MEURSIUS %U
Mfiët, ailacbé alors au duc de La Yrillière, et depuis bibliothécaire particulier de Louis XV, est mon à Versailles en 1806, âgé de qijiatre-Tingtsix ans. Quelques personnes le présentent comme l'auteur du fameux discours d'Héliogabale « ad Mereirices >, joint k cette édition; c'est une erreur. Ce discours avait été imprimé bien antérieurepient, sous ce titre : JoannU Baptistœ Egnatii Veneti de Cœsaribus libri très Heliogàbali (Leonardi Aretini) ad meretrices, Veneliis, Aldus, 1516, in-8. Moet a laissé en mu- Duscrit une traduction complète de Swedenborg, dont plusieurs volumes ont été imprimés dans ces derniers temps à Bruxelles et à Paris.
€orbie, attadié au duc de Oboiseul, ami de Collé, et connu par le recueil du « Théâtre des Boulevards », est mort fou à Charenton.' . La seconde édition porte cet autre titre :
Joannis Meursil elegantiae latini sermonis, seu Âloysia Sigea Tot Ictaoa dearcanis amoris etirencris; adjunctis fragmentis quibusdam eroticis. Lugd. Batav., ex typis elzevirianis (Parisils, Barbouj, gld, LCCC Lxxiv, in -8, 2 parlles ordinairement reliées en un vol, la 1^« de XXIV et 211 pages, la seconde de 2 pages non chiffrées et 172 autres pages, avec fig.
n'a été tiré des exemplaires de cette édition, format in -12, 2 parties uvcq fig. Meunier de Querlon assure avoir revu onze éditions de la « Satyra », avant de composer celle-ci, assertion qui porterait au mojns à douze les éditions de cet ouvrage.
L'abbé Sabatier de Castres affirme que les épreuves de cette édition ont été corrigées p^r l'abbé Valart, éditeur et traducteur de «l'Imitation de Jésus-Chrjst. Yoy. Considérations politiques sur les gens d'esprit et de talent. Pariç, Londres et Pétersbourg, 1804, in-8, p- 29.
Ujne autre édition latine a été imprimée dans la coUectipn de Cazin. Londini (Rhemis, Cazin), 1781, 2 part. pet. i,n-l8.
Âloysia, ou Entretiens académiques des dames (traduit du iatiii de Nicolas Chorier, par 1-a^ocat Nicolas, fils du libraire de Gre- Doble). Sans lieu d*impression (Hollande), 1680, 2 vol. in-12.
Prem. édit. de- cette traduction qui a été plusieurs fois réimprimée.
G*est dommage que Ton n'ait point exprimé avec toute la délicatesse du latin, tous les mystères «ecrets (jie l'amour q|^ sont répandus dans cet ouvrage.
Le même ouvrage, de la même traduction, sous ce titre : TAcadémie des Dames, ou les Sept Entretiens d'Aloysia. Venise, cbez Pierre Aretin (Hollande), 1730, 1776, 2 vol. in-12.
. L*édHien de 1730 est plus belle que celle qui l'avait précédée : on la distUigae en ce qu'au lieu de chiffre au haut de la page, il y a un petit fle||ron. Il en existe des exemplaires qui ont des figures au nombre de trentesix, qui sont un peu sales pour les imaginations déréglées; car pour les autres, cela ne icur fait %ucunc ioipression.
2âS MEZËRAY
CTest TrtiBemblablemeiit une autre édition de cette traduction, et sous le dernier titre que cite rabl)é Lengtet Dufresnoy dans sa < Bililiothèque des romans », imprimée aussi sous la rubrique de Venise, Pierre Aretin, et selon tonte apparence, imprimée aussi en flollande, elle ne contient qne 372 pages et n*est pas laide.
Le même ouvrage» soas ce titre ; le Meorsius français, on Entretiens galants. (Traduction nouvelle). Gythère, de l'impr. delà Volupté, 17/i9, 1782, 2 vol. in-12, Gg.
Il y a une autre édition ou peut-être une simple reproduction de cette traduction, sous le titre suivant :
Nouvelle traduction du Meursins(Mc. Chorier), connu sons le nom ^*Al(nsia^on de V Académie des Dames ; revue, corrigée et augmeiiT tée de près de moitié, par la restitution de tont ce qui en avait été tronqué dans toutes les éditions qui ont paru jusqu'à ce jour. Gythère, de Fimpr. de la Volupté, 2 vol. in-12, fig.
Charles Nodier a dit plusieurs fois, dans le Journal des Débats, qie Camille Desmoulins était auteur d'une traduction de l'ouvrage de Chorier. Peut-être lui a-t-il attribué, dit Barbier, la réimpression que nous venoç^ de citer.
