‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 82 sur 205 · IV. Espion (r) dévalisé. (Par Baudouin de Guémadeuc^ aodea · texte numérisé non relu

IV. Espion (r) dévalisé. (Par Baudouin de Guémadeuc^ aodea

maître des requêtes). Londres, 1782, in 8. [48W]

On attribue ordinairement cet ouvrage au comte de Mirabeau; mit M. Baudouin m'a avoué qu'il en était le seul auteur. A. A. B— b.

V. Lettres ^des) de cachet eldes prisons d*Etat. Hambourg, 1782<

2 part. in-8. [WM]

On assure que ces Lettres sont du bailly de Mirabeau, oncle du comte; on y trouve, en effet, trop de citations pour croire qu'elles aient pu être composées à la Bastille. Voy. le « Domine salvum fac regem », par M. Pellier.

YI. Yie privée d*un prince célèbre, ou Détails des loisirs da

prince Henri de Prusse, dans sa retraite de Reinsberg. Veropolis,

178^, in-8. [k^ixi[

De Manne sous le n" 2033 de son « Nouveau Recueil d'ouvrages anonymes et pseudonymes » dit que ce livre est attribué à Mirabeau ; mais c'est une erreur : il est de Gcyton de Morveau, frère du chimiste.

VIL Précis historique de la maison des Comnènes, où Ton troofe Toi igine, les mœurs cl les usages des Maniotes, précédé de la filiation directe et reconnue par lettres-patentes du roi du mois d*a?ril 1782, depuis David, dernier empereur de Trébisonde, jusqu'à Démétrius Comnène, actuellement capitaine de cavalerie en Frapce. Amsterdam, 178/i, in-8 de I8/4 pag. [4863]

Cet ouvrage, imprimé sous le voile de l'anonyme, passe généralement

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pour être de Démétrius Comnènk (voy. ce nom) : il parall pourtanl que Mirftbeau 0*7 est point étranger.

Vfll. Caisse d'escompte (delà). {Pair Etienne Clavière, de Genève). Sans lieu d'impression, 1 785, in-8 de xvj et 226 pages. [U8Uk]

IX. Théorie de la royauté, d'après la doctrine de Mi/ron (traduite de l'anglais par Salaville). 1789> in-8.

X. Monarchie prussienne (de la), sous Frédéric-le-Grand; avec un Appendice contenant des recherches sur la situation actuelle des principales contrées de l'Allemagne. Londres (Paris, Lejay), 1788, U vol. in-^, ou 8 vol. in-8, avec un Atlas composé de 10 cartes géographiques par {\lentelie, de 200 tableaux et de 93 planches pour le système militaire de la Prusse. [^845]

Indigeste compilation, dont le major prussien Mauvillon avait fourni les principaux matériaux, à laquelle Mirabeau mit son nom, et qui fit Cilre banqueroute au libraire Lejay. Il parait que J.-Cb. Laveaox a eu part aussi à la composition d'une grande partie de l'ouvrage.

Après un exposé rapide des moyens auxquels la maison de Brandebourg dut les progrès de son élévation, Fauteur traite en autant de livres, de la géographie, des productions, des manufactures, du commerce, de l'état militaire de la Prusse. Dans un huitième et dernier chapitre, où Mirabeau a mis son cachet particulier, il groupe tout ce qui concerne la religion^ réducation, la législation et le système administratif. Les autres parties, moins soignées (si l'on eicepte la partie militaire, détaillée avec complaisance dans de larges proportions), décèlent Textrême précipitation ou la fotigue. Le tableau de la population prussienne diffère prodigieusement des calculs du comte d'Hert^berg, dont l'autorité est d'un grand poids. Les principes des économistes sur le commerce sont reproduits dans toute leur exagération, et la matière mystérieuse des revenus et dépenses est à peine effleurée.

Voyez la Biographie universelle, à l'article Mauvillon, t« XXVII, p. 579 et S80.

X^, Histoire secrète de la cour de Berlin, ou Correspondance d'an voyageur français, depuis le 5 juillet 1786 jusqu'au 19 janTÎer 1787. (Alençon, Malassis), 1789, 2 vol. in-8. [USli6]

Ouvrage attribué à Mirabeau et qu'il désavouait. On a prétendu que les épreuves de cet ouvrage avaient été corrigées par Mirabeau lui-même^ M. Louis Dubois, qui a vu ces épreuves, assure que les corrections ne lui ont pas paru être de la main de l'auteur, dont il connaissait parfaitement récriture.

