‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 79 sur 205 · MIOT · texte numérisé non relu

MIOT

M. Daehé a été enlralné par un mouYement spontané, que chacun de nous (dtoit comprendre. . . (Murmure prolongé). M. Duché avait cru qu'une injure lai était adressée. 11 s'est permis un mouvement un peu vif. (Nouveaux murmures). Plusieurs membres de cette assemblée ont regardé cela comme une menace. M. Denjoy est monté à cette tribune ; il m'a paru, dans ma pensée, que Denjoy voulait signaler M. Duché aux rigueurs de M. le président? Alors, emporté par un sentiment généreux... ( Rire' prolongés ).

Voix. — Lisez donc l'Assemblée nationale de ce matin.

M. MiOT — Emporté par un sentiment généreux ( Oh ! oh ! ) pour un de mes collègues, j'ai demandé à M. Denjoy si c'étaient les fonctions de dénonciateur qu'il venait remplir à la tribune. (Vive rumeurs).

Voix. — Vous avez dit agent de police.

M. LE pRÉsmsNT. -r- Je propose d'appliquer le 4* paragraphe de l'article 119 du règlement qui prononce la censure.

M. EsTANCELiN. — Je demande la parole.

A droite. — Il ne manquerait plus que cela! (Rires).

L'Assemblée, à la presque unanimité, prononce la censure contre M. Jules Miot. M. Cavaignac a voté pour la censure. A la contre-épreuve, quelques montagnards seulement se sont levés; les autres se sont abstenus.

Une vive émotion succède à ce vote.

Les pamphlets baptisés du nom de Miot, ne furent pas trouvés irréprochables, et ils furent critiqués. Voici deux articles qui parurent dans le Journal V Assemblée naiionale^ contre lesdits pamphlets et leur auteur.

Un insulteur de la montagne. — Il faut espérer que le citoyen montagnard Jules Miot sera guéri de sa passion pour des hâbleries démocratiques et pour les interruptions montagnardes.

C'est en vain qu'il essaie de garder l'anonyme, l'indignation de la chambre l'oblige à se faire connaître, et ses insultés écrivent son nom au bas de sa brochure avec la qualification qui appartient aux insulteurs qui se cachent en faisant preuve d'un caractère ultrà-paciGque.

Les corrections n'auront pas manqué à ce fougueux républicain rouge. N'esl-il pas utile d'en citer quelques-unes?

Voici d'abord une lettre de M. de Lavarenne, que le citoyen Miot a cru devoir injurier à propos de révélations fuites sur le gouvernement provisoire :

Paris, 2 avril \Bm.

Au citoyen Jules Miot, représentant du -peuple.

Monsieur, Les bons électeurs de la Nièvre commettent parfois d'étranges erreurs. Ils ont sans doute cru nommer à l'Assemblée nationale un représentant du peuple, en votre honorable personne, et voilà que les malheureux ont envoyé à la pressse parisienne un exécuteur des hautes œuvres, chargé de clouer am pilori les infâmes sicairesde larénctfon (1).

(j) AliuMon à un autre pamphlet intitulé c 1rs Sicaircs de la réaction au pilori *, attribué au cit. Miot, mais qui est du cit. CAsiéRA.

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