M ASSALIA DE SANCTO LUPO (Alexius à) , pseudon, [Cl. Sal-
HASIUS].
Diatriba de mntno , non esse alienationem adversùs Coprianum quemdam juris doctorem (Cyprianum Regnerum , Jurisconsultum Batavum). Lugduni Batavorum, iô/iO, in-8. [Zi580]
MASSÉ (Jacques), pseudon. [Simon Ttssot de Patot].
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Voyages et aventures de — . Bordeaux, l'Aveugle; Col(^e , 1710, in-8etin-12. [W8i]
MAS81LLAN (de), nom seigneurial [^lATHEY DB MasSILLAM]. Pour la liste de ses ouvrages, voy. la « France littéraire » à Maihey de Massillan,
MASSILLON (J,-R.)« évêque de Glermont. Ouvrages qm bn sont faussement attribués :
I. Maiimes sur le ministère de la chaire. (Par le P. Gaiehès^ de l'Oratoire). (Nouv. édition). Paris, 1729, in-12. [4582]
La première éditioD, Paris, 1711, in-12, est simplement anonyme: ce n*est que celle que nous citous qui porte le nom de Massilk>n.
Cet excellent ouvragée a été désavoué par Massillon en le louant II a été réimprimé, en 1759, par les soins de Tabbé de LAVARnB, sur un exem* plaire que Tauteur avait revu avec soin, et augmenté avant sa mort. Les maximes sont suivies, dans cette dernière édition, de onze diseoort académiques. Elles ont encore été réimprimées en Tan xii (1804) , par les soins de M. Ddbroca, avec les « Dialogues de Fénelon sur réloqnence en général et sur celle de la chaire en particulier >.
If. Mémoires de la minorité de Louis XY ; publiés par M. Soulavie l'aîné, ancien ministre de la République près de celles de Genève et du Valais. Paris, 1790, 1792. — Paris, F. Buisson, 1805, in-8 et in-12. {&583]
Ces Mémoires passent généralement pour un ouvrage supposé; ils offrent des traits hasardés et des expressions inconvenantes, non moins indignes de Torateur que du prélat.
MASSON (J.-B.), libraire à Paris, apocr, [P.-C.-V. Boiste].
Dictionnaire (petit) de TAcadémie française , ou Abrégé de la cinquième édition du Dictionnaire de TAcadémie, auquel on a joint la prononciation d'après les meilleures autorités, et en tête duquel ont été placés les Éléments de la grammaire française de Lhomond. Paris, Bossange, Massonet Besson, vers 1800, 2 vol. in-16. [U5Sh]
Ce peiit Dictionnaire a été souvent réimprimé : une édition publiée, ea 1829, porte le chiffre de la 22«.
C'est de Tun des premiers éditeurs de ce Dictionnaire, M. Bossange père, que nous tenons qu'il a été rédigé par Boiste : ce dernier n*ayant pas voulu y mettre son nom, l'associé de M. Bossange y mit le sien.
MASSON (Michel) , nom littéraire [Auguste- Michel -Benoit Gaudichot-Masson] , littérateur, né le 31 juillet 1800. Pour la liste de ses ouvrages, voy. la « France littéraire », à Masson,
MASSY- (Eugène de), pseudon. [Napoléon Landais, auteur sous
MATAGRABOLISEim 207
son véritable nom de quelques romans el surtout du Dictionnaire général el grammatical des dictionnaires français].
Fille (la) d'un ouvrier. Paris, Schwartz et Gagnot, 1836, 3 vol. m-12, 7fr. 50 c. [lx5S5]
MASUCCIOSALERNITANO,p%ta«e [Jean Chapeuin, poète dn XIII' siècle].
FaUiau, ou plaisant Discours du secrétaire de Glugny. [4586]
Masucclo Salernitano n*a fait que copier ce fabliau, dont il a fait la première de ses cinquante nouvelles. L'auteur anonyme des « Comptes du monde adventureux » Ta repris à son tour ; et, pour mieux déguiser son emprunt, il en a fait la vingt-troisième des siennes.
Nodier, Questions de littérature légale.
MATAGRABOLISËUR (UN) Vi.fseudon. [Lambert-Ferdinand - Joseph Van Den Zande].
Fanfreluches poétiques. Avec cette épigraphe : Homini bono dedit Deus laetitiam, Ëccles., ii, 26 (Dédiées à Al. Louis-Auguste Gmyer). Paris, Firmin Didot, 1845, in*12 carré, de xvj, 362 et 3 pages, plus un supplément intitulé : Quatre Epitres, par un matagraholiseur, 23 pages, et des cartons pour les pages 21-22, 67-68, 83-84, 127 et 128^ 177 et 178. [4587]
Contes, Fables, Poésies diverses, Chansons et iSpltres.