Geite révélation indiscrète des manœuvres diplomatiques de Mirabeau, écrite dans an esprit de critique amère, et avec la licence d'un libelle, souleva tous les esprits contre l'ayteur, assez peu scrupuleux pour faire, lies seerets de Thospitalitc, de la confiance des amis et de celle dn gou-

vernemeot, la T'^ture de la maligoité publique. L'empereur Joseph n, le roi de Prusse, et surtout le prince Henri, qui se trouTait alors à Pttii^ étaient fort maltraités dans cette production. Louis XVI crut devoir use satisfocUon au corps diplomatique, et ce libelle fui condamné par le Par* lement à être brûlé par la main du bourreau. Les amis de Mirabeso essafèK* rent depuis de l'excuser : à les en croire, il ne consentit à livrer son aanuscrit que comme la seule ressource qui pût prévenir la diliite de sos libraire Lejay, auquel il avait de grandes obligations (et an nombre desquelles il faut compter celle de s'être cbargé de la publication de la « lldnarcbie prussienne», qui fut cause de ses mauvaises affaires). Prtuetié litre, aurait dit Mirabeau à Lejay, il me perd^ mai» il vous sauve. Le buoti de Trenck, dans une réfutation grossière, flt justice de l'écrit de Vf-' rabeau.

XII. Voyage dans les Pyrénées françaises, dirigé principalement vers le Bigorre et les Vallées ; suivi de quelques vérités nouvelles et importantes sur les eaux de Barèges et de Bagnères. (Par Ptcquet,) Paris, Lejay, 1789, in-8. [fttoTJ

Attribué par Erscb, dans sa ■ France littéraire », à Mirabeau.

XIIL Discours sur rexposition des principes de U coDStitatiqfi civile du clergé, par les évéques députés à rassemblée nationale} prononcé à la séance du soir, du 16 novembre 1790. (Rédigé pir Tabbé Lamourette). Paris, de rimprim. nationale (4790), in-8 (kf 26 pages. [km]

XIV. Discours de IVl. Mirabeau Talné sur Tégalité des partages dans les successions en ligne directe, lu à TAssemblée nationale, pv M. de Talleyrand. (Composé par Reybas). Paris, deTimpr. nation. « 1791, in-8 de 23 pages; et Angers, de Timprim. de Cbarles-Pierre Marne, imprimeur du département, 1791, in-8 de 23 pages. [tiSk9\

XV. Projet d'adresse aux Français sur la constitution civile dn clergé; adopté et présenté par le comité ecclésiastique à l'Assetnblée nationale, dans sa séance du 16 janvier 17 vl ; prononcé par dirabeau Taîné. (Composé par Tabbé Lamouretié). Paris, de l'impr. nation., 1791, in-8 de 35 pages. [4850]

Lamourette rédigeait pour Mirabeau tout ce qui concernait la Uiéologie.

XVI. Adresse du comte de Mirabeau à ses commettants. (Par Bv Roveray), [4851]

Imprimée dans la « Collée tion complète des travaux de M. de MirabeM ra!né à TAssemblée nationale, etc. », recueillie par Et. Méjban. Paris, 1791, 5 vol. in-8. ,

< On a contesté à Mirabeau, dit la Biographie universelle, la propriété

d'un gralid nombre de ses discours, et Ton a dit, avec quelque fondement qo\mi même temps que le Genevois Du Roveray l'initiait dans la tactique des moatements populaires, Glavière lui fournissait les thèmes de ses productions relatlTes aui finances : lui-même publiait qu*il devait à Lamourette le discours qu'il prononça sur la constitution civile du clergé, et à Ghamfort, une diatribe sur les académies, destinée pareillement à l'épreuve de la tribune. On nomme encore les véritables auteurs de l'adresse pour le renvoi des troupes, du discours sur le veto, du travail sur le système monétaire, de l'œuvre posthume contre la faculté de tester (Voy. une note plus bas). Des hommes à talents et même beaucoup d'hommes mé-> diocres, dont il fécondait par ses propres vues, l'étroite capacité, attirés par son ascendant, lui apportaient la contribution de leurs veilles. Ces ofljrandes de l'amitié n'étaient le plus souvent que des cavenasdont il avait êmné le programme. Mirabeau s'emparait de ce travail brut, et se l'appropriait en lui imprimant le cachet de sa force et de son originalité »^

XYtl. Lettres da comte de Mirabeau à ses commettaots (rédigées par SaîavUle) . Paris, 1791, io-S. [4852]

XVin. Histoire d'Angleterre, depuis ravéoement de Jacques P*^ jusqu'à la Révolution; parM"® Catherine Macaulay-Graham. Traduite en français et augmentée d'un Discours préliminaire, conteaint nn précis de toute l'Histoire d'Angleterre jusqu'à l'avènement de Jacques P', et enrichi de notes par Mirabeau (ou plutôt par C.'-P.'T. Quiraudet). Tomes I à V. Paris, Gattey, 1791 et ann.