A. A. Barbier, dans la première édition de son «Dictionnaire des ouvrages anonymes >, sous le n» 7730, et dans la seconde, sous le h» 236, rapporte tout au long, une lettre écrite le 6 juin 1738, à Jamet le cadet, par Lancelot, de l'Académie des inscriptions et Belles- Lettres. Cette lettre contient des détails très intéressants sur VAloysia, et sur son véritable aqtear, Nicolas Chorier, avocat au parlement de Grenoble, le même qui a donné « rHlstoire générale du Dauphiné», en 2 vol. in-fol., dont le premier fut imprimé à Grenoble en 1661, et le second à Lyon, en 1672. À. A. Barbier a tiré cette lettre du 32« volume des • Observations de Tabbé Desfontaines et autres, sur les écrits modernes, pages 43 et suivantes. »
D'un autre côté, un zélé bibliophile dauphinois, qui s'est beaucoup oc- «*.upé de recherches sur les hommes littéraires de sa province, M. le vicomte Paul Colomb de Batines , a donné à un petit journal bibliographique qu'il avait fondé : « le Moniteur de la librairie », n^» SI et 22 de 1842. 10, 11 et là de 1843, un « Catalogue des éditions latines et françaises de VAloysia. L'auteur de ce catalogue en porte le nombre pour les premières à quatorze ; il n'a point donné les traductions françaises. Nous nous som-, mes bornés ici à ne mentionner des unes et des autres que celles qui oot été les plus répandues.
MEZERAY (Fr. de), iiœn anobli [Fr. EuDES, né à Mezeray,ha. meau do la paroisse de Rye, prèsd*Argentan,oùilvitle jouren 1610]. I^our la liste de ses ouvrages, voyez c la France littéraire » à Mezeray.
MEZERAY (de), apocnjphe [le cardinal de RiciiELtEU]. Histoire de la mère et du fils, c'est-à-dire de Marie de Médicis,
MICHAUO 2Zi9
femme du grand Henri IV et mère de Loais XIII. Amsterdam, 17S0« m./i, et 2 vol. îo-12. [4782]
— Le même ouvrage, sous ce titre : Histoire de la régence de la reine Marie de Médicis, femme de Henri lY. La Haye, 1743. in-4 et in-12.
Le manoscrit original de cet ouvrage existe au dépôt des affaires étraq-r gères. « Bibliothèque bistorique de la France », t. 2. n** 20855.
Si Ton en croit Gamusat, qui a publié les « Mémoires historiques et critiques » de Mézeray, Téditeur de « l'Histoire de la mère et du fils» serait Tauteur des c Amours de Sapho », c'esl-à-dire Du Castre d*Auvigny.
Voyez le «Dictionnaire liistorique» de Prosper Marchand, article Lan-
M. F«, auteur déguisé [i\larin FlLASSlER].
Sentiments chrétiens propres aux personnes malades et infirmes, ponr se sanctifier dans les maux et se préparer à la bonne mort. Paris, Vatel, 1723; — V édition. Paris, Boudèt, 1749, in-12.
M. F. A. G*** Cad (i\ille), pseudon. [Fr.-Mar. Mayeur de Saint- Padl].
Jeanne Hachette, on le Siège de Beauvais, pantomime en trois actes. Paris, Brunet, 1784, in-8. [4784]
MICHAUD (L,-G.), libraire et écrivain, plagiaire. Biographie, ou Yie publique et privée de Louis-Philippe d'Orléans. Paris, Garnier frères, 1849, un fort. vol. in-8. [4785]
Cet ouvrage est extrait d*un des volomes de Supplément k la « Biographie universelle ». C*cst un libeUe conlre'Louis-Pbilippe, rien de plus, rien <|e moins. Nous n'avons jamais eu une grande sympalliie pour le gouvernement qui est tombé en février; nous aurions pu le soutenir, parce que nous Taimons mieux encore que la république; mais nous sommes presque obligés de prendre sa défense, quand nous rencontrons des ouvrages comme celui-ci, où l'insulte, la calomnie et la grossièreté le disputent à la sottise et à l'ignorance.
Sans doute, le gouvernement de Louis-Philippe fut un gouvernement de irruption et de démoralisation systématique; mais nous ne pouvons pas croire qu*au 2i février, il n'ait eu d'autres paroles de regret, que celleci : Ils vont venir, (h vont tout me prendre. Libre h M. Michaud de juger les hommes d*après soi : libre à nous de lui dire qu'il a fait une mauvaise œuvre, un pamphlet r( mpli de faussetés et do mensonges.
Pour grossir le volume et compléter dignement l'ouvrage, on y a joint nn récit du combat de Valmy, et une notice sur l'assassinat du duc de Bourbon, prince do Gondé. Des lithographies semblables h celles que l'on