L*auteur de ces poésies est M. Van Den Zande, Belge, resté, depuis 1815, an service de France, où il a rempli des fonctions élevées dans Tadministration des douanes. Petit-neveu littéraire de Jean de La Fontaine, et, je crois, anaalde Gréoourt(S), pr^essant sur la pudeur littérajjre la doctrUie facile de Bagrle et ayant toujours aimé les vers ^ la passion; il ne se livra à songent qa*en cachette, tant qu'il fut en place. En effet, s'il avait été convaîncvi de foire des vers U était perdu. Gomment peut-ron être capable de signer des circnlairea et des quittances si on a antant d'esprit que GoUé ou DésaegkisT II osa cependant confier alors à la presse le joli conte des • Dfeux Cousins • (3), mais depuis qu'il a pris sa retraite, il s'est donné plus large carrière et a reeueilli les fruits de ses délassements. Cependant, par
(i) Diseur de riens. Il est difficile de dird avec plus d'esprit que ne l*a fait M. Yao Den Zande, les riens charmanls qu'il nous raconte.
(a) Cette filiation qu'établit ici le critique est une distraction, car l'auteur dit positivement dans sa Lettre à M. Gruyer, page viu : Vergier et Grécourt^ que Je n'aime guère,.,,. Or, on ne s'attache point à imiter ceux qu'on n'aime pas.
(3) (Bruxelles^ Delemer. 1820). in-Ss de 22 pages.
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une sorte de déférence administrative, en s*aTOuant poète, il ne Va dit que très bas et ne s'est pas donné une publicité complète. Son recueil, qui n*a pas été destiné au commerce, n*a été tiré qu*à cent exemplaires.
Rbiffenberg, Bulletin du Bibliophile belge, t. III, p. 369.
L'auteur prépare dans ce moment une seconde édition, considénUement augmentée et qui formera 2 vol.
M. Van Den Zande a publié depuis un autre charmant volume; c'est m recueil de Fables. Paris, typogr. de F. Didot frères, 1849, in-iS carré, de Yiij et 328 pages. Ce recueil dédié à M. le baron de Sta.ssarl, renfeme 150 fables, dont quatorze avaient déjà été imprimées dans les FMfnluches.
Ce dernier volume imprimé comme le précédent, avec luxe, n*a été tiré qu'à 200 exemplaires, et comme le précédent aussi, n*a pas été destiné au commerce. Nous possédons l'un et l'autre.
MATHANASIUS (le doct. Chrysostômc). pseudon, [Saint-Htacinthe].
Chef-d'œuvre (le) d'un Inconnu^ poème, avec des remarques savantes, par le docteur ChrysostÔme Mathanasius [Stunt-'Hyaemike^ aidé de s'Gravesande^ Sallengre^ Prosper Marchand et autres), avec une Dissertation sur Homère et sur Chapelain (par Van Effen). La Haye, 171/t, in-8. — Quatrième édition, revue, augmentée et diminuée. La Haye, P. Husson, 1716, in-S. — Sixième éditioii, avec de nouvelles augmentations. La Haye, P. Husson, 1732t 2 vol. in-8. — Nouvelle édition, avec de nouvelles notes et une Notice sur la vie et les ouvrages de saint Hyacinthe, par Leschevin. Paris, imprimerie bibliographique, an xiv (1806), 2 vol. in-8. [4588]
Voyez dans le < Magasin encyclopédique », cinquième année, tome II» page 77, une excellente dissertation de Chardon de la Rochette sur la quatrième édition de cet ouvrage.
Il existe une critique de cet ouvrage, sous le titre de « Anti-Mathanase, ou Critique du Chef-d'œuvre d'un inconnu ». Utrecht, 1727, in-iS.
Ce pseudonyme de Mathanasius a été souvent pris, et nous allons dtar quelques ouvrages satyriques qui ont été publiés sous ce nom.
i<* Relation de ce qui s'est passé au sujet de messire Mathanasius (Mirabaud) à l'Académie française [par l'abbé Dbsfontainss). Paris, I7il, in-lâ. Douteux.
Voyez « le Chef-d'œuvre d'un inconnu » avec des notes, par Leschevin, Paris, 1807, in-8, tome H, page 515. Cette Relation dans les dernières éditions du Dictionnaire néologique à l'usage des beaux esprits (par l'abhé Desfontaines), avec l'Éloge historique de Pantalon-Phœbus, etc. (par Bel). Paris, Lottin, 1726, 1727 ; Amsterdam, Arkstée et Merkus, i7S8, 1750, in-12.