Miîv. , 5 vol. în-8. [4853]

Cette traduction n'a pas été achevée : elle devait, comme dans Toriginal,

former huit volumes, et embrasser jusqu'à l'élévation de la maison de

Hanovre.

Ami intime de Mirabeau, Guiraudet l'aida souvent de sa plume, et c'est

loi qui est le véritable auteur de la traduction de l'Histoire d'Angleterre

que nous citons, dont le commencement a été publié sous le nom de Mi-

iibeaii ; la preuve irrécusable de ce fait subsiste entre les mains de la

fioniUe Guiraudet.

XIX. Essai sur la secte des Illuminés; par le marquis de Lucheu

HP édition^ augmentée. 1792, in-8. [^854]

lies augmentations de cette troisième édition sont attribuées à Mirabeftii; mais un amateur (feu Lerouge) a comparé les trois éditions de ce litre et a reconnu qu'elles n'en formaient véritablement qu'une seule, rajeunie au moyen de nouveaux titres.

XX. Élégies de Tibulle avec des notes (et le texte en regard), SDltles des Baisers de Jean Second [J. Everts], traduction nouv^le pat le comte de Mirabeau. Tours, Letourmy, 1796, 3 vol. in-8; et Paris, Berry, 1798, 3 vol. in-8, et 3 vol. in-12. [4855]

Le troisième volume contient des Contes et Nouvelles. LACHABCAussifeiui

a écrit aux rédacteurs de la « Décade philosophique > (toj. le n. 79, oq le S8 juin 1796) que cette traduction n*était autre chose, à quelques corrections et additions près, qu'un manuscrit confié par lui au comte de Mirabeau, son ami, vers Tannée 1776. Des circonstances particulières les ayant brouillés vers Tan 1781, il n'entendit plus parler de son manuscrit, destiné de sa part à Toubli.

XXI. Essai surrAmitié. (Parle comte iinf. de Rivarot). [U65%]

Imprimé dans le « Spectateur du Nord », n» 14, ayrii 1797, pages 1 à 15.

Feu Mirabeau, dont le portefeuille était, comme celui des courtiers, rempli des effets d'autrui, ayant eu quelque temps à sa disposition le morceau précédent, le donna comme sien à ses amis d'Allemagne. Voyei le recueil de ses lettresà M. MauvlUon, professeur à Brunswick, qui lui foisatt sa « Monarchie prussienne ». Mirabeau, n'ayant qu'une copie roanuscrile de cet Essai sur V Amitié , ignorait qu'on l'avait inséré dans le ■ Mercure », près d'un an auparavant. Le Spectateur l'a donné retouché par Tauteor^

XXII. Histoire de FÉtat de Liège, par M. le comte de Mirabeau Seconde édition, revue avec soin, et publiée par un de ses amis, membre de rinstitut {Ant. Serieys) . Paris, Bidault, 1806, iii-8. [&857]

La première édition de cet ouvrage, modèle d'histoire provinciale, a été publiée sous le titre « d'Histoire ecclésiastique et politique de i*Ëtat de Liège, ou Tableau des révolutions qui y sont survenues, depuis son origine jusqu'à nos jours (1783) » ; par M. le comte de***. Paris, 1801, in-8, oné d'une mauvaise carte géographique du pays de Liège.

Cet ouvrage auquel les bibliographes n'ont su à qui en faire rbonnesr, n'est point de Mirabeau ainsi que l'a avancé l'imposteur Serieys, mais da poète Germain Léonard, qui en 1773 avait été nommé chargé d'affaires de la France, près de la Cour de Liège. Voy. le Bulletin du bibliophile belge, t. IV, p. 242, article de M. Ferd. Rénaux.

MIRACOLOSO FIORENTINI (il signor), pseudon. [Le Preux, médecin].

Lettre du — à M. Paulet, docteur vindébonien, membre delà Société royale de médecine, auteur de Tadmirable et iaimitaUe « Gazelle de Santé »• Paris, s. d., in-8 de 19 pag, D. M. [hS5S\

MlRli^DOLiluàms dé), pseudon. [Paul Lagârde], auteur d'articles dans des journaux littéraires.

MIRBEL^ nom anobli [Charles-François Brisseau, de Mirbel]# naturaliste, membre de l*Àcadémie des Sciences. Pour la liste de ses ouvrages, voyez» la France littéraire », au nom sous lequel ce sa* Tant a publié ses premiers ouvrages, Brisseau-MirbeL

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