‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 78 sur 205 · MIOT 26S · texte numérisé non relu

MIOT 26S

jidant à Saint-Pétersbourg (trad. de ralleiuand par le P. Malassis). La Haye, Van Duren, 1729, in-12.

La première édition de cette tradaaion a paru sous un antre titre. •Voyez le n» 4830.

MINORELLr(le R. P.), de Tordre de Saint-Dominique, missionnaire à la Chine, auteur supposé [Charles Maigrot, vicaire apostolique, évéque de Coiion].

Examen des faussetés sur les cultes chinois , avancées par le

p. Jouveuci, jésuite, dans l'Histoire de ]a compagnie de Jésu9

(4ivrexix); traduit (par Nicolas Petitpied^ docteur de la maison

' et société de Sorbonne) d'un écrit latin composé par — . Avec le

lexte en latin. 172&, in-12. [4833]

La traduction est de Nicolas Petitpikd, docteur de la maison et société

de Sorbonne. Quant à l'original latin, on a tort de le donner au P. Mino-

^ relli, et de le supposer missionnaire de la Chine, où il n*a jamais été.

jGei écrit est de Charles Maigrot, vicaire apostolique, évêque de Gonon.

XNote tirée du Catalogue de Tabbé Goujet).

MIOT (Jules), pharmacien^ représentant du peuple pour jj^ département de la Nièvre, auteur douteux [Castéra].

Réponse aux deux libelles : « les Conspirateurs » et « la Naissance de la République », de Chenu et de Delahodde, d'après les lettres, pièces et documents fournis et publiés par Camsidière^ expréfet de police^ Lubatti, ex-officier d'état- major de la garde républicaine, et d'autres ex-fonctionnaires de la préfecture de police, avec des Révélations curieuses sur la vie de Delahodde, par le citoyen Jules Miot, représentant du peuple. (Paris) Dépôt central : Palais-National, galerie Valois, et tous les libraires, 1850, in-12 de 85 pages, 75 c. [4834]

Ce pamphlet démagogique a pourtant obtenu cinq éditions , mais par le temps qui court cela n'a rien d'étonnant !

La paternité de cet écrit a été revendiqué par deux personnes : 1» près de la rédaction du journal le « Corsaire », par le citoyen Casté|i4, rédacleur eu chef du > Correspondant de Paris, journal mensuel et démocratique », à S fr. par an, dont, au dire du citoyen Castéra, le citoyen Miot n'aurait été que le collaborateur; 2* près de la rédaction du journal « TAssemblée nationale », par le citoyen Lubatti, ex officier d'état-major de la garde républicaine, qui mande à cette dernière rédaction : Je suis seul responsable de ce qui semble exciter votre vertueuse indignation^ le citoyen Jules Miot tCayant fait que fournir des notes et des documents qui ne vous concernent en aucune façon .

Bien des hommes politiques que la révolution de 1848 a fait surgir et qui

Kk MIOT

sont arrivés à la représentation, n'existeront pas plus longtemps qo*iui^ première législature ; ils sont condamnés à rentrer dans robscoriié d'ot| plasieurs ff.enf,Te eux n'auraient jamais dû sortir. Il est bon de cooserfer iracedes excentricités parlementaires et littéraires, commises pendant leaj; court passage aux affaires. Nous conserverons donc deux traits canctérifr* tiques de M. Miot, l'un sur sa tenue à la Chambre, l'autre sur le nom littéraire que lui ont fait quelques élucubrations démocratiques et sociales.

Il n'est pas inutile de reproduire ici le compte rendu £iit par les sténographes de la Patrie, sur l'incident qui concerne le montagnard MIot, (dans une séance des premiers jours d'avril 1830. « Nous y insistons pour bien faire connaître la tenue de ce montagnard, dans une pensée plus élevée que la satisfaction d'une rancune. »

Il est indispensable que le peuple sache bien ce qu'il y a de cœur dans la plupart de ces démagogues furibonds qui dépensent tout leur courage dans les injures, dans les provocations au désordre :

M. Dbnjot. — Tout à l'heure un outrage a été fait à la dignité de TAssemblée, il faut qu'il soit réparé!

Voici les faits : Je viens de remonter à la source. Je suis sûr de ne pas me tromper. L'honorable M. Duché se dirigeant vers la droite. • .

Une voix à l'extrême Montagne. — Vous êtes donc agent de police?

A droite. ~ A l'ordre! la censure! aux voix la censure et rexclusioB!

M. LE Président. — Une interruption aussi inconvenante doit ètr^ réprimée par l'Assemblée elle-même et non pas seulement par son président. (Très-bien ! très-bien !) Je propose d'appliquer le règlement à rinterrupicor.

Une voix. — Comment se nomme -t-il?

A droite. — Qu'il se nomme ! qu'il se nomme !

Personne ne se lève à la Montagne. (Murmure prolongé d'Indignation à droite).

M. LE PfiÉsiDENT. — Je prppose d'appliquer le règlement à l'interrupteur.

A droite. — Qui? qui ? Qu'il ail le courage de se nommer.

M. LE Président. — Je vais appliquer la censure à l'interrupteur. Mais auparavant, je suis prêt à lui donner la parole pour qu'il s'explique. (Vive agilalion. — Silence à la Montagne).

M. Schoelcher, se lournaot vers la Montagne. — Retirez l'expression, retirez-la !

M. Jules Miot se lève et dit : Je demande la parole. (Murmures prolongés).

M. Jules Miot très pâle et très ému, monte à la tribune.

Quelques voix à droite. — Ce n'est pas lui ! ce n'est pas lui !

M. le Président. — Je demande formellement à M. Miot, si c'est eo son nom qu'il demande la parole, pu comme l'avocat de celui qui a interrompu? (Agitation ).

M. Jules Miot. — Je demande la parole en mon nom. (Vives rumeurs).

Voix à droite. — Ce n'est pas lui !

M. Jules Miot. — Citoyens représentants. ..

L'orateur s'arrête et balbutie.

A droite. — Allez donc? allez donc î

M, Miot. — Vous connaissez l'incident regrettable qui s'est produit.

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